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Johnmaylondon
8 abonnés
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5,0
Publiée le 21 mars 2025
Un film fascinant qui explore la relation père-fille dans un cadre historique où l'esprit des samouraïs plane. La partie de Go devient le cœur d’un duel aussi stratégique qu'émotionnel. Un spectacle émouvant et riche en symboles. Un grand film !
Je comprend que ce soit original, que l'on est pas l'habitude des films asiatiques. Alors cela peut plaire à certains mais le film ne réussit pas à se sortir des clichés de ce type de film (rythme, scénarios, dialogues)
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3,0
Publiée le 25 août 2025
Yanagida est un ancien samouraï qui mène désormais une vie extrêmement modeste et intègre. Il ne roule pas sur l'or et il refuse même de l'argent qu'il estime ne pas mériter. Une modestie limite énervante quand on le découvre, car ça impacte sa propre fille et ceux à qui il doit de l'argent. Pour lui, peu importe tant que ses actes sont alignés avec ses valeurs. Un homme d'honneur donc et quand celui-ci est sali, il décide de laver son nom... "Gobangiri" est donc un film sur l'honneur, la fierté, les sacrifices et surtout sur les limites des codes des samouraïs. C'est une autre époque, mais si Kazuya Shiraishi prend un cas aussi extrême, c'est pour critiquer ce comportement égocentrique et égoïste d'un personnage d'ailleurs très peu attachant. En ce sens, le propos est intéressant, mais pas mal dilué dans une histoire bourrée de longueurs. Il y a tellement de moments creux sans parler des parties de go qui n'ont jamais suscité mon intérêt, car je ne connais pas les règles et que l'approche n'est pas ludique. Ce n'était pas le but, car ce n'est pas un film sur ce jeu de stratégie et heureusement. Bref, c'est inégal, mais pas mal.
Malgré une belle intention artistique et une ambiance poétique, Le Joueur de Go peine à captiver. Le rythme est lent, les personnages manquent de profondeur, et l’émotion reste en surface. Dommage, car le potentiel était là.
Ce film est beaucoup trop lent, je me suis ennuyée, même la fin n'en finit pas de finir... Je ne connais rien au Go mais le film peut se suivre sans cela. Le côté samouraï m'avait séduite, on retrouve leur code (hara-kiri notamment) mais ces longueurs donnent envie de dormir. Fuyez !
J'aime le Japon, pour y avoir été. Cependant ce film est plus un documentaire sur le code d'honneur des japonais et des samouraïs qu'un film intéressant à regarder. Il est long et le scénario tient sur une tête d'épinglespoiler: (un samouraï est accusé d'avoir volé quelques kopecks à tort). Une bonne heure de moins aurait largement fait l'affaire. Ce "spectacle" devient même tragi comique (comme dans la série "Shogun") spoiler: avec cette envie de se faire décapiter (Je cite: Prenez ma tête plutôt que celle de mon maître. Oh non, prenez ma tête plutôt que celle de mon serviteur). Un film entier est tourné, parce que le maître oublie qu'il a caché l'argent derrière un cadre. Je le répète, oui pour du cinéma, non pour un documentaire. Ce n'est pas mauvais, mais en tant que spectateur j'attends autre chose que ce reportage sur le Japon du bon vieux temps. C'est tout de même tristounet.
Beaucoup de déception devant ce film japonais. Un film mettant en scène le go comme le titre le dit mais pas comme on l'imaginais.
Le film avance de bonnes idées et un style visuel assez singulier mais pour ne servir aucun argument scénaristique. Je prend l'exemple des lumières diffuses. Elles sont omniprésentes et attirent énormément l'oeil mais n'apporte pas grand chose et n'ont pas de sens. C'est simplement un parti pris artistique. Dans certaine scène, on peut avoir une profondeur de champ extrêmement faible. Je pense notamment à un plan où l'on a notre personnage principal sur un côté du cadre et un autre personnage en fond. La faible profondeur de champ traduit souvent une forme d'isolement du personnage par rapport à son environnement, ou une phase de réflexion... Sauf que là c'est aucun des deux et la personne en fond est tellement flou que l'on ne peut distinguer aucune réaction sur son visage.
Le titre du film est donc : "Le joueur de go". Sauf que le go n'est pas mis en scène comme un élément déclencheur, ni comme un élément de résolution, ni comme un élément scénaristique tout court. Le film parle davantage de problème d'argent et d'honneur. On a une suite de situation assez peu crédible et vers la fin du film, les deux ennemis s'affrontent au go alors que cela n'a vraiment aucun sens. Les deux sont à deux doigts de se battre physiquement puis d'un coup : "réglons ça avec une partie de go". C'est tellement peu crédible.
