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    Epicentro, saisissante plongée dans le passé de Cuba par le réalisateur du Cauchemar de Darwin
    Par Olivier Pallaruelo (@Olivepal) - Propos recueillis le 7 juillet 2020 — 19 août 2020 à 09:00
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    Portrait immersif, métaphorique et touchant d'une île de Cuba encore hantée par son passé colonial, "Epicentro" est le nouveau documentaire d'Hubert Sauper, à qui l'on doit notamment l'extraordinaire "Cauchemar de Darwin" sorti en 2005. Entretien.

    Les Films du Losange

    En 2005, le réalisateur autrichien Hubert Sauper dressait avec son extraordinaire documentaire Le Cauchemar de Darwin un tableau proprement apocalyptique. Les rives du plus grand lac tropical du monde, le lac Victoria, considéré comme le berceau de l’humanité, était le théâtre de l’un des pires cauchemars de la mondialisation. Avec la vigueur d'un uppercut, le réalisateur nous entraînait dans une hallucinante descente aux enfers, celle du libéralisme dans ce qu'il a de plus pervers, dans lequel quelques individus s’enrichissaient à la fois par un échange inégal qui affame la population, et par des ventes d’armes qui alimentent les conflits de la région. Documentaire aux allures de polar d'une noirceur abyssale, Le Cauchemar de Darwin était à la fois sublime et atroce dans ce qu'il montrait. Couvert de prix à travers le monde, il fut d’ailleurs cité à l’Oscar du Meilleur documentaire.

    Dix ans plus tard, le cinéaste, par ailleurs installé en France depuis 1994, frappe à nouveau un grand coup avec Nous venons en amis. Cette fois-ci, il nous embarquait dans une vertigineuse aventure au cœur du plus grand pays d’Afrique. Divisé en deux nations, le Soudan est devenu une proie de choix que se disputent avidement les plus grandes puissances : la Chine et les Etats-Unis. Et sous couvert d’amitié, les vieux démons du colonialisme et de la domination étrangère ressurgissent.

    En salle ce 19 août, Epicentro est le nouveau documentaire du cinéaste. Portrait poignant, immersif et métaphorique de Cuba, utopiste et postcolonial, où résonne encore l'explosion du navire de guerre américain USS Maine de 1898. Ce Big Bang a mis fin à la domination espagnole et inauguré l'ère de l'Empire américain. Au même endroit et au même moment est né un puissant outil de conquête : le cinéma de propagande. Epicentro explore un siècle d'interventionnisme et de fabrication de mythes avec le peuple de La Havane, en particulier ses enfants, pour interroger le temps, l'impérialisme et le cinéma lui-même.

    Epicentro Bande-annonce VO

    AlloCiné : Après le continent africain, qui était au coeur de vos précédents films, vous posez vos valises à Cuba. Pouvez-vous expliquer la génèse d'Epicentro, et pourquoi le choix de ce titre ?

    Hubert Sauper : L"Epicentro", c'est La Havane. L'épicentre du colonialisme européen dans les Amériques, mais aussi, ironiquement, le lieu de naissance de l'empire américain, même s'il ne s'est jamais reconnu comme tel. Cet empire a démarré avec ce fait historique, l'explosion du navire USS Maine, en 1898. Ce lieu est donc symbolique, en plus d'avoir eu de profondes répercussions à l'échelle du globe, y compris jusqu'à nos jours. J'ai aussi mis en parallèle l'idée d'un épicentre d'une gigantesque machine à fric, le Soft Power, qui s'appelle Hollywood. Hollywood est né de facto au moment de cette explosion, car si les frères Lumière sont les inventeurs du cinéma trois ans auparavant, ils n'avaient pas anticipé le pouvoir très puissant du cinéma de propagande et de masse qui sera à l'oeuvre dans les événements que j'évoque dans mon film, avec un fort impact politique. C'était la première fois que le cinéma connaissait un tel business. Je ne sais pas exactement comment ca s'est passé pour les frères Lumière ou pour Méliès, s'ils sont devenus millionnaires avec leurs inventions.

