Mon compte
    Décès de l'acteur suédois et bergmanien Erland Josephson
    27 févr. 2012 à 17:00

    Acteur fétiche d'Ingmar Bergman, vu également chez Tarkovski, le comédien suédois Erland Josephson s'est éteint à l'âge de 88 ans.

    Pour Ingmar Bergman, il forma, avec Marianne-Liv Ullmann, l'un des couples les plus authentiquement émouvants de l'histoire du cinéma. Le comédien suédois Erland Josephson, le Johan de Scènes de la vie conjugale en 1972 puis de Saraband 30 ans plus tard, s'est éteint samedi à l'âge de 88 ans (il souffrait de la maladie de Parkinson). Sa complicité avec Bergman ne se résume pas à cette belle aventure, puisque, après l'avoir dirigé sur les planches dès 1940 dans Le Marchand de Venise, le réalisateur le fait débuter au cinéma en 1946 dans Il pleut sur notre amour, son deuxième long métrage. Leur collaboration est riche d'une douzaine de films majeurs, parmi lesquels Après la répétition, Fanny et Alexandre ou En présence d'un clown -une somme à laquelle il convient d'inclure Infidèle, réalisé par Liv Ullmann en 2000, dans lequel il joue le rôle d'Ingmar Bergman, dont il était devenu depuis longtemps l'alter ego. Mais le nom d'Erland Josephson est associé à un autre grand cinéaste européen, Andrei Tarkovski, qui fit appel à lui pour ses deux derniers films, Nostalghia puis Le Sacrifice (1986), dans lequel il incarne l'acteur en crise, Alexandre. Egalement choisi par Peter Greenaway, Liliana Cavani, Philip Kaufman ou le regretté Théo Angelopoulos, il s'était aussi essayé à la réalisation et à la production. Directeur du Théâtre Royal de Stockholm de 1966 à 1975 (à la suite de Bergman), Erland Josephson était aussi un écrivain prolifique et éclectique, auteur de romans, poèmes ou pièces de théâtre.

    Julien Dokhan

    FBwhatsapp facebook Tweet
    Commentaires
    • Ilwan
      Erland Josephson est un nom majuscule dans l'histoire culturelle de la deuxième moitié du XXe siècle. Si on devait ne citer que Cris et chuchotements, Le Sacrifice et Le Regard d'Ulysse, on aurait déjà trois monuments du 7e art. Et comme le rappelle judicieusement l'article, ce sont aussi une vingtaine d'autres belles oeuvres, et les siennes propres, littéraires. C'est une perte énorme.
    Voir les commentaires
    Back to Top