"C'est devenu vraiment violent" : il y a 50 ans, cet acteur a failli ruiner la scène finale de Rocky, et Stallone lui en veut toujours
par Vincent Formica
Partager cet article

Il y a 50 ans, Sylvester Stallone a engagé son père dans Rocky pour un petit rôle, et ça ne s'est pas du tout passé comme prévu. 50 ans après, l'interprète de l'Etalon italien se confie à ce sujet.

Récemment, Sylvester Stallone a publié ses mémoires intitulées Un pas après l'autre, et il a fait le tour des médias pour en faire la promotion. Lors d'un entretien avec le New York Times, la star d'action a fait une révélation émouvante sur son père, Frank Stallone Sr.

Rocky
Rocky
De John G. Avildsen
Avec Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young
Sortie le 23 mars 1977
Presse
2,8
Spectateurs
4,1
Voir sur Prime Video

En 1976, Sly parvient à incarner le personnage de ses rêves, Rocky Balboa, après une longue bataille contre les producteurs qui souhaitaient recruter une star déjà installée. Pour se rapprocher de son père (et face à l'insistance de ce dernier), Sylvester Stallone lui offre ainsi un petit rôle dans le film, celui du sonneur de cloche dans le combat final contre Apollo Creed.

Un fils et son père

"C'était du genre : Je veux que tu m'aimes un petit peu. Regarde ce que j'ai accompli. Partage-le avec moi. Je sais que tu m'as pris pour un imbécile toute ma vie, mais nous y voilà", a confié l'interprète de l'Etalon italien.

Malheureusement, le tournage avec son paternel ne s'est pas passé comme prévu. Pourtant, Frank Stallone n'avait qu'un seul boulot, sonner la cloche au bon moment.

Et bien sûr, ça s'est terminé en altercation. C'est devenu vraiment violent. Un vrai drame italien.

"Tout est chorégraphié. C'est un, deux, trois, quatre, cloche. Pas six, sept, huit, neuf, dix. Carl Weathers [Apollo Creed] se demandait : Mais qu'est-ce qui se passe ? Et bien sûr, ça s'est terminé en altercation. C'est devenu vraiment violent. Un vrai drame italien", s'est souvenu Sylvester Stallone, qui nourrit toujours une rancoeur contre son père, qu'il qualifie de "très, très froid et dur."

En effet, lors du tournage du combat final face à Apollo, Frank Stallone Sr. a raté son signal et a oublié de sonner la cloche, forçant Sylvester Stallone et Carl Weathers à prolonger leur chorégraphie exténuante. À bout de nerfs, l'acteur a fini par lui hurler dessus.

"Sonne cette foutue cloche ! Sonne-la !" Furieux, son père se lève aussitôt d'un bond en répliquant : "Ne va pas me crier dessus, bordel !" Une altercation surréaliste qui, comme l'a confié Stallone au New York Times, a bien failli dégénérer en bagarre générale en plein coeur du ring.

Evidemment, la star n'a plus jamais tourné avec son père, avec lequel il avait des relations conflictuelles. Il est décédé en 2011 à l'âge de 91 ans.

I Play Rocky, bientôt en salles !

Si Sly vous manque, vous pouvez vous procurer Un pas après l'autre, publié aux éditions Flammarion. Il est aussi à l'affiche de la série Tulsa King sur Paramount+. Par ailleurs, le film I Play Rocky, qui revient sur la genèse compliquée du célèbre long-métrage, débarquera au cinéma le 23 décembre.

I Play Rocky
I Play Rocky
De Peter Farrelly
Avec Anthony Ippolito, Matt Dillon, AnnaSophia Robb
Sortie le 23 décembre 2026

Réalisée par Peter Farrelly, l'oeuvre relatera l'incroyable histoire vraie d'un acteur inconnu, animé par une conviction inébranlable : il n'était pas seulement destiné à écrire Rocky, il était destiné à être Rocky Balboa.

Après avoir écrit le scénario de Rocky, Sylvester Stallone fait le pari le plus risqué de sa vie en misant tout sur lui-même. Il tient bon face à des obstacles insurmontables et refuse de transiger sur un point essentiel : il incarnera le rôle principal.

Son audace, sa détermination et sa persévérance seront à l'origine de l'un des films les plus inspirants de tous les temps. I Play Rocky sortira donc le 23 décembre prochain dans les salles obscures.

Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.
Sur le même sujet