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    En revanche ce que je sais, c'est que Thomas Edison et ses collègues, qui étaient producteurs de films de propagande pure, c'est à dire anti-espagnols ici, sont réellement devenus millionnaires grâce à ces petits films diffusés un peu partout en Amérique du Nord. Il faut imaginer les spectateurs américains découvrant pour la première fois des images qui bougeaient, de cette guerre américano-hispanique, avec notamment ces fausses exécutions jouées par des acteurs, des trucages de bateaux qui coulent... C'était bien entendu vendu à l'époque comme des images authentiques. Enfin, La Havane comme épicentre, parce que c'était la seule ville aussi cosmopolite de la planète à cette époque, où la population de tous les continents s'est mélangée. A La Havane, bien avant New York, Paris ou Londres, se trouvaient des populations asiatiques, des peuples indigènes américains, africains, européens...

    Je trouve qu'il y a une vraie continuité avec votre précédent film, "Nous venons en amis". Lorsque nous nous sommes rencontré pour parler de celui-ci, nous avions beaucoup évoqué les puissances européennes coloniales en Afrique qui s'étaient partagé "le gâteau africain" selon la formule consacrée;  le fameux incident de Fachoda au Sud Soudan en 1898, l'interventionnisme américain, qui sous couvert d'aide humanitaire et de bonne gouvernance, pillait légalement le sol et le sous-sol du pays... Vous teniez à maintenir ce fil rouge, comme si, en un sens, "Epicentro" et "Nous venons en amis" se répondaient ?

    Vous venez justement de le rappeler : les faits historiques évoqués dans Epicentro se sont déroulés la même année, et presque le même mois, que l'incident de Fachoda, qui a failli déclencher une guerre entre la France et la Grande-Bretagne. Ces grands mouvements des puissances coloniales européennes ont aussi aiguisé l'appétit des Etats-Unis, qui ont cherché à étendre leur influence dans la zone Pacifique, en Amérique latine et dans les Caraïbes [NDR : ce qu'ils considéraient comme leur arrière-cour, selon la doctrine dite du "Big Stick" définit par le président Théodore Roosevelt]. Pendant les événements de la guerre américano-hispanique, il y a eu aussi l'intervention américaine aux Philippines. Le temps du mythe de la Frontière et la Conquête de l'Ouest était passé; les latinos remplacaient les méchants indiens... Le parallèle sur les toiles de fonds de mes deux films est donc tout à fait volontaire; je trouve ca très intéressant que tous ces événements se déroulent au même moment. D'où aussi l'idée de ce parallèle explicite dans mon film, qui commence avec ce récit sur l'explosion de l'USS Maine, ce big bang vu du ciel, où la planète "s'embrase" avec toutes ces lumières. Métaphoriquement et littéralement, le monde est en feu.

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    En parlant d'images d'ailleurs, il m'a semblé voir de brefs extraits du chef-d'oeuvre de Mikhail Kalatozov, "Soy Cuba"...

    C'est exact; j'ai utilisé deux très courts extraits dans mon film, dont la fameuse scène du plan séquence où la caméra plonge dans la piscine du fameux hôtel Tropicana, avant la révolution cubaine. J'ai pris ce plan parce que la piscine est l'une des incarnations de ce fantasme capitaliste. La piscine, Hollywood, les stars... Ces images montraient aussi la mainmise de la mafia et des gens riches sur l'île. La piscine et le luxe qui va avec reste un fantasme. C'est pour ça que j'ai suivi les deux enfants dans mon film, qui rêvent de se baigner dans une piscine. C'est l'un des exemples du Soft Power, tout comme cet hôtel cinq étoiles qui n'est évidemment pas pour les cubains. Pour eux, une piscine sur le toit d'un hôtel, c'est un rêve inaccessible.

