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    Après Harvey Weinstein, le réalisateur James Toback visé par des accusations de harcèlement
    Par YS — 23 oct. 2017 à 08:10
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    Trente-huit femmes accusent le réalisateur et scénariste américain James Toback de harcèlement sexuel dans une enquête publiée ce dimanche par le Los Angeles Times.

    BORDE-JACOVIDES / BESTIMAGE

    La parole se libère à Hollywood. Et plus largement dans le milieu du 7e Art. Alors que la planète cinéma vit au rythme des révélations quotidiennes de ce que l'on baptise désormais l'affaire Harvey Weinstein, plusieurs comédiennes françaises (dont Julie Delpy ces derniers jours) ont pris la parole sur la question d'un harcèlement généralisé dont sont victimes les comédiennes, techniciennes, assistantes ou encore productrices en coulisses. Et ce dimanche, c'est le réalisateur, scénariste et producteur James Toback qui est au centre d'une enquête publiée par le Los Angeles Times.

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    Nommé aux Oscars pour le scénario de Bugsy, réalisateur de Mélodie pour un tueur, Black and White ou Tyson, James Toback est accusé par trente-huit femmes (actrices, serveuses, étudiantes, hôtesses de l'air...) de harcèlement sexuel, avec un comportement à chaque fois similaire : une proposition de rôle à de jeunes femmes, quelques rencontres en public, puis une audition où se mêlent questions intimes sur la masturbation notamment, comportements déplacés et attouchements sexuels.

    "C'est quelque chose qu'on retrouve chez beaucoup de femmes que je connais", témoigne ainsi une des victimes, aujourd'hui professeur d'art dramatique, actrice et dramaturge. "Chaque fois que quelqu'un raconte avoir été abusée sexuellement par un auteur-réalisateur effrayant, la réponse est 'Oh non, tu as été Toback-ée. Les chiffres sont stupéfiants". Les victimes n'ont jamais porté plainte et la plupart n'avaient jamais évoqué le sujet, même auprès de leurs proches. Jusqu'à l'affaire Weinstein, qui a donc aidé à libérer la parole. "Aujourd'hui, j'ai pleuré pour la toute première fois à ce sujet", témoigne ainsi une de ces femmes. "J'ai pleuré pour la jeune femme d'une vingtaine d'années qui a perdu quelque chose de vital ce jour-là, son innocence".

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    James Toback, qui a souvent joué avec ses propres démons dans ses scripts -par exemple le jeu dans Le Flambeur, a démenti les accusations, évoquant notamment des problèmes de santé majeurs depuis vingt-deux ans qui rendraient "biologiquement impossible" de tels comportements. Depuis la parution de l'article, le journaliste Glenn Whipp a révélé avoir été contacté par seize nouvelles victimes potentielles.

    Lire l'article sur le Los Angeles Times

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    Commentaires
    • David P.
      Bientôt ça sera Dechavane, Dieudonné, Bernard Campan... dés que le décideur veut dégager quelqu’un... ça pu le complot à plein nez
    • Mad G.
      Ouais on connaît passé trop ce mec balancer quelqu'un de plus connu ça serait bien je sort les chips :))
    • Shaigan
      James Toback : 40 ans de carrière à Hollywood, il n'a réalisé que des bides commerciaux, et pourtant il a toujours trouvé des producteurs pour financer ses films durant ces 40 années.Alors qu'à côté de ça, des réalisateurs talentueux voient leur carrière s’arrêter nette dès leur premier échec commercial.Bizarre quand même...
    • Preacher66
      Oui c’est ça ! Blâmons-les, après tout c’est leurs fautes si on leur fait comprendre que sans le passage sur le canapé elles peuvent dire adieu à leur carrière actuelle ou à venir. En fait ces pauvres hommes sont des malheureuses victimes innocentes dont ces abobinables femmes ont abusé pour avoir des avantages, c’est ça ? Nan mais vous êtes sérieux ? Ces femmes ont été abusées/harcelées et prennent leur revanche en sortant de leur silence (après plusieurs décennies pour certaines), à quel moment on peut avoir le culot de penser qu’elles en veulent toujours plus ? Rarement vu autant de débilité en 4 lignes. Chapeau.
    • Morcar
      Tu fais souvent des blagues graveleuses au premier contact avec une femme, toi ? Et puis bon, c'est toujours facile de se planquer après derrière un c'était pour rire !C'est toute la difficulté de ce genre de situation : déterminer où est la frontière entre séduction balourde et harcellement etc... Mais la plupart des femmes qui portent plainte décrivent des faits allant bien au delà de blagues balourdes ou de séduction balourdes.Mais même une blague balourde, à répétition, ça devient du harcèlement. C'est d'ailleurs souvent comme ça que commence aussi le harcèlement de certains adolescents. Une blague lourde dans la cour qui fait rire tout le monde sauf le principal intéressé, et qui se répète, et s'amplifie etc... Et ça finit malheureusement parfois très mal...
    • empeureur18
      tu n'est pas politiquement correct
    • mollet83
      Tu fais une pauvre blague elle peuvent porter plainte pour harcèlement. Elles ont profité pour la plupart de ce système de promotion canapé. Mais en veulent toujours plus.
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