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    Kool Shen dans Engrenages : "Le réalisme de la série plaît aux gens"
    Par Mégane Choquet — 28 sept. 2020 à 09:00
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    Après Soldat blanc et Validé, Kool Shen est de retour dans une autre production CANAL+, la populaire Engrenages, dans laquelle il incarne l'ancien braqueur Cisco. Le rappeur nous raconte son expérience dans l'ultime saison de la série policière.

    Caroline Dubois / Son et Lumière / Canal+
    • Engrenages est en diffusion sur CANAL+ et disponible sur myCANAL

    AlloCiné : Vous incarnez Cisco, un braqueur expérimenté d’une ancienne génération, dans la dernière saison d'Engrenages. Comment est-ce que vous êtes arrivé sur ce projet ?

    Kool Shen : J'ai tourné avec Tewfik Jallab, qui joue Ali dans la série depuis la saison 7, dans un film de Xavier Durringer en Thaïlande et il me parlait d'Engrenages et ne m'en disait que du bien. J'ai donc commencé à la regarder et j'ai vraiment beaucoup aimé. Plus tard, mon agent m'a contacté pour passer des essais pour Engrenages et j'ai naturellement accepté.

    Qu'est-ce qui vous a plu dans votre personnage ?

    C'est un personnage important. Si j'avais eu ce genre de rôle sur deux épisodes, j'aurais peut-être refusé. Mais l'ensemble du personnage m'intéressait parce qu'à l'intérieur de la prison, il est plutôt dur, ensuite il essaie de se lier d'amitié avec Gilou et on découvre une part plus douce. Il se dévoile aussi par rapport à son fils et je trouvais qu'il avait une belle palette même s'il reste un personnage assez dur. Je n'avais pas le droit de faire de blagues, ni de me lâcher avec du second degré même dans la violence. Mais c'était super intéressant à jouer.

    Vous développez une vraie relation de confiance, presque fraternelle, avec Gilou. Comment s’est passé le tournage avec Thierry Godard ?

    Il est d'un tel professionnalisme ! C'est un très grand acteur qui m'a mis à l'aise. On a bien matché parce qu'en dehors des scènes on se parlait beaucoup. Même en dehors du plateau, Thierry est un mec en or. Je suis un peu novice, c'est ce que je dis quand j'arrive sur des nouveaux projets parce que, même si j'ai déjà quelques films et séries derrière moi, je ne tourne pas souvent et je ne suis pas aussi habitué que des acteurs traditionnels. Je me dis que je remonte sur le vélo à chaque fois. Ça n'a rien à voir avec la scène que je pratique depuis des années.

    Caroline Dubois / Son et Lumière / Canal+

    Votre personnage a aussi du mal à contrôler son fils Titi, instable et borderline. Comment avez-vous créé ce rapport paternel avec Pierre Cevaër ?

    Avec Pierre, c'est pareil, on a pas mal de scènes ensemble et on a beaucoup travaillé tous les deux. Et puis comme pour Thierry, c'est plus facile de jouer avec de bons acteurs. Pierre est exceptionnel. Ça fonctionne très bien avec lui parce qu'il s'est tout de suite projeté dans son personnage et ça m'a forcé à me mettre dedans aussi, à prendre cette place de père pour lui.

    Comment s’est passé le tournage dans l’ensemble ? Est-ce qu’il y avait des scènes plus dures que d’autres ?

    Comme toujours, il y a des scènes plus dures que d'autres. Là dans Engrenages, je dirais peut-être cette scène de "craquage" où Cisco explique à Gilou que la vie n'a pas été facile pour son fils Titi avec son passage en famille d'accueil. Pour cette scène, il fallait rester dur et en même temps montrer un peu d'émotion parce qu'on comprend qu'il se sent responsable de l'état de son fils, le fait qu'il ne s'en soit pas occupé et qu'il soit parti au placard. Je ne sais pas si c'était la scène la plus dure à tourner mais c'était celle que j'ai préféré tourner en tout cas.

    Et au niveau des scènes plus physiques ? Celle du braquage notamment...

