177 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
36 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
9 critiques
3
5 critiques
2
4 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ENVIE DE POISSON
15 abonnés
42 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 18 décembre 2024
C'est un film étonnamment plaisant Dans le début du film Tout paraît un peu nul De travers L'interprétation est très approximative Le montage et les plans ont un côté court-métrage fauché Et puis il y a Marseille Cette lumière Et ces personnages Paumés Eux aussi de travers Improbables Un peu minables Glauques Mais c'est ensoleillé Parfois drôle En fait le film colle parfaitement a ses personnages J'm'en foutistes Déglingués A côté Mal adaptés Légers et joyeux malgré tout C'est étonnant comment le film arrive à restituer l'état d'esprit de ses personnages On est nous même embarqué dans cette anarchie lumineuse Et gai Malgré le propos autour du deuil et de la drogue Il fait du bien ce film On a l'impression de sentir la caresse d'un vent chaud La tête passée par la fenêtre d'une voiture cabossée n'avançant pas bien vite Et la radio à fond Diffusant du new wave electro venant nous apaiser un jour de gueule de bois
Un film qu'il est bien difficile d'évaluer et de comparer aux autres tant il est singulier, fait de bric et de broc, mais avec tellement de coeur qu'il finit par embarquer. Tout transpire en effet le manque de moyens et la débrouille mais également la sincérité et la générosité.
Un bonheur de retrouver le très bon Christophe Paou, découvert dans l'excellent Inconnu du Lac d'Alain Guiraudie. Il incarne ici un père pour qui le deuil de son enfant est impossible et qui trouve dans la musique que sa fille a enregistrée une forme d'éternité. Le film suit ses errances pour recoller les pièces du puzzle, dans une Marseille underground, au gré de rencontres plus farfelues les unes que les autres. Loin de l'image pittoresque des films de Robert Guédiguian, la ville est ici représentée dans ses endroits les plus trash, les plus "crasseux", les moins carte postale.
De ce fait, le film a une teinte rock, voire punk (on pense à l'univers du cinéma de Mandicot mais aussi au récent Reines du Drame, mais sans les paillettes). Il aborde assez frontalement les thèmes de la drogue, de l'addiction et de la manipulation, mais le fait à travers le regard candide de son personnage principal, ce qui vient apporter une certaine forme de distance et d'humour.
Pour autant, plus le film avance plus il prend un virage émotionnel. Un peu trop long, et alors qu'il semble longtemps chercher son rythme et son ton, il atteint une forme d'état de grâce dans son dernier quart, très réussi.
En provenance de Roanne, Raoul débarque à Marseille un an après la mort de sa fille, Agnès, avec laquelle il avait rompu tout contact. Il découvre qu’elle faisait partie d’un groupe de musique nommé Fotogenico, qui avait sorti un disque, mais dont les membres se sont depuis éloignés. Pour entretenir la mémoire de sa fille, Raoul se met en tête de reconstituer le groupe dissous.
"Fotogenico" est un ovni cinématographique filmé par un couple fou de musique : Marcia Romano est scénariste ("Keeper", "La Tête haute", "L’Evénement", "L’Etabli"…), Benoît Sabatier est journaliste, rédacteur en chef de TechnikArt.
Leur film fauché se déroule à Marseille, mais se situe aux antipodes des pagnolades que Guédiguian nous concocte à intervalles réguliers. Il est filmé dans un milieu underground, post-punk, électro et lesbien. La musique du groupe Froid Dub – que je cite avec autorité mais dont, évidemment, je n’avais jamais entendu parler avant d’écrire ces lignes – serait son personnage principal si la vedette ne lui était pas volée par Christophe Paou. Cet abonné aux seconds rôles, qui promène sa moustache dans le cinéma français depuis une vingtaine d’années ("L’Inconnu du lac", "Gare du Nord", "Une part d’ombre"…) a le droit au haut de l’affiche. Son personnage est étonnant : à la fois comique – surtout quand il se promène dans son plus simple appareil dans les rues de Marseille après que ses habits lui ont été dérobés sur une anse de la Corniche – et tragique – quand il essaie de retrouver l’exacte position du cadavre de sa fille.
Sans doute ce cinéma de bric et de broc, tourné entre copains, fait-il souffler un vent d’air frais. Mais cette came-là, trop brouillonne, trop bruyante, trop punk, n’est décidément pas la mienne.
