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    ADN, Wakanim, Crunchyroll : quels animés voir cette semaine (du 15 au 22 juin) ?
    Par Manon Maroufi & Vincent Formica — 15 juin 2020 à 10:00

    ADN, Wakanim, Crunchyroll : quels animés voir du 8 au 15 juin ? Prison School, Seiren, The Ones Within...

    Wakanim

    PRISON SCHOOL (WAKANIM, ADN)

    Prison School nous emmène au sein du lycée Hachimitsu, réputé pour être un des plus sévères du pays. Jusqu'à cette année, il était réservé aux filles, mais les garçons y sont désormais autorisés. Seulement, comme c'est l'année-test, ils ne sont que cinq dans tout l'établissement ! Kiyoshi est l'un d'eux. Il est particulièrement timide mais cherche à discuter avec des filles. Dès le premier jour, il fait connaissance avec Chiyo car la jeune fille est amatrice de sumo, tout comme lui. Mais à peine ont-ils lié amitié que ses quatre camarades garçons décident d'aller espionner les filles aux bains ! Kiyoshi acceptera-il de les accompagner, au risque de perdre la confiance de son amie ? Attention, cet anime est réservé à un public averti ! Son humour ravageur n'a d'égal que sa violence, assez crue. Prison School se révèle toutefois d'une redoutable efficacité. Si la série joue de son côté ecchi avec certains personnages féminins très sexualisées, c'est pour mieux servir l'humour qui consiste surtout à punir les jeunes hommes de leur perversité, un peu à la manière d'un Nicky Larson.

     

    SEIREN (ADN)

    Dans Seiren, nous suivons Kamita Shouichi, un jeune lycéen qui a peur de grandir. Un jour, sa professeur principale le convoque pour parler de ses plans de carrières. En chemin, Shouichi va rencontrer différentes jeunes filles qui vont le mener vers un futur inconnu. Cet animé "school life" réjouissant nous conte le parcours initiatique d'un étudiant particulièrement touchant dans sa personnalité. Dans le même style que Amagami SS, la série est découpée en trois arcs de quatre épisodes qui se focalisent sur chacune des héroïnes, Hikari Tsuneki, Tōru Miyamae et Kyouko Touno. Très bien écrit, l'anime est magnifié par un design des personnages très fin et détaillé ; pas étonnant quand on sait que le character designer, Naoto Hosoda, a travaillé comme animateur avec le maestro Makoto Shinkai sur 5cm par seconde et Garden of Words. Les relations entrre Shouichi et les différentes filles qu'il rencontre sont émouvantes et toujours pertinentes, au service d'un récit qui fait du bien à l'âme. Seiren est une belle pépite romantique qui se déguste comme un petit bonbon acidulé.

     

    THE ONES WITHIN (ADN)

    Streamer populaire de sa génération, le jeune Iride Akatsuki voit sa vie basculer lorsqu'il est kidnappé et forcé de participer à un jeu sinistre : atteindre les 100 millions de vue en relevant divers défis ou mourir. Les studios SILVER LINKS signe un coup de maître avec l'adaptation de Naka no Hito Genom [Jikkyouchuu] (rebaptisé "The Ones Within" en anglais), à l'heure où la tendance du streaming ne cesse d'augmenter. Cette oeuvre unique de l'auteur japonais Osara reprend les bases du survival game et les adapte au contexte actuel d'internet, là où les steamers sont toujours plus nombreux et avec en tête, cette consécration professionnelle que représente le million de vues. Si sa thématique et son antagoniste à tête d'animal n'est pas sans rappeler l'anime Danganronpa, classique du genre sorti en 2013, The Ones Within parvient tout de même à se démarquer par son originalité. En plus de personnages attachants et de beaux graphismes, l'histoire alterne subtilement entre l'angoisse propre au survival, et une bonne dose d'humour, pourtant rarement utilisé dans ce genre d’anime. Ce mélange atypique fait toute la particularité de l'ambiance de la série et permet une immersion totale dans le jeu. Avec une intrigue qui se dévoile habilement au fur et à mesure des épisodes, vous êtes certains de rester accrochés jusqu'à la fin.

     

    WOODPECKER DETECTIVE'S OFFICE (CRUNCHYROLL)

    C'est vingt ans après sa parution, que le roman policier de Kei Li se voit finalement adapté en série d'animation par les studios Linden Films. On y suit les aventures de Takuboku Ishikawa, brillant poète, à l'ouverture de son agence de détectives privés : le Woodpecker. Accompagné de son ami Kyosuke Kindaichi, il enquête sur l'étrange apparition de fantômes dans la tour Asakusa Juunikai. Transposée à la fin de l'ère Meiji, cette histoire évolue dans un Japon aux prémices de son occidentalisation et de sa modernisation. Fort de cette base historique que les scénaristes ont tenu à respecter, la série peut se vanter de son apport culturel et historique, discrètement glissé au coeur des différentes enquêtes. Les héros, eux-même nommés et représentés d'après de véritables auteurs de l’époque, apprivoisent Tokyo et ses mystères au fil des épisodes, à un rythme parfait. Ajouté à cela, des dessins et une colorisation efficace, et l'anime a l’avantage d’avoir une ambiance aussi intrigante qu’apaisante. À découvrir que vous soyez amateurs d'enquêtes, de poésie, d'histoire ou simplement curieux.

     

    JE LA VOIS DÉJÀ EN HAUT DE L'AFFICHE (WAKANIM)

    Rebaptisé en français selon une célèbre chanson de Charles Aznavour, Je la vois déjà en haut de l'affiche ("Oshi ga Budōkan Ittekuretara Shinu" d’après son titre d'origine) est un manga comique signé par Hirao Auri. Si l'annonce de son adaptation en anime pour début 2020, n'a donné l'impression que d'une énième série sur les idols, l'histoire se différencie par l'originalité de son point de vue : celui des fans. On y découvre alors le quotidien d’Eripiyo, Kusama et Motoi, passionnés d’un groupe peu connu, "ChamJam". Bien décidés à faire valoir le talent de leurs stars préférées, ces trois adolescents vont tout entreprendre pour les propulser sur le devant de la scène et leur permettre de se produire au Budokan, une grande salle de spectacle de Tokyo. La série aborde efficacement toute la difficulté de se faire une place dans le monde de la musique lorsque l'on est débutant, et le soutien sans faille d'une communauté envers ses artistes favoris. L'histoire nous offre ainsi l'occasion de découvrir toute l'importance de la pop japonaise dans la culture du pays. Mais au-delà de cet aspect informatif, l'humour et les graphismes aux couleurs pastel donnent le ton léger et agréable de cet anime.

     

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