Mon compte
    Le Cercle des Poètes Disparus : Ethan Hawke se souvient du "Ô Capitaine, mon Capitaine"
    Par Raphaëlle Raux-Moreau avec Yoann Sardet et Gauthier Jurgensen — 26 sept. 2016 à 08:00

    Deux ans après la mort de Robin Williams, Ethan Hawke est revenu pour nous sur le film culte qui les a fait se rencontrer, "Le Cercle des poètes disparus". L'occasion également de nous livrer une émouvante anecdote sur la fin du film...

    Capture d'écran / Allociné

    Ô Capitaine, mon Capitaine"... C'est par ces simples mots, tirés du poème de Walt Whitman, que John Keating, l'inoubliable professeur du Cercle des Poètes Disparus, incitait malicieusement ses étudiants à l'appeler. En 2014, à la mort de son interprète, le tout aussi inoubliable Robin Williams, nombreux ont été les journaux et autres magazines à utiliser cette célèbre formule pour désigner cet acteur qui a marqué plusieurs générations de spectateurs. Et d'acteurs...

    Ethan Hawke, que nos journalistes Yoann Sardet et Gauthier Jurgensen ont pu rencontrer à l'occasion de la sortie des 7 Mercenaires, fait partie de ceux-là. A l'époque du Cercle des Poètes Disparus, l'interprète du timide et renfermé Todd Anderson n'avait pas encore 20 ans et ne se doutait certainement pas que le film de Peter Weir s'apprêtait à lancer sa carrière en orbite et à imprimer la pellicule au fer rouge.

    C'est avec beaucoup d'émotion que l'acteur s'est d'ailleurs souvenu, à notre micro, de Robin Williams. Un véritable génie comique" qui lui a également permis de trouver son premier et unique agent à ce jour. "Je lui dois beaucoup", nous a confié Hawke lors de cet entretien. "Faire partie de son processus créatif, c'était un peu comme mettre vos doigts dans une prise électrique."

    La fin du Cercle des Poètes Disparus aurait pu être différente...
    Ethan Hawke s'est également souvenu de la fin du Cercle des Poètes Disparus en nous dévoilant un détail qui aurait pu faire la différence si le réalisateur Peter Weir n'était pas intervenu..

    Souvenez-vous... A la fin du film, le professeur Keating, renvoyé injustement de l'Académie de Welton, remballe ses affaires sous les yeux effarés, impuissants - ou coupables - des étudiants dont il a illuminé l'année scolaire. Incapable de ravaler sa colère, le jeune Todd chasse sa timidité maladive, se lève, monte sur la table et l'interpelle à l'aide du fameux "Ôh Capitaine, mon Capitaine" avant d'être suivi par la majorité de ses camarades.

    Une scène culte et terriblement émouvante qui aurait pu ne pas s'achever tout à fait de cette manière. Rappelons que Peter Weir a tourné le film dans l'ordre chronologique afin que la relation entre Keating et ses élèves naisse de manière naturelle. Dans cette même veine, le réalisateur voulait que sa fin touche autant le public que ses acteurs. C'est ainsi qu'il a fait résonner sur le plateau la musique du film Mission d'Ennio Morricone, afin, encore une fois, de créer l'émotion chez ses acteurs. Un pari amplement gagné puisque, comme nous l'a confié Hawke, "il y avait une atmosphère très chargée sur le plateau (...) Il y avait beaucoup d'émotion dans l'air. Robin a lancé sa réplique "Merci Messieurs"... Et il s'est mis à pleurer, les larmes coulaient sur son visage ! Je me souviens avoir été abasourdi. "

    Mais, pour Peter Weir, Keating ne devait pas pleurer devant ses élèves à ce moment précis. A cet instant épique du film, il se devait de rester fort pour ses élèves. Et c'est bel et bien cette prise, avec un Robin Williams, touché, les yeux brillants, mais toute en retenue, qui a, justement, été retenue...

    Découvrez l'anecdote complète racontée par Ethan Hawke :

    Le Cercle des Poètes Disparus : Ethan Hawke se souvient du "Ô Capitaine, mon Capitaine"

     

    FBwhatsapp facebook Tweet
    Sur le même sujet
    Commentaires
    Voir les commentaires
    Back to Top