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    Au fait... A quand remonte la 1ère fois où un film a fait les pires recettes au Box Office US ?
    Olivier Pallaruelo
    Olivier Pallaruelo
    -Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
    Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

    Les flops au Box Office, c'est courant, même les très gros flops commerciaux. Mais lorsqu'un film entre directement au panthéon du Box Office américain en affichant des résultats historiquement mauvais, c'est à marquer d'une croix blanche...

    Zyzzyx LLC

    Avez-vous vu ce Thriller sorti en 2004 au nom improbable (et idéal pour faire Scrabble...) répondant au doux nom de Zyzzyx Road, signé par John Penney ? Non ? Pas grave, vous êtes de toute façon comme l'écrasante majorité des spectateurs.

    Zyzzyx Road, ou l'odyssée plus ou moins sauvage d'un couple criminel en cavale avec un cadavre dans le coffre d'une voiture, prenant le chemin d'une route maudite. Tom Sizemore et Katherine Heigl ont beau avoir sorti les avirons et ramer comme jamais pour attirer les spectateurs dans cette petite production de 1,2 millions de dollars, rien n'y a fait. Projeté dans une seule salle et vu par six spectateurs, le film a rapporté très officiellement... 30 $, au terme de ses six jours d'exploitation dans une salle de Dallas.

    Pour la forme et l'anecdote, d'autres films se sont pris de sacrées gifles au Box-Office US. Comme le film d'épouvante / horreur SF Storage 24 par exemple. Sorti en 2012, il n'a ramassé que 72 $...

    Cela dit, et pour être un peu plus complet sur le film de John Penney, l'histoire est un peu plus nuancée. Le site Entertainment Weekly a d'ailleurs publié en 2009 un très intéressant article sur le film. En réalité, ces fameuses séances à Dallas n'étaient pas censées être une exploitation commerciale. Elles visaient à répondre à un accord avec la Screen Actors Guild, qui permet aux films à faibles budgets de payer les acteurs à un taux inférieur tant que le film bénéficie d'une sortie nationale. "On a loué la salle pour 1000 $, [...] on a payé pour que la salle projette le film chaque jour" explique Leo Grillo dans l'article d'Entertainment Weekly. Peu importe le nombre de spectateurs; l'important étant que le film soit projeté. "D'un point de vue légal, on avait donc une séance par jour. Si un arbre tombe dans la forêt et que personne n'est là, est-ce que ca fait du bruit ? D'après les lois de la physique, non; mais selon les lois de la Screen Actors Guild, la réponse est oui".

    Ci-dessous, la bande-annonce du film...

     

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