    Vous dites que dans vos films, "l'inattendu joue un rôle énorme", même si les thèmes de vos films sont conceptualisés en amont du tournage. Justement, quelle a été la part d'inattendu dans "Epicentro" ? Des rencontres par exemple que vous avez pu faire ?

    Il y en a beaucoup. La séquence de la piscine de l'hôtel avec les deux enfants que je viens d'évoquer était une situation inattendue. Je pense aussi à Clarita Sanchez, cette femme que j'ai rencontré, qui vit seule avec un enfant, et qui montre avec fierté dans le film son frigo vénézuélien. Une femme magnifiquement intelligente, révoltée aussi, même si elle n'est pas agressive, qui parle un peu comme une rappeuse. C'est avec elle que je fais une séquence nocturne dans les rues de La Havane, où on parle de l'interventionnisme et du président des Etats-Unis, jusqu'à ce que nous soyons interpellé à un moment par un cubain qui demande un hébergement pour une nuit pour faire une passe avec cette touriste blonde qui est à son bras. Une situation qui fait dire à Clarita, en s'adressant à moi : "voilà la nouvelle forme d'esclavagisme !" Je n'avais pas du tout anticipé cette situation, pas plus que je n'avais pour ambition dans mon film de traiter la prostitution à La Havane.

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    Un autre exemple, c'est ma rencontre avec les deux jeunes filles. La première, Leonelis, je l'ai rencontré dans un groupe d'enfants. Elle se trouvait au milieu de garçons, en pleine nuit, sur un toit de La Havane. A 9 ans, elle s'impose dans la discussion et se met en avant, en disant que c'était elle qui allait raconter l'histoire de La Havane, se met à raconter que Fidel Castro a libéré les esclaves... Je trouvais qu'elle avait une énergie et une personnalité incroyable. Comme j'ai commencé à monter mon film depuis La Havane, j'ai donc revu les rush où elle apparaissait. Je la trouvais très intelligente, très narcissique aussi. Je suis revenu la voir, et là elle m'a dit qu'elle voulait devenir actrice. C'est là qu'elle m'a parlé de son amie, Annielys, que nous sommes allé retrouver en prenant un vélo-taxi. Elle s'est alors mise à lui expliquer le film que j'étais en train de faire. Voilà deux rencontres faites en direct, pas du tout prévues. Après, évidemment, vous vous doutez bien que tous les enfants de dix ans à La Havane ne se mettent pas à parler de géopolitique; c'est évidemment un choix de cinéaste que j'ai fait.

    On est aussi surpris de croiser dans votre film la présence de Oona Chaplin. Comment l'avez-vous rencontré ?

    C'est une bonne amie en fait; nous avions sympathisé alors que nous étions membres d'un Jury dans un festival au Mexique. Elle m'a dit qu'elle était un peu cubaine; ayant passé une partie de son enfance à La Havane avec son père chilien, qui avait fui la dictature de Pinochet. Quand j'étais sur place, je l'ai contacté en lui disant que je voulais lui présenter les deux jeunes filles que j'avais rencontré, et en lui envoyant des rush d'images d'elles. Elle est tombée sous leurs charmes. Elle tournait à ce moment-là des scènes pour le film Avatar 2. Elle a pu trouver un moment de pause sur ce tournage pour venir à Cuba et tourner dans mon film.

    Oona est une femme magnifique, qui a une vision très profonde du monde dans lequel on vit. Elle est militante activiste, membre de Exctinction Rebellion... Elle est très sollicitée comme actrice, mais aussi très politisée. J'ai donc fait le lien entre les deux jeunes filles et Oona. Dès les dix premières minutes de leur rencontre, elles ont accroché. C'est là que j'ai suggéré d'improviser une petite scène, cette bataille d'injures entre une mère et la fille que l'on voit dans le film, que j'ai filmé -documenté même dans le sens littéral du terme- dans un coin, comme un reporter de guerre. C'est Oona qui a trouvé l'idée de la bagarre mère - fille, et qui a appris en quelques minutes à peine à Léonelis, celle qui veut devenir comédienne, comment donner de fausses gifles. La scène est prise sur le vif mais jouée; c'était saisissant.

