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    "Pas de secrets" pour Nicolas Van Beveren

    Dans "Pas de secrets entre nous", il est Enzo Ponti... Rencontre avec Nicolas Van Beveren !

    Quand et comment apprend-t-on l'annulation d'une série ?

    Nicolas Van Beveren : On l'apprend au téléphone et lors d'un rendez-vous avec les personnes concernées, après les premières semaines d'exploitation. En fait, après à peine deux mois de diffusion.

    Quelle est la première réaction après une telle nouvelle ?

    De la déception bien entendu, parce que l'on croyait au projet et aussi par rapport aux gens rencontrés lors de cette aventure. On aurait tous aimé que ça aille plus loin. Et puis il faut très vite revenir à la réalité et passer à autre chose.

    Lors d'une interview, Aline Besson, l'une des productrices de la série, avait évoqué le fait que "Pas de secrets entre nous" n'avait peut-être pas été programmée à sa vraie place et au meilleur moment. Qu'en pensez-vous ?

    Au départ, Aline Besson avait songé plutôt à de l'access prime-time plutôt qu'à 20h, et à lancer la série en septembre plutôt que durant l'été. Mais on ne peut pas nier que M6 a énormément cru au projet. On a tous été agréablement étonné de voir la chaîne aussi motivée et prendre autant de risques. Programmer Pas de secrets entre nous à 20h pendant les grandes vacances, ne nous a pas beaucoup aidé d'autant qu'il y a eu une grosse actualité cet été. La concurrence était rude (rires) ! On n'a pas réussi à faire notre place mais je ne pense pas non plus qu'il y ait eu d'erreur de programmation. M6 a vraiment tenté le coup, c'était la première fois qu'il y avait une fiction comme celle-ci à 20h, donc c'était un gros pari, un challenge, et on n'a pas eu de chance. Mais effectivement au départ, la série aurait dû être diffusée à 19h à partir du mois de septembre.

    Comment se termine la série ? Est-ce que l'annulation précoce vous a permis de la conclure ?

    Effectivement, cela a été écrit pour une suite. Mais on a fait en sorte que la fin soit ouverte... et en même temps fermée ! C'est un cercle dans lequel les personnages viennent et repartent vers de nouvelles évolutions. On peut très bien imaginer que chacun suit son chemin.

    Est-ce que tous les secrets des personnages seront révélés ?

    Oui.

    Vous avez signé une clause de confidentialité pour la série. Est-ce qu'elle tient toujours maintenant qu'elle est annulée ?

    Oui, bien entendu. D'un point de vue éthique d'abord, cela m'embêterait de vous donner des infos concernant la série et cela enlèverait tout intérêt aux derniers épisodes. Et légalement, la clause est toujours valable. Avec ce genre de clauses, on fait généralement très attention à ce qu'on dit ! Parfois on a peur de se faire "sniper" (rires) !

    Qu'est-ce que cette aventure "Pas de secrets entre nous" vous a apporté ?

    J'ai eu beaucoup de chance de la vivre. J'aimerais remercier M6 et Marathon Productions car ils m'ont permis d'exercer mon métier. Et humainement, cela a été une très belle expérience.

    Justement, le travail sur une fiction quotidienne dépend énormément du rythme de tournage, un rythme très intense, soutenu. Qu'est-ce que cette méthode de travail vous a appris ?

    Les contraintes de temps sont très importantes. Parfois, nous devions mettre en boîte en une journée 20 minutes utiles (ndlr : minutes utiles = minutes réelles d'un épisode). On devait être efficace tout de suite, avec peu de prises, entre 3 et 5. Il faut se concentrer sur l'émotion, aller directement au but. Au départ c'est peut-être un peu destabilisant, mais au final, on apprend à aller à l'essentiel et à trouver des clés pour faire passer directement les intentions. Ce n'est pas comme sur un long-métrage où on a le temps de peaufiner. Sur Pas de secrets entre nous, nous devions tout donner tout de suite, sans avoir énormément de temps pour répéter. Heureusement, on se voyait entre comédiens, sur le plateau et en dehors, et on avait des coachs, qui nous permettaient de faire quelques italiennes avant le tournage (ndlr : italienne = répétition du texte sans le ton, ni la mise en scène), afin de placer les émotions.

