Derniers Avis : Springsteen: Deliver Me From Nowhere - Page 4
Springsteen: Deliver Me From Nowhere
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Anlor
2 critiques
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5,0
Publiée le 5 novembre 2025
Un énorme coup de coeur, tout est juste ! Des acteurs incroyables et l'angle de la caméra parfait. Beaucoup d'émotions pour une histoire de vie jusqu'à lors inconnue pour ma part.
Et bien, personnellement, j’ai accroché ! Très académique, très classique sans sa forme, ce biopic sur le Boss s’attelle à raconter le processus créatif de l’artiste. On est loin (et Dieu merci) de ces biopics Wikipedia qui tentent de raconter toute la vie d’un artiste de sa naissance à sa mort. Comme Bob Marley récemment, on s’arrête à un moment précis de sa vie. C’est un film de musique, les comédiens sont excellents. Que demander de plus ?
C'est un film sur la création artistique contre vents et marées : Springsteen contre ce qui se fait ou qui ne se fait pas - en l'occurrence la sortie de l'album Nebraska en 1982 (contre l'avis de sa maison de disques, et un immense succès au final). Pour qui ne connaît pas sa vie, le film est évidemment une découverte du bonhomme, en plus de la genèse de l'album - une très longue dissection de la genèse.
Comme le dit la bande-annonce, Springsteen cherche à se "réparer" avec cet album et cherche à réparer le monde en même temps (magie de la création artistique), car il n'allait pas bien, à l'égal du monde qui ne va pas bien non plus.
Mais si rester "authentique" avant tout (et déléguer la "fureur" à son manager), c'est affaire d'obstination, en revanche, retrouver (et faire retrouver) le sens de la vie, c'est pas l'affaire d'un jour. Quant à déculpabiliser le succès lui-même (puisqu'il ressemble à un reniement de ses origines populaires)... Donc "réparation" pas facile (Springsteen a lutté). Et film ambitieux (on l'aurait peut-être souhaité moins ambitieux et plus musical, beaucoup plus musical).
Cette longue genèse ressasse (flashbacks en noir et blanc) les choses difficiles de son enfance, le mal-être de son père (et les conséquences), mais aussi d'autres mal-être, plutôt inattendus, qu'il semble comprendre (en tout cas, il les fait exister) - des tueurs en série mis en scène dans des films comme La Nuit du Chasseur avec Robert Mitchum (1955), vu avec son père, ou La Balade Sauvage de Terrence Malick (1973). Par contre, cette genèse (et sa propre vie) passe aussi par la lecture de Flannery O'Connor, qu'il semble découvrir, une romancière américaine du 20ème siècle, qu'on découvre nous-mêmes, pour avoir réfléchi sur la coexistence de l'imaginaire et du réel, sur l'éthique, et qui l'influencera pour s'en sortir autrement que par la vengeance - on l'entendra ainsi chanter "celui qui s'éloigne de sa famille n'est pas un homme bien".
Springsteen est incarné par un Jeremy White, cocktail réussi (physique, gestuel et voix) d'Adrien Brody et de Vincent Lindon ! Autant dire qu'il est absolument convaincant. Le personnage est pourtant difficile à cerner et son époustouflant succès était plutôt improbable, puisqu'on ne fait que pleurer avec lui, ses chansons étant de longues plaintes (mais qui mettent le feu). Sacré bonhomme en effet dans tous les sens du terme, d'où le titre du film (sortez-moi du néant), parce qu'il était littéralement "empoisonné" (selon ses propres mots) par les souvenirs d'enfance, et qu'il s'en sort pour devenir ce qu'on sait aujourd'hui (un milliardaire, signe de la réussite aux USA).
Et un biopic de rockstar de plus. Bruce Springsteen a connu une enfance marquée par la violence de son père, et une dépression envahissante. Au milieu de ce marasme, le rockstar utilise cet état pour créer un album acoustique qu’il défend coûte que coûte. Le film rend hommage au processus créatif d’un album puissant et incontournable. C’est déjà ça.
Super film ! J'ai adoré en apprendre autant sur cette période trouble du chanteur et sur la création de cet album si particulier. Et l'acteur principal est excellent, et si ressemblant au Boss. Bravo !
Je suis fan de Bruce depuis 40 ans, mais je suis aussi fan de cinéma ! Donc si vous êtes aussi fan du Boss, vous l’avez sûrement déjà vu et peut-être 2 fois comme moi (1 en VO 1 en VF) et vous êtes ravi aujourd’hui ! Si vous ne faites pas partie de ses admirateurs, tant pis pour vous, mais vous pouvez vous rattraper en allant voir ce superbe moment de cinéma humain et artistiquement très réussi… Après cela, vous n’aurez qu’une envie : rattraper le temps perdu sur le plan musical
Petite douche froide pour ma part. Une légende telle que Bruce Springsteen méritait bien mieux. Je respecte le travail de Jeremy Allen White dans le rôle, il est plutôt convaincant, beaucoup moins celui de Scott Cooper. On a une fois de plus le fameux biopic musical fade et sans ambition. C’est un enchaînement de cases à cocher qui donne l’impression de juste lire une fiche Wikipédia. Le film pousse d’ailleurs cette idée jusqu’au bout puisqu’il se clôt avec un texte nous expliquant la suite de la carrière du chanteur. Que c’est détestable.
