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    Alice Nevers saison 17 : comment elle est devenue la plus longue série policière de TF1
    Par Jean-Maxime RENAULT (@J_M_Renault) — 23 mai 2019 à 14:05
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    TF1 a lancé la semaine dernière la saison 17 d'"Alice Nevers", qui est désormais sa plus longue série policière à l'antenne. Rencontre avec les comédiens et les producteurs de la série qui nous donnent les secrets de sa longévité...

    PHILIPPE WARRIN / TF1

    Depuis 2002, lorsqu'Alice Nevers (Marine Delterme) a repris le flmabeau de Florence Larrieu (Florence Pernel), la série Le Juge est une femme revient chaque année sur TF1 pour une nouvelle salve d'épisodes racontant à la fois les enqêtes menées par la juge d'instruction en collaboration avec la police et ses déboires sentimentaux. Si son succès ne se dément pas depuis 17 saisons maintenant, il semblerait que ce soit en partie grâce à sa capacité à capter l'air du temps et à se renouveler, que ce soit en terme de sujets qui touchent souvent à l'actualité ou de format, le 52 minutes ayant pris la place du 90 minutes classique. 

    "On essaye de se remettre en question à chaque saison pour être toujours pertinents et impertinents" nous racontait son producteur Vincent Mouluquet, rencontré lors du festival CANNESERIES où un épisode inédit était projeté en avant-première. Celui-ci, le 6e de la saison 17 qui sera diffusé le 30 mai, s'incrit d'ailleurs parfaitement dans l'actualité : "On s'est intéressé à un fait de société qui nous a semblé particulièrement percutant autour de l'intelligence artificielle qui pénétre tous les foyers des français : pour résumer, c'est l'histoire d'une enceinte connectée tueuse ! On avait envie de parler des dégâts que ce type de technologie peut provoquer."

    Une exigence de modernité qui demande évidemment une organisation : "On a une équipe qui fait de la veille, de la revue de presse tout le temps et on essaye de ne pas figer les sujets des épisodes trop longtemps à l'avance pour pouvoir rebondir plus facilement. L'an dernier, on avait parlé de harcèlement sexuel, c'était un héritage direct du mouvement #MeToo né quelques mois plus tôt." Trop avant-gardiste parfois les scénaristes ? "Souvent on propose des sujets d'actualité pile au moment où ils sortent et les chaînes, un peu frileuses, nous répondent non, que c'est trop compliqué; alors on attend un peu, tapis dans un coin et on les ressort au moment opportun, quand ils deviennent plus grand public" explique Pascale Breugnot, productrice présente sur la série depuis 1998. 

    Il n'y a pas de problème d'égo sur Alice Nevers


    Pour elle, la longévité de la série tient aussi beaucoup à l'alchimie du duo formé par Marine Delterme et Jean-Michel Tinivelli : "Nous avons une très bonne scénariste, Claire Alexandrakis, qui s'occupe en particulier de leurs intrigues personnelles, qui cherchent chaque année de nouvelles idées pour renouveler leurs aventures et leur donner des partitions avec lesquelles ils peuvent s'amuser. Plus ils s'éclatent, plus ils sont bons ! Il y a beaucoup de fantaisie dans leurs parcours, parfois ensemble, parfois séparément." Cette saison d'ailleurs, l'héroïne évolue -elle est nommée procureur adjoint aux affaires criminelles- et la série avec.

    Un travail d'évolution des personnages auquel les comédiens eux-mêmes participent : "On se réunit toujours en fin de saison pour réfléchir aux arches privées de la suivante. Elles sont importantes, elles occupent un tiers des épisodes. Elles sont souvent légères et permettent d'oxygéner des enquêtes qui sont parfois très dures" confie Marine Delterme. "Je prends du plaisir à jouer, mais tout le travail en amont me plait aussi beaucoup, toutes les discussions que l'on peut avoir. Je suis arrivée en tant que simple comédienne et j'ai énormément appris au fil des années parce qu'on m'a permis d'apporter des choses.

    Le dernier secret d'Alice Nevers pour perdurer ? La stabilité de son équipe selon Vincent Mouluquet : "On travaille tous ensemble depuis plus de 11 ans, ça permet de créer une intimité qui nous nourrit. Notre complicité et notre exigence commune nous réunissent. On se motive les uns les autres. On est dans une démarche participative." Marine Delterme confirme : "On est très respectueux les uns des autres, il n'y a pas de problème d'égo sur Alice Nevers et ce n'est pas le cas de toutes les productions." Tinivelli ajoute : "Il y a des séries où on sent que tout est sclérosé, chacun reste dans son rôle et il n'y a pas de communication. Pourtant, c'est le b.a-ba". 

    La saison 17 d'Alice Nevers, c'est tous les jeudis soirs sur TF1.

     

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    Commentaires
    • bretecher
      Ce n'est pas parce que c'est la plus longue des séries que c'est la meilleure, loin de là...
    • kratostreize
      J'aurais pas mieux dit !Quand je tombe sur ces séries en zappant, j'ai juste l'impression que c'est un navarro ou un cordier et qu'on a remplacé les acteurs principaux tellement c'est créatif et novateur...lol
    • MickDenfer
      les enqêqêtes ! mdr
    • Joanny972
      une enceinte connectée tueuse ? Sans déconner, on est dans Alice Nevers ou Black Mirror ?
    • Sarrus V.
      ce type de série produit en boucles pour les derniers vieux qui regardent encore la télévision. Pas de quoi se vanter ...
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