    Pour en revenir au rythme soutenu du tournage, est-ce que cette contrainte permet de créer une dynamique et peut-être même un esprit de troupe parmi les comédiens ?

    Oui, car il s'agit de faire confiance le plus rapidement possible aux personnes avec qui on partage les scènes. En outre, Pas de secrets entre nous raconte l'histoire d'une colocation donc il fallait qu'il y ait une confiance, une amitié visible entre nous. Ces contraintes nous ont donc poussé à nous rapprocher les uns des autres. On a formé une petite troupe, une petite famille.

    Est-ce que vous étiez particulièrement proche d'un de vos camarades de jeu ?

    Renaud Bernard ! Il est devenu comme un frangin. Cela ne veut pas dire que je n'aimais pas les autres, mais je le porte dans mon coeur.

    Quels sont vos projets ? Vous disiez que, passée la déception de l'annulation, il fallait se remettre tout de suite à la recherche de projets...

    Même pendant ! Le tournage prend beaucoup de temps, mais on en trouve pour développer ou chercher des choses de son côté. C'est un métier difficile, il faut toujours préparer l'après. Cela peut être éphémère et tout peut s'arrêter : la preuve ! J'ai monté une boîte de production avec des amis, Nemphycia Productions Cinéma. On produit Guilhem Routier, un romancier qui a écrit une trilogie qu'il aimerait adapter au cinéma: Les Myrihandes: La Légende des Ames-Soeurs (Voir le site officiel). On produit aussi le clip du groupe rock Hotel. Et puis bien entendu, il y a les castings, les court-métrages, les fictions... et une pièce de théâtre début 2009.

    Comment s'appelle cette pièce ?

    C'est une pièce de Clément Michel qui s'intitule "Début de fin de soirée", mise en scène par Nicolas Bienvenu. On jouera au théâtre Tallia au premier trimestre 2009. On est en plein montage de la pièce et on débutera les répétitions plus tard. Et j'oubliais aussi les la mini-série La marraine/ Die patin, avec Veronica Ferres et Delphine Chaneac, et qui sera diffusée à la fin de l'année sur une chaîne hertzienne. C'est l'histoire d'une femme, jouée par Veronica Ferres, dont le fils a été enlevé par la mafia. Son mari a trempé dans une histoire de drogue et doit beaucoup d'argent. Je joue le bras droit du chef de la mafia française.

    Quel est le rôle dont vous rêvez ?

    Sisam, le rôle principal de la trilogie que prépare Guilhem Routier. Il y a un vrai univers d'heroic fantasy, à la manière du Seigneur des anneaux. Si le film est produit, c'est un de mes rêves qui se réalise. Sinon, j'aimerais avoir la chance de défendre des rôles comme ceux de Daniel Day-Lewis. Cet acteur s'imprègne de ses personnages jusqu'à la moelle. J'ai envie de faire vibrer les gens. Dans un autre registre, je me bats aussi pour l'environnement. Je suis parrain d'une association qui s'appelle ANICA (ndlr : Voir le site officiel), qui défend la cause animale. Le 13 septembre, elle a fêté ses 2 ans à Douai. On se bat pour la protection de l'environnement mais aussi et surtout pour la protection des espèce en voie d'extinction, contre la vivisection, le port de la fourrure. C'est important.

    Avec qui aimeriez-vous travailler ?

    J'aimerais avoir la chance de travailler avec Cyril Raffaelli, notamment en ce qui concerne le monde des cascades. J'aimerais aussi travailler avec Luc Besson. Et j'y reviens, j'aimerais vraiment avoir la chance de pouvoir travailler avec Guilhem Routier.

    Quelles sont vos séries préférées ?

    Friends bien entendu ! C'est le must ! Mais je peux également citer House et Heroes. Quand j'étais petit, je regardais Dragon Ball Z, Boumbo l'automobile... Et il y a une série que j'affectionne tout particulièrement, c'est Frères d'armes.

    Propos recueillis par Thomas Destouches le 4 septembre 2008 à Paris

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