"C’est une avalanche hors de contrôle" : pour Sylvester Stallone, il est impossible de lutter contre l'essor de l'IA dans le cinéma
par Nastassia Dobremez
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Alors que l’intelligence artificielle gagne du terrain dans l’industrie du cinéma, Sylvester Stallone estime qu’il est impossible d’en freiner l’essor. Interrogé sur le sujet, l’acteur défend cette technologie malgré les critiques à Hollywood.

Comme dans d'autres domaines, le cinéma n'a pas échappé à l'essor de l'intelligence artificielle. Ayant pour objectif d'enrichir le caractère spectaculaire des images ou de révolutionner le doublage, cette technologie divise. Début 2025, The Brutalist de Brady Corbet créait la polémique lorsque le monteur du film, Dávid Jancsó, dévoilait avoir utilisé l'IA pour que les deux protagonistes, joués par l'Américain Adrien Brody et la Britannique Felicity Jones, aient un meilleur accent hongrois. Un an et demi plus tard, vendredi 23 octobre 2026, un nouveau pas de plus était franchi avec la sortie dans les salles obscures chinoises de Sanxingdui : Future Past, premier long-métrage entièrement généré par intelligence artificielle.

C'est dans ce contexte que Sylvester Stallone a été interrogé dans le podcast The Overlap sur ce qu'il pensait de la part grandissante accordée à ce processus d'imitation de l'intelligence humaine dans le septième art. Contrairement à nombreux de ses confrères, l'inoubliable interprète du boxeur Rocky Balboa a défendu l'intelligence artificielle. "Je m’attire des ennuis quand je dis ça, mais l’IA est là pour rester", a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur YouTube jeudi 22 octobre 2026. Avant de revenir sur une idée qu'il avait proposée aux producteurs du prochain film de la saga Rambo.

"Si vous ne suivez pas le mouvement, vous serez piétiné par lui" : Sylvester Stallone, pro IA

À l’origine, l'Américain de 80 ans avait suggéré d’incarner lui-même une version plus jeune de son personnage, puis de recourir à l’IA pour le rajeunir à l’écran. C’est finalement Noah Centineo, âgé de 30 ans, qui a été choisi pour le rôle. "Je voulais faire quelque chose moitié humain, moitié IA, puis combiner les deux, s'est-il souvenu. Évidemment, tout le monde s’est affolé. Mais je leur ai dit : 'Ça va arriver, les gars. Les gens vendent leur image. Il y va y avoir vingt avatars d’Elvis… C’est en train de se produire.'"

Même si le rival d'Arnold Schwarzenegger juge justifiées les critiques de la "communauté créative", il préfère se montrer lucide : "Nous ne pouvons pas arrêter ça. C’est une avalanche hors de notre contrôle. Tout cela nous échappe. Si vous ne suivez pas le mouvement, vous serez piétiné par lui."

Nastassia Dobremez
Nastassia Dobremez
Née l’année de sortie du "Dracula" de Coppola, elle a été très tôt influencée par le cinéma, au point de devenir journaliste spécialisée. Plus tard, les séries ont trouvé une place particulière dans son cœur, de "Friends" à "Desperate Housewives" en passant par "Les Revenants".
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