J’attendais ce nouveau "Scary Movie" avec une immense impatience. Sur le papier, tout semblait réuni pour un retour triomphal de la franchise : les frères Wayans de retour aux commandes, Cindy et Brenda qui reprennent enfin leur place après un cinquième volet particulièrement oubliable, le retour de personnages cultes des premiers films, et surtout un scénario recentré sur les films d’horreur contemporains, là où les deux derniers opus avaient parfois tendance à s’éparpiller. Tous les voyants étaient au vert pour le grand comeback d’une saga aussi inégale que culte.
Malheureusement, j’en suis ressorti très mitigé, voire franchement déçu.
Pourtant, la campagne promotionnelle était impressionnante. Bande-annonces, teasers, interviews... il y avait un véritable engouement autour du projet. Généralement, quand un film mise autant sur sa communication, ce n’est pas forcément bon signe, mais je refusais de croire que "Scary Movie" tomberait dans ce piège.
Le début est plutôt correct, même si l’on met beaucoup de temps à retrouver les personnages emblématiques de la saga. À la place, le film s’attarde sur une nouvelle génération de personnages largement inspirée du casting de "Scream 5". Le problème, c’est que
cette intrigue occupe une place démesurée dans le récit
. Là où les premiers films excellaient dans l’art de fusionner plusieurs références horrifiques au sein d’une histoire originale et cohérente, ici tout semble tourner autour d’un seul modèle. C’est précisément ce qui faisait le génie des trois premiers "Scary Movie" et qui manque cruellement ici.
Concernant les nouveaux personnages, difficile de s’y attacher tant ils sont prévisibles et peu développés. Quant aux anciens, seuls Cindy, Brenda et Shorty bénéficient réellement d’un minimum d’attention. Les autres sont réduits à de simples apparitions.
Ray est probablement le personnage le plus maltraité.
Sa toute première scène, celle de son retour, repose sur une référence à une vidéo surtout connue aux États-Unis, ce qui rend la scène particulièrement confuse pour une partie du public. Il réapparaît sans véritable explication, et surtout, tout ce qui faisait son charme a disparu. Son ambiguïté sexuelle, son déni permanent face à l’évidence, constituaient l’essence même du personnage. Ici, il est ouvertement assumé qu'il est gay mais tente maladroitement de se repentir.
Les quelques gags qui lui sont consacrés tombent systématiquement à plat.
Shorty, lui, n’a pratiquement pas changé, mais finit par monopoliser l’attention au détriment des autres personnages. Brenda a perdu une grande partie de l’énergie et de la folie qui faisaient son charme dans les précédents films. Quant à Cindy, son évolution est encore plus déroutante. Son côté naïf a complètement disparu. Sans réelle explication,
elle est désormais passée par la drogue et l’alcool
, ce qui la rend blasée, détachée et nonchalante.
Les filles de Cindy ne marquent jamais les esprits.
L’une d’elles est accro à toutes sortes de médicaments (encore un personnage accro aux drogues...le 3ème !), mais même ce trait de caractère ne donne lieu à aucun gag véritablement mémorable.
Plus largement, je ne crois pas avoir ri une seule fois grâce à elles.
Du côté des autres retours, Greg apparaît brièvement
dans une séquence liée à "Scream 5"
. Bobby est presque inexistant :
une seule scène alors que son personnage aurait pu être exploité bien davantage. J’y ai sincèrement cru pendant quelques instants, notamment parce que sa scène pouvait évoquer le retour de Billy dans "Scream 5". En plus, cette scène parodiait "Smile", ce qui semblait prometteur. Malheureusement, tout cela dure à peine quelques encore : si vous avez vu la bande-annonce, vous avez déjà vu l’intégralité de sa participation.
Doofy
revient uniquement pour reproduire l’arc narratif de Dewey dans "Scream 5"
,
ce qui permet de deviner immédiatement son destin.
Gail Hailstorm, pourtant l’un de mes personnages préférés du premier film, ne dispose que de deux scènes. L’une d’elles aurait d’ailleurs mérité un développement beaucoup plus conséquent
si elle n’avait pas servi de prétexte à l’autopromotion des frères Wayans.
Même constat pour les enfants de Brenda, qui avaient pourtant un potentiel comique intéressant mais finissent eux aussi dans la catégorie des personnages oubliables.
L’intrigue souffre également d’un véritable manque de cohérence. Les scènes s’enchaînent sans réel fil conducteur, à l’exception de Ghostface qui surgit régulièrement sans logique apparente.
