Ce n'est pas vraiment un spoiler, car Paramount a communiqué dessus quelques jours avant la sortie du film, à travers une featurette dévoilant que le nouveau Street Fighter comportait quelques scènes animées. Mais c'est une belle surprise pour qui découvre cet aspect pendant sa séance.
Et il s'agit, plus précisément, des séquences de flashbacks, dont celle qui ouvre l'adaptation du célèbre jeu vidéo de combat de Kitao Sakurai, ou celle qui se trouve dans le générique de fin et annonce une potentielle suite.
Alors que son film se déroule en 1993, année de sortie du deuxième volet de la saga vidéoludique, ces séquences sont-elles un hommage au long métrage d'animation sorti un an plus tard ? "Tout à fait !", nous confirme le réalisateur. "L'animé est une composante importante de la franchise Street Fighter. De la série animée au film d'animation, on en retrouve beaucoup dans le monde de Street Fighter. Étant né au Japon, j'ai grandi avec les mangas et les animés, d'Akira à Dragon Ball : toute cette époque est chère à mon coeur."
"Nous voulions montrer l'enfance et le passé de Ken et Ryu, ce qui est toujours difficile dans un film, car on se demande si on doit rajeunir les acteurs ou engager des enfants pour les remplacer, mais aucune option ne paraît vraiment juste. C'est là que nous avons pensé à nous inspirer des animés, et animer ces séquences en 2D, à la main, ce qui était une aventure amusante. Nous avons travaillé avec une société appelée Titmouse, et chacune des images a été dessinée à la main."
"L'animé est une composante importante de la franchise Street Fighter"
Cela veut-il dire qu'il a dû superviser les séquences animées et celles en prises de vues réelles en parallèle, ou qu'il a pu faire les deux à des moment distincts ? "Non, nous avons dû tout faire simultanément (rires) Donc ça a été une très longue aventure. L'animation prend plus de temps que les prises de vues réelles, donc avons lancé le processus avant le début du tournage, et il s'est poursuivi jusqu'à ce que nous soyons bien avancés dans la post-production."
Et, forcément, une autre question se pose aujourd'hui : si une suite doit voir le jour, aurons-nous droit à de nouvelles séquences animées ?
Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 30 septembre 2026