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    PODCAST - Cannes 2021 Jour 8 : on débriefe Titane, entre passion et malaises
    Cannes 2021 par AlloCiné
    Cannes 2021 par AlloCiné
    -Journalistes
    Du 6 au 17 juillet 2021, nos expert(e)s passionné(e)s replongent au cœur de la folie cannoise. Responsable éditoriale : Laetitia Ratane Journalistes : Brigitte Baronnet / Mégane Choquet / Thomas Desroches / Maximilien Pierrette Vidéo : Ando Raminoson / Arthur Tourneret

    Huitième jour de cinéma au 74e Festival de Cannes, où notre équipe poursuit sa couverture de l'événement entre tapis rouge, rencontres en visu ou en visio et réaction exacerbées et passionnées. On débriefe !

    JACOVIDES-BORDE-MOREAU / BESTIMAGE

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    Laetitia Ratane (@laetitia.ratane)

    Monter les marches pour Aline de Valérie Lemercier et voir le film en présence de l'équipe du film mais aussi d'Isabelle Huppert et Noémie Merlant, c'est un grand moment ! Même si pour cela il faut abandonner dans un pot de fleur un aérosol soudainement interdit (il a été récupéré plus tard, on vous rassure !), mettre son masque dès l'entrée sur le tapis rouge alors que les stars en sont exemptées, et monter au plus vite les marches sans pouvoir faire de selfie tandis que les mêmes personnalités se font photographier... Qu'importe, on se sent privilégié lorqu'on entre dans le Grand Théâtre Lumière dont on retient l'atmosphère si particulière et qu'on voit les stars qui défilaient juste avant sur l'écran géant, débarquer dans la salle pour de vrai via un couloir sombre et étroit. Encore une fois la magie du cinéma.

    Brigitte Baronnet (@BBaronnet)

    Deux ans après Portrait de la jeune fille en feu, retrouvailles cannoises avec Noémie Merlant. La comédienne est au casting de l'un des films particulièrement attendus de la compétition cette année, Les Olympiades de Jacques Audiard, coécrit avec Léa Mysius et Céline Sciamma. Elle présente également et surtout son premier long métrage en tant que coscénariste, réalisatrice et comédienne, Mi Iubita mon amour. Cela fait partie des privilèges du métier de journaliste cinéma, pouvoir suivre le parcours, la carrière d'une comédienne et d'un comédien, et accompagner des premières fois, comme ici accompagner le lancement du baptême du feu, réussi, du passage à la réalisation.

    Thomas Desroches (@ThomDsrs)

    Titane, le nouveau film de Julia Ducournau, était annoncé comme la tornade de cette 74e édition du Festival de Cannes. Et la tornade a eu lieu. À l'occasion de la projection officielle, ce 13 juillet, deux de mes collègues et moi-même sommes allés à la sortie du Grand Théâtre Lumière pour capturer les réactions des premiers spectateurs. Elles étaient aussi intéressantes que prévues. Positives, ultra-positives, dubitatives, énervées. Certains ne pouvaient même pas nous répondre tant ils étaient soufflés, estomaqués. "C'est mon 24e Festival de Cannes et je n'ai jamais vu ça", explique cette femme, obligée de sortir avant la fin de la projection tant la dernière séquence lui semblait insoutenable. De Titane, je garde, en ce qui me concerne, un grand souvenir - d'ailleurs, j'ai déjà hâte de le revoir. J'ai aussi en tête cette interview, réalisée avant le début du Festival, avec Julia Ducournau, la cinéaste, et Agathe Rousselle. Une interview à retrouver sur AlloCiné.

    Maximilien Pierrette (@maxp26)

    Après l'édition annulée en 2020, ce Festival de Cannes appuie un peu plus la réouverture des salles de cinéma et permet, surtout, de revoir des gens en vrai. De faire des interviews en face des talents et non à travers un écran. Ou pas. Car un réalisateur manque à l'appel sur la Croisette : Kirill Serebrennikov, auteur de La Fièvre de Petrov, interdit de quitter la Russie car accusé d'avoir détourné des fonds avec sa compagnie de théâtre. Mais ça ne l'empêche pas d'évoquer son nouvel opus, en conférence de presse puis en interview, sur Zoom. Une technologie à laquelle nous commençons un peu (trop ?) à être habitués, ce qui rend l'exercice plus facile à défaut d'être moins étrange. Il fallait bien que la réalité du moment se rappelle à notre bon souvenir, dans cette bulle qu'est le Festival de Cannes. Mais au moins c'était intéressant.

    Yoann Sardet (@SardetY)

    A Cannes, tout est exacerbé. Les passions, les tensions, les réactions... Et les comportements de spectateurs (forcément cinéphiles, pointus et exigents) face à un film. On applaudit les logos des studios et distributeurs, souvent nombreux avant chaque long métrage, pour saluer ces soutiens inaltérables du cinéma d'auteur. On exprime assez bruyamment son ressenti durant la séance, que ce soit un rire, un soupir, une larme ou un sifflement (à ce titre, la projection de Titane était une vraie expérience humaine, ponctuée de réactions très viscérales). On applaudit (ou on siffle, parfois) à la fin de chaque film présenté, même en projection presse quand l'équipe n'est pas présente. Et surtout, on salue à CHAQUE séance l'animation qui ouvre chaque film. L'eau, les marches, le tapis, Camille Saint-Saëns, la Palme. Magique.

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