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    Barton Fink a 25 ans : quand Hollywood flingue Hollywood !
    25 sept. 2016 à 10:00
    Olivier Pallaruelo
    Olivier Pallaruelo
    -Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
    Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

    Producteurs véreux, acteurs et actrices sans foi ni loi, scénaristes dévorés par l'ambition, carrières brisées, Hollywood et son Star System frelaté, ses escrocs en tous genres...Quand Hollywood flingue Hollywood en 12 films !

    Spelling Entertainment

    Le film : The Player (1992)

    De quoi ça parle ?

    Hollywood. Griffin Mill, responsable de production arrogant et cynique, va en une seule journée se disculper d’un meurtre qu’il a pourtant commis, se débarrasser d’un collègue dangereux pour sa carrière et d’une assistante par trop amoureuse, et enfin séduire la femme de sa victime.

    Pour aller plus loin...

    Sur un scénario de Michael Tolkin basé sur son propre roman, Robert Altman brosse une satire acerbe d'Hollywood avec qui il règle ses comptes, tout en faisant défiler au passage la quasi intégralité du Who's Who du 7e art qui enchaîne les caméos. Le réalisateur essuya des échecs commerciaux au Box Office dans les années 70-80, même si la critique se révélait parfois être positive. Il multiplia donc les projets hors Majors et les petits budgets.

    De façon assez ironique, Altman fit son come-back à Hollywood avec ce film. Tout en prenant soin d'y glisser des propos qui n'ont rien perdus de leur force. Comme le règne tout-puissant (et loin d'être terminé..) du High Concept si cher à Don Simpson (pour rappel : l'inventeur du concept justement); la nécessité d'une star à l'affiche d'un film pour garantir son succès (Bruce Willis est carrément proposé comme tête d'affiche pour tous les films, tandis que c'est Julia Roberts pour le volet féminin ...); tout le monde est sacrifiable; le Happy End fait sa loi; tout ce qui a déjà été fait peut être refait ou faire l'objet d'une suite (dans le film est par exemple évoqué une suite au Lauréat), un principe qui a plus que jamais force de loi à Hollywood ces dernières années...

     

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    Commentaires
    • felson
      On achève bien les chevaux, dans tout ça? Même si je n'aime pas cette adaptation proprette par Sydney Pollack du chef-d'oeuvre du roman noir signé Horace McCoy, elle aurait quand même mérité sa place dans cette liste...
    • Damien C.
      Où est passé Le Dernier Nabab? Elia Kazan avec Robert De Niro tout de même... Et dans le genre critique d'Hollywood, on est en plein dedans!
    • Talktalktalk
      A quand ce dossier de 35 pages sans en dire trop sur le contenu des films? ;)
    • Talktalktalk
      Oui,bien sur !!!
    • Mr Gage
      Merci Allociné de nous aider à comprendre Mulholland Drive, c'est vrai que nous sommes trop cons pour comprendre par nous-mêmes.Comment enlever toute essence au film et bafouer l'intention de David Lynch envers son spectateur en une phrase.Du grand Allociné.
    • Fran?ois B.
      On pourrait tout aussi bien y inclure le récent "Maps to the stars" de David Cronenberg qui, pour pour flinguer Hollywood, flingue bien Hollywood.
    • heathledgerdu62
      Inland Empire de David Lynch parle aussi d'Hollywood après Mullohand Drive.
    • MaGiKCieN
      En tout cas merci pour l'affiche du sommaire tiré de Escape From L.A :D
    • AlloCine
      Le film aurait effectivement pu figurer dans ce dossier, tout comme "Get Shorty" aussi pour ne citer que ces deux exemples. Mais il fallait faire des arbitrages, sinon on se retrouvait avec un dossier de 35 pages.
    • JimBo Lebowski
      "Ed Wood", vraiment LE chef d'oeuvre de Burton, visuellement magnifique et sans doute un des meilleurs biopics réalisé avec un duo Depp / Landeau exceptionnel, mais il est vrai également que ce côté dénonciateur des producteurs hollywoodiens est très présent dans le film comme le rejet des studios de Lugosi pour simple effet de mode ou les investisseurs voulant influencer le processus créatif de Wood.
    • Docteur Jivago
      Tout en étant fascinant, superbement dirigé et écrit !
    • loicboissier
      Marthe Keller et Hildegarde Knef qui se "partagent" le mm rôle. C'est un film très esthétique avec une belle utilisation des couleurs, du mystère et de la poésie !
    • loicboissier
      et une magnifique Gena Rowlands ! Kirk Douglas un grand acteur (dans "l'arrangement" film complexe loin du grand ouest il est parfait aussi).
    • borat8
      Bah faut dire que Downey Jr c'est la caricature de l'actor's studio et Cruise c'est Weinstein! On a aussi Stiller en mode déconfiture Stallone.
    • Renaud-originel
      Absolument ! Et les plus malins auront remarqué que "Rambo" avec Stallone a presque tout pompé sur ce film. Un film crépusculaire et magnifique avec Walter Matthau en shérif humain...
    • Matthieu S.
      This is the end (" C'est la fin ") flingue aussi Hollywood, littéralement :Dhttp://www.allocine.fr/film/fi...
    • CZJ69
      Il a 97 ans pour être précis et il en aura 98 an décembre : c'est effectivement un immense acteur, une des dernières légendes d'Hollywood !
    • Docteur Jivago
      J'ai adoré moi (déjà que j'ai du mal à résister à Wilder...) et effectivement, Holden toujours là tel un vieux fantôme du passé dans cet hollywood maudit...
    • loicboissier
      C'est vrai que c'était un bon film....avec un Spacey sacrément méchant ! Keyzer Sozé à côté cest mére Teresa !
    • loicboissier
      "Fedora" qui est ressorti en version restaurée ! Bon film et puis toujours avec William Holden !
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