Les difficultés artistiques rencontrées sont toutes expédiées en deux scènes, les allers retours entre le présent et son enfance sont très bordéliques en terme d’exécution et le peu d’émotion proposée fait très forcé parce que le développement des personnages est bâclé. On essaye donc de se rattraper avec des scènes vides et visuellement, c’est tout aussi vide voire médiocre. Cela ressemble juste à un mauvais documentaire inachevé. Merci encore à Bohemian Rhapsody qui a complètement bousillé l’industrie du film biographique. 8,5/20 (Cinéma)
Ce film casse le code du biopic bon chic bon genre made in Hollywood, puisque si l’on sait d’avance que c’est juste un focus sur un segment biographique il s’avère finalement que le sujet principal (autant que le Boss himself, voire +) est la dépression, avec en 1ère étape s’avouer à soi-même qu’on l’est, depuis longtemps voire depuis la plus tendre enfance !
Un certain sens du réalisme met le spectateur en porte-à-faux du film durant la projection, car on redoute l’aspect transcendance de cet état dépressif par le génie musical du bonhomme, dont nous, commun des mortels, sommes dépourvus. Mais heureusement le réalisateur nous épargne la ficelle. En effet tel un cow-boy partant au soleil couchant c’est clopin-clopant cahin-caha, encore bien nébuleux et probablement pour toujours trop bancal, que Springsteen s’envole du gros succès vers la gloire absolue, sans oublier de tirer sur une autre ficelle bien élimée, voulue et indispensable au scénario, celle de la relation sentimentale qu’il délaisse pour ne pas avoir à s’investir complètement, et ce d’abord en lui-même (oh le lâche, pourtant pétri du courage introspectif en grattant sa part écorchée de compositions musicales à contre-courant du tubesque ).
J’ai bien aimé la mise en avant des détails techniques sur la partie purement matérielle des enregistrements sonores. Tom Strong est so strong depuis son Roy Cohn et confirme son talent sciemment en demi-teinte de par son rôle d’ homme « fonction support » de la star ; il incarne une loyauté sans esbrouffe à l'image du film.
La performance de White découvert pour moi depuis son second rôle d’Iron Claw où il effaçait le premier rôle est stupéfiante, et vaudrait à elle seule le détour dans un film moins bon qui cache sous son classicisme américain une originalité finalement aussi valeureuse que le Johnny Cash de James Mangold ou encore de son récent Bob Dylan qui ont quand même dû servir de cadre de référence à Cooper.
Me manque une enquête familiale comme dans un des livres de Bruno Clavier où on creuserait la dépression du père Springsteen (maquillage vieux qui est des rares défauts m'ayant sauté aux yeux) pour tenter d'en découvrir l'origine, la mettre en lumière pour, là oui effectivement, la transcender, puisque c'est comme une maladie qui s'est répandu au fils et que si le temps a lissé leurs frictions, l'ombre plane, pèse, encore sur eux (quitte à ce que le public du Boss ait eu quelques bonnes chansons mélancoliques en moins !).
Quelle baffe ! Je suis un fan de la première heure du Boss et cela, loin de me faire adorer tout ce qui sort sur lui me rend exigeant quant à la façon dont on en parle. L'acteur principal est parfait, la montée en puissance maitrisée et cela nous conforte dans une idée simple. Springsteen est bien la conscience encore vivante des US. Ne le ratez pas, que vous soyez fan ou pas.
Un film magnifique sur un petit bout de vie du boss. Des acteurs fantastiques, une photo splendide et une bande son forcément sublime. Bref une vraie réussite pleine d’émotions !
Malgré quelques bonnes idées de mise en scène et une volonté manifeste de rendre hommage à la légende du rock, ce biopic peine à convaincre. Le film déroule une esthétique soignée, parfois inspirée, mais reste globalement trop sage, trop linéaire, un peu plat, en somme. L’acteur principal livre une performance solide, habitée, parfois émouvante. Il incarne avec justesse les silences, les regards perdus, les éclats de colère contenus. Mais voilà : on ne comprend jamais vraiment ce qui le ronge. Le scénario esquisse des zones d’ombre sans jamais les explorer. Le mal-être du personnage semble flotter sans ancrage, comme un spleen vaguement rock’n’roll, sans cause ni conséquence. On finit par se demander si cette douleur n’est pas un simple caprice de star, une posture mélancolique plus qu’un véritable conflit intérieur. Et cette frustration devient le fil rouge du spectateur : on attend une révélation, un déclic, une faille... qui ne vient jamais. En voulant préserver le mystère, le film oublie de nous faire ressentir l’homme derrière l’icône. Résultat : un portrait élégant mais trop distant, qui laisse un goût d’inachevé.
Le film explore les thèmes de la dépression, de la créativité et de l'amitié, offrant une vision nuancée et réaliste de l'artiste que j'apprécie. De plus, je suis un fan de Springsteen, j'ai donc un attrait tout particulier pour sa musique. Dans ce film, il est question de la création de l'album "Nebraska"spoiler: qui tenait beaucoup au coeur du Boss .
Même si, le thème de la dépression est pas excessivement abordé, je trouve tout de même ce film passionnant car il explore une face sombre de la vie du chanteur, spoiler: avec de nombreux flashbacks qui permettent d'avoir une vue d'ensemble et de mieux comprendre sa vie.
Pour finir, j'attribue une note de 4/5 à ce film. Tous les thèmes que j'ai évoqués plus haut y sont bien representés et mis en valeur, le titre en dit long sur le thème du film et les acteurs qui jouent les rôles principaux sont excellents !
un biopic des plus classiques ... Le film séduira sûrement les fans de Springsteen. Pr moi qui ne connaissais que qq chansons, j'ai regardé sans trop de passion. Ça ne m'a pas spécialement donné envie de découvrir ses chansons en tout cas