    Ah ça c'était drôle ! (rires) Ce n'était pas dur, c'était un vrai kif d'enfant ! Ce n'était pas spécialement compliqué parce qu'on ne fait pas des saltos ou des grandes cascades, on "joue" à se tirer dessus. On s'est bien marré à jouer cette séquence.

    J'ai toujours été très content de tout ce que j'ai pu faire avec CANAL+.

    Vous disiez avoir rattrapé la série et adoré. Engrenages est une série très appréciée par le public et surtout par les personnes concernées comme les policiers, les juges et même les personnes incarcérées. Qu’est-ce qui fait selon vous la force de la série ?

    Je pense que des dires des gens qu'on a pu rencontré, notamment sur le tournage, des policiers qui étaient fans de la série, ce qui en ressort c'est sa crédibilité. Je ne suis pas très fan des blockbusters américains, je regarde plutôt des films réalistes au cinéma, en général. Et pense que le réalisme d'Engrenages plaît aux gens. Cette série est très humaine. On ne parle pas que d'histoires de flics et c'est assez proche de la réalité, je pense.

    Engrenages est la troisième production CANAL+ à laquelle vous participez après Soldat Blanc et Validé. Qu’est-ce que vous tirez de ces expériences ?

    J'ai toujours été très content de tout ce que j'ai pu faire avec CANAL+ mais chaque expérience était différente. Soldat Blanc, c'était un téléfilm. Dans Validé, qui a été un gros succès, je n'ai fait qu'une brève apparition et je jouais mon propre rôle. Là dans Engrenages, j'avais un vrai rôle dans une série déjà bien connue. Mais j'attache plus d'importance à la relation que je peux avoir avec les réalisateurs qu'avec les producteurs derrière.

    Caroline Dubois - Son et Lumière / Canal+

    Justement, comment ont été les réalisateurs sur Engrenages avec vous ?

    Il y avait trois réalisateurs, qui avaient des points de vue bien différents. Certains te laissaient plus de de liberté, d'autres étaient plus directifs mais j'ai adoré tourné avec les trois. Encore une fois, je suis assez novice donc c'est bien de composer avec des manières de travailler différentes, des nouvelles façons de diriger. C'est enrichissant et ça me donne de l'expérience supplémentaire. C'est un grand plaisir.

    Des photos de tournage de Supremes d’Audrey Estrougo, qui suit votre parcours avec NTM, ont été dévoilées. Quelle est votre implication dans le projet ?

    Ce sont des heures de partage avec Audrey Estrougo afin que la vérité soit mise sur papier, enfin, une vérité en tout cas. Ça a été un vrai travail pour qu'il n'y ait pas d'inexactitudes. Après l'écriture en elle-même, c'est à travers son œil, c'est son œuvre. On a quand même pu discuter de la direction artistique, de scènes qu'on pourrait retravailler mais très légèrement. Audrey a une liberté totale sur son projet.

    Avez-vous d'autres projets en cours au cinéma ou dans la musique ? Est-ce qu'on vous reverra en guest dans la saison 2 de Validé ?

    Je n'ai pas été contacté pour la saison 2 de Validé. Mais j'ai adoré participer à la série parce qu'elle est vraiment bien et je connais bien Franck Gastambide. Et puis c'était facile parce que je jouais mon propre rôle et ça ne m'a pris que quelques heures de tournage. En ce qui concerne la musique, je l'ai un peu mis de côté. On a fait la dernière avec NTM à Bercy et puis j'ai fait un titre récemment avec Fianso. C'est toujours un plaisir de participer à un projet musical même si ça devient plus ponctuel. Sinon, j'ai participé à quelques projets au cinéma mais leurs sorties restent encore incertaines ou alors ils n'ont pas encore été montés.

    Propos recueillis par Mégane Choquet le 3 août 2020.

    Engrenages
    Engrenages
    Sortie le 13 décembre 2005 | 52min
    Série : Engrenages
    Avec Caroline Proust, Thierry Godard, Tewfik Jallab, Audrey Fleurot, Valentin Merlet
    Spectateurs
    3,9

    La bande-annonce de la saison 8 d'Engrenages :

    Engrenages saison 8 Bande-annonce VF

     

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