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    Décès de Franco Zeffirelli, cinéaste et scénographe italien
    Par Guillaume Nicolas (@gehenne) — 15 juin 2019 à 15:33
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    Le cinéaste italien aux deux Oscars et ancien assistant de Luchino Visconti est décédé ce samedi 15 juin des suites d'une longue maladie.

    PacificPressAgency / Bestimage

    Franco Zeffirelli est décédé à son domicile ce samedi 15 juin à l'âge de 96 ans des suites d'une longue maladie. Son état s'était aggravé ces derniers mois mais « il s'est éteint sereinement » d'après les médias italiens. Le maire de Florence, ville qui a vu naître le cinéaste s'est exprimé sur twitter :

    « Je n'ai jamais voulu que ce jour vienne. Franco #Zeffirelli est parti ce matin. Un des plus grands hommes de la culture mondiale. Nous rejoignons la douleur de ses proches. Au revoir mon cher Maestro, Florence ne t'oubliera jamais ».

    Enfant adultérin, Franco Zeffirelli hérite d'un nom de famille inventé par sa mère, dessinatrice de mode, qui meurt de tuberculose lorsqu'il a huit ans. Il grandit alors élevé par une cousine de son père.

    Après des études d'architecture, il devient décorateur de théâtre et de cinéma puis acteur. Il est ensuite assistant de Luchino Visconti au début des années 50.

    Franco Zeffirelli réalise son premier long métrage en 1958 : Camping.

    Passionné par Shakespeare, il réalise La Mégère apprivoisée avec Elizabeth Taylor et Richard Burton (1967), Roméo et Juliette (1968) et plus tard Hamlet (1990) avec Mel Gibson et Glenn Close.

    Poursuivant parallèlement une carrière de metteur en scène d'opéras et de pièces de théâtre, Franco Zeffirelli en vient à adapter des opéras de Verdi pour le grand écran. C'est le cas pour La Traviata (1982) et Otello (1986). Zeffirelli porte un soin particulier dans tous ses films aux décors et aux costumes et privilégie une approche sentimentale à la comprehension intellectuelle des oeuvres.

    Il se distingue également par une piété particulière qui lui fait réaliser Frère soleil, soeur de lune et Jesus de Nazareth (1977). Il critique d'ailleurs ouvertement le film de Scorsese La Derniere Tentation du Christ en 1988 présenté à Venise en même temps que son long métrage Toscanini. Ses prises de position en faveur de Berlusconi font de lui un personnage contesté en Italie.

    Après plusieurs années d'absence, il revient sur les plateaux en 1996 avec Jane Eyre puis Un thé avec Mussolini (1999) et enfin en 2002 avec Callas forever en hommage à son amie Maria Callas.

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    Commentaires
    • MickDenfer
      un homme à oublier.
    • Pierre C.
      J'avais adoré ses adaptations de Roméo et Juliette (1968) et de La Mégère apprivoisée (1967).
    • Danny Wilde
      ou Shakespeare
    • Danny Wilde
      un grand monsieur ! j'ai dû voir son Jésus de Nazareth au moins 6 ou 8 fois, et Romeo & Juliette presque autant...
    • Might Guy
      Des souvenirs marquants de mon enfance: le champion, Jésus de Nazareth, Romeo et Juliette. Et les musiques étaient tout aussi mémorables (Maurice Jarre, Nino Rota). RIP.
    • jimbowie
      Son film Le Champion de 1979, remake du film du même nom de King Vidor en 1931, se démarque quelque peu de sa filmographie principalement axée sur la religion ou l'opéra.
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