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    On a évoqué le fameux "Soft Power" américain. On sent dans votre film que ce soft power, en l'occurence la Culture américaine, exerce une vraie fascination chez certains cubains. Et évidemment un vrai rejet, entre le discours de propagande anti impérialiste pro-castriste et un pays en grande partie responsable de leur malheur, avec le maintien d'un embargo qui dure depuis 1962. Quel est votre sentiment là-dessus, sur cette forme d'amour-haine des relations américano-cubaines ?

    C'est vraiment une forme de dialectique. Peu d'endroits de la planète suscitent autant de fantasmes que Cuba. C'est le fantasme de la Gauche, qui rêve de sa révolution. C'est le fantasme d'une Amérique appartenant au courant "Make America Great Again", dont certains de ses membres ont connu ces vieilles voitures que l'on retrouve sur l'île; une Amérique quasi idéalisée. Il faut avoir en tête l'idée que durant longtemps, La Havane, Cuba, c'était l'Amérique, avant l'arrivée de Castro. C'étaient les paysans de l'arrière-pays qui faisaient le sale boulot, envoyaient parfois leurs filles se prostituer dans les bordels de La Havane... A cette époque, La Havane était plus important encore que Las Vegas, c'était un authentique lieu de villégiature des américains. Castro a mis fin à cela, même si ca a engendré d'autres problèmes, que je ne cache pas dans mon film d'ailleurs.

    Dans votre film justement, l'un des protagonistes évoque les ravages du tourisme, qui met en relief le pire de l'Humanité. Vous le montrez bien d'ailleurs, lorsque l'on voit par exemple ces touristes en goguette faisant le tour de La Havane en express avant de remonter dans leurs bateau de croisière, le tourisme sexuel aussi, au détour d'une scène que l'on a évoqué plus haut... Pourtant, en faisant un constat cruel, cette forme d'impérialisme qu'est le tourisme a aussi contribué à sauver l'économie de l'île au début des années 1990, alors que s'effondrait l'URSS qui apportait un soutien économique très important. Qu'est-ce que ca vous inspire ?

    C'est une question très difficile, dire ce qui est bien de ce qui ne l'est pas, je ne veux pas me poser en moraliste ou donneur de leçon. Vous savez, il y a cette très belle phrase de Gandhi qui me vient : "The Bullet that killed your son gave employment to someone else"; ca peut être quelqu'un comme Dassault, qui construit des mirages pour faire la guerre, mais va se servir de l'argent de la vente pour financer un orphelinat au Congo...

    Pour moi, le tourisme de masse et mondial est un fléau. D'un autre côté, si les dollars gagnés par votre papa qui est Taxi à La Havane vous permettent d'aller à l'école, c'est une bonne chose. On est dans la même problématique. Il y a d'évidents problèmes à Cuba. Il y a par exemple des pans entiers de l'île qui ne sont même pas accessibles aux cubains, parce que réservés aux touristes, avec leurs belles plages et leurs beaux cocotiers... Mais ça, ce n'est à la limite même pas un problème cubain, c'est un problème mondial. Le tourisme de masse est donc quelque chose de tout à fait paradoxal. Ca peut être à la fois destructeur, et en même temps sauver des sites archéologiques, sauver des églises de la destruction...

    Dans le contexte de Cuba, ce qui m'intéressait aussi, c'était le fait que le tourisme a connu un essor incroyable sur l'île grâce à la mafia. Accepter ce tourisme de masse aujourd'hui, c'est aussi revenir en arrière, avec toutes les facettes du problème, comme le tourisme sexuel. On est donc dans un schéma très complexe, et c'est aussi parce qu'il est complexe que je fais un film. Ce qui est positif dans cette démarche, c'est que le film pose aussi des questions.