On ne sait jamais tout sur ses enfants, un homme découvre que sa fille prétendument stagiaire dans un cabinet d’avocats à Marseille était en fait chanteuse toxicomane d’un groupe d’électro-rock. Un film underground, débridé et d’une énergie dingue sur l’un des sujets les plus difficiles qui soit, la mort d’un enfant qu’il arrive presque à adoucir en empruntant des chemins de traverse. Tout n’est pas parfait, loin de là, on frôle le ridicule des dialogues et des situations par moment mais comme par magie c’est ses imperfections qui en font une œuvre attachante. Et tellement libre.
Fotogenico est une petite pépite du cinéma français.
Impossible de ne pas être saisie dès les premiers instants de la B.O qui nous plonge directement dans un Marseille underground et une direction artistique hors norme.
1h30, où nos émotions défilent comme une bobine de cinéma, on se demande sur quelle note le film va finir. Christophe Paou, porte à merveille le rôle de Raoul, attachant dans ses différentes étapes de deuil, car oui finalement, comment fait-on pour accepter la perte d'un être cher ?
Une perle. Un de ces films comme on voit rarement (jamais?) au cinéma. Une ville Marseillaise très belle à voir. Une sincérité haute en couleur. Tout parfait.
mais qu'est-ce que c'est que ce film ?! j'y allais à reculons, une histoire de deuil, un film d'auteur français, mais c'est tout le contraire des clichés, ce Fotogenico ! c'est super drôle, déviant et attachant, l'image a une classe folle, il y a de la castagne, et une histoire de disque et de dealer carrément fascinante. je m'excuse, vive le cinéma d'auteur, si c'est pour créer ça, vive l'audace !
Une épopée rock dans un Marseille tellement peu vu au cinéma. Fotogenico est une vraie bouffée d'air frais dans le paysage ramollo du ciné français ! Si vous aimez le rock, Marseille, le cinéma des années 90, les couleurs pop et la vie Courrez-y !!
c'est un film bien barré, mais il repose sur un scénario solide, les personnages ont du caractère, et les dialogues sont parfois super fendards trois trucs qui en font un très grand film : une image trop belle, une musique à la fois omniprésente et fantastique, et un personnage de dealer-écrivain génialissime !
L'OVNI du festival de Cannes, c'est ce que disait la presse suite à la sélection de ce film à Cannes ce n'est pas un mensonge : ce film est un véritable ovni, mais dans dans le sens expérimental (le scénario est assez classique), plus dans le fait que c'est le contraire d'un téléfilm - c'est pop, triste et drôle, d'une grande beauté visuelle la musique occupe une place importante, au niveau de l'histoire et de la bande-originale, et tant mieux : elle est géniale cette musique, puissante !
alors là, un défilé de surprises : le sujet est glauque, une histoire de deuil, et pourtant : une comédie bien loufoque, trop drôle c'est un film français, un film d'auteur, et pourtant : on s'ennuie jamais, ça fonce, ça pétille l'image est stylisée, et pourtant : ça fait jamais clip, c'est jamais bling-bling il y a des personnages tordus, un dealer écrivain, une droguée en rollers, et pourtant : c'est rempli d'humanité, jamais petit-malin, pittoresque bref, une géniale surprise, vue en festival - et pourtant : dès qu'il sort en salles, j'y retourne !
vu au festival Chéries-Chéris, ambiance électrique, survoltée, à la fin on a tous applaudi en rythme sur le générique tellement on était encore dedans à fond j'avais l'impression de voir un film anglais ou new yorkais grâce à une musique electro punk super importante et démente et des histoires de dealer, des bastonnades, de l'humour de partout malgré un sujet grave, une image carrément pop… j'ai eu les poils du début à la fin c'est pas tous les jours (ni tous les ans) qu'on voit des films aussi intenses
on suit l'arrivée d'un père à Marseille, il a perdu sa fille qui vivait ici, veut comprendre, faire son deuil voilà une histoire qui ne semblait pas spécialement engageante et pourtant : c'est génial, fou, hilarant ! pourquoi ? parce que le casting est super top, la bande de filles ultra moderne, le dealer tellement drôle, et l'acteur principal, Christophe Paou, aussi émouvant que cinglé (et super beau) il s'agit à la fois d'une comédie dramatique, d'une comédie, et d'un film musical, avec une musique aux tonalités electro et pourtant furieusement rock'n'roll bref : une découverte explosive qui a changé ma vision du cinéma français