Si vous avez envie d'un bon petit film d'action à l'ancienne, avec un zeste de science-fiction, on a le programme parfait pour vous sur Prime Video : Cyborg ! Porté par l'inénarrable Jean-Claude Van Damme, le film nous emmène en 2074, dans un monde post-apocalyptique où l’humanité a visiblement raté son rendez-vous avec le progrès.
Un futur qui ne manque pas de muscles
La planète est ravagée par une épidémie, les villes sont en ruines et les survivants ont troqué la civilisation contre la loi du plus bourrin. Bref, l’ambiance est aussi chaleureuse qu'en Enfer. Au milieu de ce joyeux chaos, une cyborg nommée Pearl détient les données capables de sauver ce qu’il reste de l’humanité.
Problème : une bande de pirates cannibales veut mettre la main dessus. Heureusement, il y a Gibson Rickenbacker. Oui, c’est son nom. Et non, il n’est pas là pour jouer du blues. Interprété par Jean-Claude Van Damme, Gibson est un mercenaire solitaire qui distribue les coups de pied retournés avec entrain.
Sa mission : protéger Pearl, affronter les méchants et tenter de sauver le monde. Dans cet ordre, ou presque. Réalisé par Albert Pyun en 1989, Cyborg est un concentré de cinéma d’action à l’ancienne : des décors poussiéreux, des muscles saillants, des combats chorégraphiés et une vision de l’avenir qui semble avoir été imaginée après une nuit difficile et un excès de Mad Max.
Mais la vraie attraction, c’est évidemment JCVD. À cette époque, le sémillant Belge n’a pas encore transformé le grand écart en philosophie de vie ni popularisé ses réflexions cosmiques sur le "aware". Il a toutefois déjà ce regard intense de type qui pourrait vous expliquer la relativité générale entre deux balayettes.
MGM
Van Damme distribue les mandales
Ici, pas besoin de longues tirades sur la conscience, l’eau ou les oranges : Van Damme parle surtout avec ses poings. Et quand il se met en mouvement, la gravité semble négocier un arrangement à l’amiable. Alors oui, le scénario tient parfois sur une plaque de métal rouillée, les dialogues ont le charme d’une notice de magnétoscope et les effets spéciaux sentent bon les années 80.
Mais c’est précisément ce qui fait le sel du film. Cyborg, c’est le plaisir coupable par excellence : un petit budget, une grosse dose de baston et un héros qui n’a pas besoin d’intelligence artificielle pour être artificiellement intelligent. Une série B qui assume ses cicatrices et son cuir élimé.
À regarder pour le plaisir de retrouver un Van Damme brut de décoffrage, avant les punchlines métaphysiques et les interviews lunaires. Parce qu’au fond, dans ce monde en ruines, une seule question compte : si la vie est un combat, pourquoi ne pas le gagner en grand écart ?
Le verdict : un nanar ? Peut-être. Un morceau de patrimoine musclé des années 80 ? Absolument. Et franchement, ça fait du bien de voir un film où, pour sauver l’humanité, il suffit encore d’avoir de bons réflexes et des quadriceps en béton.
Cyborg est disponible sur Prime Video.