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    Seriez-vous éventuellement intéressé par l'idée de faire une sorte de dyptique documentaire en consacrant un volet à la guerre américano-Philippine menée à la suite de la guerre hispano-américaine évoquée dans "Epicentro", qui a conduit les Philippine à devenir un protectorat américain ? On est dans la même logique...

    Je ne connais pas en détails l'histoire des Philippines, mais l'idée est intéressante, d'autant qu'effectivement, les échos de cette guerre sont en lien direct avec la guerre hispano-américaine, puisqu'elles ont commencé toutes deux en 1898. Mais vous connaissez bien le sujet ?

    Il m'intéresse oui ! Je suis historien de formation, et j'ai surtout travaillé sur les Etats-Unis. Mais je ne suis pas un spécialiste de la guerre américano-philippine non plus. Je trouvais que ca serait intéressant dans la mesure où il y a d'évidentes résonnances avec la toile de fond et le point de départ d'Epicentro.

    Effectivement ! En fait ca m'intéresse d'autant plus que l'histoire autour du Pacifique a joué un rôle très important dans le développement de l'empire américain, et les résonnances actuelles avec les tensions maritimes entre la Chine et les Etats-Unis.

    Lorsque nous nous sommes rencontré il y a cinq ans, vous m'aviez dit voir le documentaire comme "une des dernières formes de la liberté d'expression". Est-ce toujours votre sentiment, peut-être maintenant plus que jamais ?

    Absolument. Regardez les grands médias américains, qui appartiennent à des milliardaires, en France Canal+ appartient aussi à un milliardaire; il y a d'autres exemples encore... Le Washington Post a sans doute beaucoup de sous, mais ils n'ont pas les moyens d'envoyer quelqu'un comme moi pendant trois ans dans un lieu pour filmer et ramener des images avec un point de vue sur le monde. Donc si je peux travailler ainsi aujourd'hui, c'est grâce au cinéma, ou à cette forme de cinéma, et grâce au système d'aide européen comme Eurimages. J'ai pu faire grâce à cela un film comme Le Cauchemar de Darwin, qui tape quand même pas mal sur l'Europe. C'est quand même extraordinaire, ils financent un truc qui se retourne contre eux et les fait sortir de leur zone de confort ! Pour l'instant le système marche. Pour combien de temps encore, je ne sais pas.

    Puisque l'on parle des Corporates Medias et du contrôle de l'information, le démarrage de cette logique était justement dans l'explosion de l'USS Maine évoquée dans mon documentaire. Un événement largement relayé par la Presse tenue par le magnat William Randolph Hearst...

    Vous faites allusion à ce que l'on a appelé la "Presse jaune" j'imagine, qui présentait des nouvelles de faible qualité et qui misaient sur des techniques tape-à-l'œil afin de se vendre davantage...

    Tout à fait. Cette "presse jaune", c'est la première forme d'information des Corporates Medias; la presse à scandale, qui se mêle de la politique, et surtout qui fait de la politique ! Suite à cet événement de l'explosion de l'USS Maine, Hearst a poussé les politiciens à se lancer dans la guerre; ce n'était même pas nécessairement le président des Etats-Unis lui-même, qui avait surtout réagi à la pression de l'opinion publique. Vous savez, même le fameux slogan "Cuba Libre !" n'a pas été créé à Cuba par des paysans dans la Sierra Maestra, mais à New York.

    Ca été évidemment repris plus tard par Fidel Castro, qui était soutenu au début de sa révolution par l'opinion publique américaine. Une chose qui a beaucoup joué en sa faveur et la cause qu'il défendait au début aux yeux de l'opinion nationale et internationale, c'est cette célèbre interview faite par un journaliste américain du New York Times, Herbert Matthews [NDR : interview publiée en février 1957], dans la Sierra Maestra, alors que lui et ses guerrilleros n'était qu'une vingtaine. Une interview accompagnée par un petit film tourné en 16mm. La communication et le cinéma sont deux outils extrêmement puissants, et Castro a parfaitement su les utiliser; c'était beaucoup plus puissant que les quelques carabines qu'ils possédaient au début de leur combat !

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