Plus tard, on découvre qu’ils sont plusieurs sous le masque, mais cela ne résout pas les nombreuses incohérences du récit.
J’ai même l’impression que le film a été largement remonté, voire charcuté au montage. Certaines situations n’ont tout simplement aucun sens :
Sa toute première scène, celle de son retour, repose sur une référence à une vidéo surtout connue aux États-Unis, ce qui rend la scène particulièrement confuse pour une partie du public. Il réapparaît sans véritable explication, et surtout, tout ce qui faisait son charme a disparu. Son ambiguïté sexuelle, son déni permanent face à l’évidence, constituaient l’essence même du personnage. Ici, il est ouvertement assumé qu'il est gay mais tente maladroitement de se repentir.
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Plusieurs scènes visibles dans les bandes-annonces ou dans les photos promotionnelles ont disparu du montage final,
Sa toute première scène, celle de son retour, repose sur une référence à une vidéo surtout connue aux États-Unis, ce qui rend la scène particulièrement confuse pour une partie du public. Il réapparaît sans véritable explication, et surtout, tout ce qui faisait son charme a disparu. Son ambiguïté sexuelle, son déni permanent face à l’évidence, constituaient l’essence même du personnage. Ici, il est ouvertement assumé qu'il est gay mais tente maladroitement de se repentir.
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J’ai également été surpris de
Sa toute première scène, celle de son retour, repose sur une référence à une vidéo surtout connue aux États-Unis, ce qui rend la scène particulièrement confuse pour une partie du public. Il réapparaît sans véritable explication, et surtout, tout ce qui faisait son charme a disparu. Son ambiguïté sexuelle, son déni permanent face à l’évidence, constituaient l’essence même du personnage. Ici, il est ouvertement assumé qu'il est gay mais tente maladroitement de se repentir.
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Là où le film m’a véritablement agacé, c’est
Sa toute première scène, celle de son retour, repose sur une référence à une vidéo surtout connue aux États-Unis, ce qui rend la scène particulièrement confuse pour une partie du public. Il réapparaît sans véritable explication, et surtout, tout ce qui faisait son charme a disparu. Son ambiguïté sexuelle, son déni permanent face à l’évidence, constituaient l’essence même du personnage. Ici, il est ouvertement assumé qu'il est gay mais tente maladroitement de se repentir.
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cette idée et finit par devenir lourde, insistante et surtout très peu drôle.
Le film y multiplie également les références extrêmement américaines que beaucoup de spectateurs internationaux ne comprendront pas. (mention spéciale à la présence d'un Youtubeur Américain apparemment très populaire là bas mais dont la présence en caméo et le meurtre m'a transporté d'ennui et d'indifférence)...C’était déjà l’un des principaux défauts des cinquième et sixième volets, et j’espérais sincèrement que cette erreur ne serait pas répétée.
Les messages liés à la communauté afro-américaine sont également très présents. Sur le fond, ils sont parfaitement légitimes et leur place ne me pose aucun problème. Mais ici, ils sont tellement nombreux qu’ils finissent par prendre le pas sur l’humour. Les frères Wayans m’avaient habitué à un traitement plus subtil et plus inspiré de ces thématiques. Certains parlent de « racisme anti-blanc », ce qui me paraît largement excessif. En revanche, il est évident que le film porte un message très centré sur leur propre expérience et leur vision du monde. Encore une fois, ce n’est pas forcément un problème en soi, mais ce n’est pas ce que j’attends d’un "Scary Movie".
La promotion promettait un film plus corrosif que jamais. De mon côté, je suis resté sur ma faim. Hormis quelques blagues
Sa toute première scène, celle de son retour, repose sur une référence à une vidéo surtout connue aux États-Unis, ce qui rend la scène particulièrement confuse pour une partie du public. Il réapparaît sans véritable explication, et surtout, tout ce qui faisait son charme a disparu. Son ambiguïté sexuelle, son déni permanent face à l’évidence, constituaient l’essence même du personnage. Ici, il est ouvertement assumé qu'il est gay mais tente maladroitement de se repentir.
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, le film manque cruellement d’audace et de mordant.
Le succès commercial est néanmoins au rendez-vous puisque ce nouvel épisode a battu les records d’entrées de la franchise. Une suite semble donc inévitable.
J’espère simplement que, cette fois, les frères Wayans consacreront davantage d’énergie à écrire une véritable parodie inspirée et cohérente plutôt qu’à célébrer leur propre héritage.