Le jeu des acteurs est bon pour le personnage principal et sa fille mais pour le reste, c'est vraiment pas dingue et certaines scènes encore une fois perdent en crédibilité avec ça.
Bref un film vraiment moyen que je ne conseille pas.
J'adore les films d'Akira Kurosawa, j'adore les films de Kobayashi, j'ai été étonné de découvrir un film à la fois en hommage à ces films et d'une grande modernité dans ce qu'il raconte de ses personnages féminins notamment, d'une grande moralité et intelligence. C'est un film autant sur des affrontements - autour du Go, du sabre - qu'autour de ceux qui luttent pour exister. Très réussi !
Vu aux Saisons Hanabi 2024, le retour en fanfare du chanbara japonais entre coups de sabres et coups de maître au jeu de go mène par un éclectique casting de chanteurs et acteurs très connu dans un cadre qui nous survend le Japon féodal qui plaît tant, enrobé d’une magnifique composition et plans directement référencé aux films de Kurosawa.
belle photo, accumulation d'histoires, trop c'est trop : non seulement il se fait bannir, mais sa femme est violée et sa fille sur le point d'être prostituée ! Musique éprouvante qui ne convient pas à l'époque et au sujet; les scènes de combat, heureusement peu nombreuses, sont insupportables. Reste les scènes de go que j'ai trouvé géniales bien que ne comprenant rien au jeu et l'acteur est excellent. Très décevant au final.
La 1ere partie m’a donné l’impression d’une pub pour l’office du tourisme du Japon. Tous les clichés visuels y étaient . La musique m’a gênée tout au long du film : du mauvais Sakamato. Dès l’annonce qui clôt la première partie, le film devient plus dense , plus intéressant et fait oublier le traitement stéréo typique du décor ( Kill bill de Tarantino sonnait quasi plus juste).
Un film bouleversant qui mêle passion, stratégie et émotion. La rencontre entre deux mondes à travers une simple partie de Go. Une œuvre forte et subtile, portée par des acteurs incroyables. Un véritable voyage entre histoire et humanité.
Et non, il ne s'agit pas d'un drame sportif, mais bien d'un film de samouraï ! Le film se déroule au 19ème siècle à Edo (la future Tokyo). L'ère des samouraïs touche à sa fin, et Yanagida, devenu ronin, mène une vie simple de graveur de sceau et joueur de go aguerri. Le long-métrage comporte un premier acte solide et immersif, dans cet vie du Japon d'antan. Avec notamment l'étonnante amitié qui va se tisser entre ce samouraï adepte de l'honneur et de l'intégrité... et un prêteur sur gages pour le moins sournois ! C'est touchant, joliment filmé, et bien reconstitué en termes de décors et costumes. Puis viennent deux rebondissements dans une construction un tantinet bancale (le seul vrai reproche que je ferai). Un spectre du passé qui ressurgit, cumulé à une accusation maladroite de vol... et voilà Yanagida en sombre quête de vengeance. L'ensemble embraye alors sur un film de samouraï plus classique... si ce n'est que le go remplace (presque) les croisements de sabre. Le film aborde des thématiques déjà vues dans les classiques du chambara : la mutation de la société japonaise, et la rigidité du bushido au regard de ces évolutions. Néanmoins c'est pertinemment traité ici. Yanagida est respecté car c'est un ancien samouraï aux valeurs droites... mais cette intégrité à tout prix lui a également causé de nombreux ennemis, et généré des dégâts. D'autant que l'ensemble reste prenant, avec des enjeux solides... et des parties de go rythmées (quand bien même je ne connais rien à ce jeu !). Kazuya Shiraishi n'oublie pas les origines du genre, avec quelques croisements de sabre bien sympathiques. Il y a d'ailleurs une scène de flashback qui caresse l'amateur de chambara dans le sens du poil : beaux costumes, et grain d'image qui fait penser aux films des années 60 !
L’histoire captivante et fascinante d’honneur et de vengeance d’un samouraï déchu dans le Japon féodal, servie par une mise en scène hyper soignée. 3,75
A Edo, ancien nom de la ville de Tokyo, un samouraï jadis respecté vit une vie misérable après avoir été accusé d'un vol. Dans des décors magnifiquement restitués, avec un soin particulier sur les costumes autant que sur la lumière, le réalisateur livre un film d'une lenteur maitrisée, avec une élégance presque chorégraphiée dans les parties de Go. Une réussite.