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L'homme sans nom
182 abonnés
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2,0
Publiée le 26 mars 2025
D'une lenteur folle, le film n'est pas pour tout le monde : il faut déjà être familier aux films japonais traditionnels où l'honneur prévaut sur la vie et rend ce récit particulièrement irréaliste. La forme ne sauvera pas ma séance, puisqu'elle est assez banale malgré une belle photo et des acteurs impliqués. A réserver aux amateurs donc.
Je dois dire que malgré la complexité du scénario, ce film est impressionnant et m’a fait penser à Akira Kurosawa ( le génie des sept samouraïs, 1957 ? ) Je reconnais qu’il faut s’accrocher d’autant que de nombreuses scènes du début, montre des parties de Go ( dont les règles nous sont inconnues en Europe) ??? Heureusement cela ne dure pas et l’on a le droit a des joutes de samouraïs impressionnantes et à un scénario qui s’éclaircit au fil du film, disons quand même et c’est mon petit reproche, que j’ai eu du mal me familiariser avec les personnages, étonné par certaines réapparitions en fin de film….Malgré ces critiques je confesse qu’on a le droit à un petit chef d’œuvre, bref un grand film qui m’a fait rester sur mon siège pour le générique final ( très rare que je reste). Je conseille sans hésiter
Un film de samouraïs qui vaut plus par son scénario, ses dialogues et la psychologie de ses personnages, qu'à sa mise en scène somme toute classique. Loin de la puissance des Kurosawa et autres maîtres du genre, mais efficace et élégant.
Jamais aucun film n’avait autant donné l’impression d’être immergé physiquement dans le Japon ancien. Une incarnation au plus près des matières, des lumières, des espaces.. Éloge de l’Ombre.
Si vous espérez en savoir plus sur les règles du jeu de go, passez votre chemin. Par contre si vous vous intéressez au code d’honneur des samouraïs, ce film est fait pour vous. La musique n’est pas terrible, mais la lumière est belle.
Très bien avec cependant quelques bémols : spoiler: les personnages autres que les samouraïs sont un peu falots, voire pour certains un peu neuneu.... La fin avec le départ du samouraï errant et la non restitution du rouleau pour faire le bien m’ont semblé un peu culcul....
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + le joueur de go" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Le Joueur de go, ou comment Kazuya Shiraishi transforme un jeu de plateau en un duel de volontés plus intense qu’un combat au sabre. Ne vous attendez pas à des éclats de lames ou des batailles grandioses : ici, la guerre se joue sur un damier noir et blanc, chaque coup pesant plus qu’un assaut militaire. Shiraishi, d’ordinaire habitué aux thrillers rugueux, se glisse ici dans un exercice de style d’une lenteur savamment orchestrée. Du pur masochisme cinématographique ? Peut-être. Ou un chef-d’œuvre d’introspection millimétrée.
Tsuyoshi Kusanagi, impérial en samouraï déchu, incarne la retenue avec une intensité glaciale. Face à lui, Kaya Kiyohara apporte une touche de candeur, tandis que Jun Kunimura, toujours impeccable, distille un charisme vénéneux dans son rôle de marchand d’art ambigu. Ensemble, ils créent un ballet silencieux où chaque regard, chaque silence pèse des tonnes.
Visuellement, c’est un régal. Des lumières tamisées, des intérieurs feutrés, des estampes vivantes. Shiraishi filme avec la minutie d’un calligraphe, traçant son récit trait par trait. C’est magnifique… et frustrant. Car le film prend son temps, son grand temps. Les scènes de go s’éternisent, certains dialogues semblent s’écouter penser. Si vous avez une patience de moine zen, vous serez ravi. Sinon, préparez-vous à lutter contre l’envie irrépressible d’accélérer le visionnage.
Mais il y a ce quelque chose qui happe, qui obsède. Cette sensation qu’un coup de trop peut tout faire basculer. Et puis, soyons honnêtes : dans une époque où tout va trop vite, voir un film qui vous force à ralentir est presque une rébellion. "Le Joueur de go" n’est pas un film qui se regarde, c’est un film qui se joue. Si vous êtes prêt à accepter les règles, la partie en vaut la peine.
Un samouraï errant vit à Edo dans une modeste pension dont il peine à régler le loyer. Le jeu de go, dans lequel il est passé maître, est son seul loisir. Mais quand son honneur est mis en cause, il livre un dernier combat pour le laver.
Le Joueur de go est un film étonnant. Selon qu’on est indulgent ou pas, on le jugera intemporel ou franchement démodé. Comme "The Alto Knights", sorti la semaine dernière, il semble venir de nulle part. D’ailleurs ni son réalisateur (qui n’en est pas pourtant à son premier film), ni ses acteurs n’ont fait parler d’eux.
