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    Mort du réalisateur Lucian Pintilie, chef de file du cinéma roumain
    Par Vincent Garnier — 19 mai 2018 à 00:05

    Partisan d'un cinéma militant et volontiers acerbe, le réalisateur roumain Lucian Pintilie s'est éteint ce 16 mai 2018, à l'âge de 84 ans. On lui doit notamment "Un été inoubliable", "Trop tard" ou encore "La Reconstitution".

    Capture d'écran

    Fer de lance du cinéma roumain, le cinéaste Lucian Pintilie s'est éteint ce 16 mai 2018, à l'âge de 84 ans. Il avait notamment signé quelques films parmi les plus acerbes du cinéma européen, dont "La Reconstitution" et "Trop tard".

    Diplômé de l'Institut d'art Cinématographique et Théâtral, Lucian Pintilie réalise entre 1956 et 1965 plusieurs reportages pour la télévision roumaine, tout en montant divers pièces classiques et contemporaines. En 1966, il tourne son premier film, Dimanche à six heures, l'histoire de deux jeunes amoureux combattant le régime fasciste dans la Roumanie de 1940. Trois ans plus tard, il met en scène La Reconstitution, une satire sociale très noire interdite pendant près de deux ans en Roumanie.

    Après avoir fui le régime de Ceausescu et s'être exilé à Paris pendant près de 20 ans, Lucian Pintilie retourne dans son pays natal en 1992 et signe Le Chêne, un film autour du voyage initiatique et intérieur d'une enseignante de Bucarest à mi-chemin entre l'univers de Federico Fellini et celui de Emir Kusturica. Metteur en scène très engagé, il parvient en 1994 à faire à la fois une chronique intimiste et une fable antimilitariste avec Un été inoubliable, avec Kristin Scott Thomas dans le rôle titre. Après avoir participé à l'un des 40 courts métrages de Lumière et compagnie, il met en scène en 1996 Trop tard, puis Terminus Paradis, l'histoire d'une tragique passion amoureuse entre une serveuse et un jeune militaire récompensée du prix spécial du Jury au festival de Venise en 1998.

    En 2001, et à 69 ans, Lucian Pintilie réalise L'Après-midi d'un tortionnaire, le récit d'un ex-tortionnaire de prisons communistes qui avoue ses crimes à une journaliste débutante, présenté en compétition officielle du Festival de Venise 2001. Deux ans plus tard, le metteur en scène retrouve un ton satirique pour Niki et Flo, présenté lors de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2003.

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    Commentaires
    • AquaDog
      Tellement connu qu'on a de lui qu'une vieille photo floue à proposer.
    • Floki31530
      éh oh sait pas tous le mondes qui peux écrirent des artiques !!!!!
    • Tommy Shelby
      d'une enseignante de Buccarestretrouve un ton satyriqueAie aie aie....
    • Deneuvissime
      Chef de file ! avec un e !
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