Pendant la première moitié du "Joueur de go", j’ai imaginé que son héros avait forgé un plan machiavélique pour nourrir sa vengeance. Mais le scénario est beaucoup moins retors que je l’avais imaginé, même si je ne suis pas sûr d’en avoir compris toutes les ficelles.
"Le Joueur de go" m’a fait penser à ces polars de la collection Grands détectives chez 10/18 qui nous faisaient voyager dans le temps et dans l’espace. Mais hélas, il n’est qu’un succédané des films de sabre, aux combats aussi répétitifs qu’ennuyeux.
Très belle photo et mise en scène soignée Je regrette la musique, très belle au demeurant, mais ne correspondant pas du tout à l’ambiance du film en le rendant hollywoodien. (Oscarisable ?) Le scénario s’embrouille entre 2 histoires que le réalisateur essaie de connecter maladroitement… Quelques scènes violentes frôlent le risible. Jolie promesse en ouverture sur le jeu de GO magnifiquement filmé mais déception au final.
Un magnifique film historique Japonais qui nous plonge à Edo quelque part au 17ème siècle. On est transporté à la fois dans les us et coutumes du Japon de cette époque, l'ordre social et hiérarchique en vigueur, et le code de Bushido qui définissait les valeurs de l'homme, avec l'ancien samouraï Yanagida. Celui--ci fait tout pour mener une vie intègre, notamment dans la pratique du jeu de Go, avec les règles pas simples à appréhender mais bien expliqués. Chaque scène est très poétique et visuellement attrayante, notamment grâce aux decors soignés, à l'éclairage ou à la prestation des acteurs intéressantes. Un film à voir qui donne envie de se replonger dans les Akira Kurosawa et consorts !
J'ai trouvé le film merveilleux, passionnant, j'avais le cœur qui battait d'anticipation, je tremblait à chaque développement du scénario et ceci même après être sorti de la salle de cinéma. spoiler: On ne s'attarde pas sur le jeu de go en lui-même, ses règles ou différentes façons de jouer mais il est un excellent support scénaristique. Les plans, la lumière, les dialogues... Je dirais que j'ai tout aimé dans ce film.
Certain diront peut-être que cela manque d'action, que c'est pas suffisamment divertissant mais pour moi ça s'accorde bien avec le thème du film, il est posé, il laisse suffisamment profiter et suivre le film.
Le Joueur de Go est une immersion poétique dans le Japon féodal, réalisé par Kazuya Shiraishi. Ce drame historique se déroule pendant l’époque Edo et suit Kakunoshin Yanagida, un ancien samouraï qui, après avoir été accusé à tort, mène une vie modeste avec sa fille. À travers sa passion pour le jeu de Go, il cherche à restaurer son honneur perdu. Le film explore habilement la lutte entre tradition et modernité, tout en offrant une profonde réflexion sur l’honneur et la liberté.
Inspiré des classiques films japonais historiques, le film rend hommage au genre jidai-geki tout en y apportant une approche modernisée. Kazuya Shiraishi s'inspire de films comme Rashōmon et Hara-kiri, en utilisant le Go comme une métaphore des dilemmes moraux. Le casting, mené par Tsuyoshi Kusanagi dans le rôle de Kakunoshin, inclut Kaya Kiyohara, Takumi Saitoh et Kyōko Koizumi, qui interprètent chacun des personnages d’une grande complexité émotionnelle.
Le jeu de Go, symbole de stratégie et de patience, devient le cœur du film. À travers chaque partie, il reflète les luttes internes du protagoniste, tout en mettant en avant les valeurs samouraï d’honneur et d’équilibre. La dualité des pions noirs et blancs devient une métaphore de l’ombre et de la lumière, offrant une réflexion philosophique sur la vie et la stratégie.
Merci de proposer enfin du cinéma de samouraï, ça faisait longtemps qu'on en avait pas vu ! Entre Shogun et le dernier Assassin's Creed on ne peut pas nier qu'il y a une actualité autour de cette figure. Alors que j'ai grandi avec les Kurosawa et Kitano : du vrai beau spectacle comme les américains n'en font plus ! Un film étonnant bien qu'un peu long au début pour finalement s'épanouir dans un grand combat final autour d'un plateau de Go... et à coup de katana !
J'adore les films d'Akira Kurosawa, j'adore les films de Kobayashi, j'ai été étonné de découvrir un film à la fois en hommage à ces films et d'une grande modernité dans ce qu'il raconte de ses personnages féminins notamment, d'une grande moralité et intelligence. C'est un film autant sur des affrontements - autour du Go, du sabre - qu'autour de ceux qui luttent pour exister. Très réussi !