176 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
36 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
9 critiques
3
5 critiques
2
4 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Colette165
22 abonnés
11 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Une épopée rock dans un Marseille tellement peu vu au cinéma. Fotogenico est une vraie bouffée d'air frais dans le paysage ramollo du ciné français ! Si vous aimez le rock, Marseille, le cinéma des années 90, les couleurs pop et la vie Courrez-y !!
L'OVNI du festival de Cannes, c'est ce que disait la presse suite à la sélection de ce film à Cannes ce n'est pas un mensonge : ce film est un véritable ovni, mais dans dans le sens expérimental (le scénario est assez classique), plus dans le fait que c'est le contraire d'un téléfilm - c'est pop, triste et drôle, d'une grande beauté visuelle la musique occupe une place importante, au niveau de l'histoire et de la bande-originale, et tant mieux : elle est géniale cette musique, puissante !
C'est un film étonnamment plaisant Dans le début du film Tout paraît un peu nul De travers L'interprétation est très approximative Le montage et les plans ont un côté court-métrage fauché Et puis il y a Marseille Cette lumière Et ces personnages Paumés Eux aussi de travers Improbables Un peu minables Glauques Mais c'est ensoleillé Parfois drôle En fait le film colle parfaitement a ses personnages J'm'en foutistes Déglingués A côté Mal adaptés Légers et joyeux malgré tout C'est étonnant comment le film arrive à restituer l'état d'esprit de ses personnages On est nous même embarqué dans cette anarchie lumineuse Et gai Malgré le propos autour du deuil et de la drogue Il fait du bien ce film On a l'impression de sentir la caresse d'un vent chaud La tête passée par la fenêtre d'une voiture cabossée n'avançant pas bien vite Et la radio à fond Diffusant du new wave electro venant nous apaiser un jour de gueule de bois
En provenance de Roanne, Raoul débarque à Marseille un an après la mort de sa fille, Agnès, avec laquelle il avait rompu tout contact. Il découvre qu’elle faisait partie d’un groupe de musique nommé Fotogenico, qui avait sorti un disque, mais dont les membres se sont depuis éloignés. Pour entretenir la mémoire de sa fille, Raoul se met en tête de reconstituer le groupe dissous.
"Fotogenico" est un ovni cinématographique filmé par un couple fou de musique : Marcia Romano est scénariste ("Keeper", "La Tête haute", "L’Evénement", "L’Etabli"…), Benoît Sabatier est journaliste, rédacteur en chef de TechnikArt.
Leur film fauché se déroule à Marseille, mais se situe aux antipodes des pagnolades que Guédiguian nous concocte à intervalles réguliers. Il est filmé dans un milieu underground, post-punk, électro et lesbien. La musique du groupe Froid Dub – que je cite avec autorité mais dont, évidemment, je n’avais jamais entendu parler avant d’écrire ces lignes – serait son personnage principal si la vedette ne lui était pas volée par Christophe Paou. Cet abonné aux seconds rôles, qui promène sa moustache dans le cinéma français depuis une vingtaine d’années ("L’Inconnu du lac", "Gare du Nord", "Une part d’ombre"…) a le droit au haut de l’affiche. Son personnage est étonnant : à la fois comique – surtout quand il se promène dans son plus simple appareil dans les rues de Marseille après que ses habits lui ont été dérobés sur une anse de la Corniche – et tragique – quand il essaie de retrouver l’exacte position du cadavre de sa fille.
Sans doute ce cinéma de bric et de broc, tourné entre copains, fait-il souffler un vent d’air frais. Mais cette came-là, trop brouillonne, trop bruyante, trop punk, n’est décidément pas la mienne.
10 571 abonnés
11 456 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 30 mars 2025
Raoul se rend à Marseille pour se rapprocher spirituellement de sa fille décédée dans la cité phocéenne. Il se rend compte très vite qu'il ne la connaissait pas du tout et cherche donc à en apprendre plus sur elle en se rapprochant de ceux qui l'ont côtoyée. Un rapprochement quand même forcé puisque Raoul est très intrusif. Ce type a la grande personnalité est sans gêne et persistant. Christophe Paou est super dans ce rôle, mais il n'y a pas grand-chose qui suit derrière. "Fotogenico" ressemble à une beaucoup trop longue bande démo. Un court-métrage aurait été plus adapté, car c'est très léger au niveau de l'histoire pour tenir 90 minutes. C'est bien de faire un film sur le deuil sans tomber dans le sentimentalisme, mais ce délire pop et enjoué est lassant à la longue. On fait vite le tour de l'histoire et l'ensemble finit par être répétitif et agaçant.
Ce n’est pas drôle mais dramatique, ce n’est pas léger mais sordide comme cette perte d’une enfant que personne ne semble regretter, et qui n’est que prétexte à une pantomime un peu glauque
Ce premier long métrage de ces réalisateurs est tourné dans un Marseille plutôt underground et dans un univers interlope. L’histoire de ce père un brin déjanté qui tente de retrouver et reconstituer la vie de sa fille morte d’une overdose est pathétique et l’intérêt pour ce film tombe assez vite.
On dirait désolé de dire cela mais les acteurs articule mal on ne comprend pas trop ce qu'ils disent à des moments. c'est dommage la musique est toujours à même mais mets dans l'ambiance. mais le scénario est vraiment mou, on comprend quand même l'histoire mais c'est vrai qu'il est fade, vide. j'ai résisté jusqu'à la fin du coup pour pouvoir poser cet avis mais ça m'a demandé vraiment un gros effort et je résistais pour ne pas somnoler. ou alors c'est moi qui a un problème et qui n'est rien compris c'est pour cela que je ne comprends pas les notes des autres utilisateur. je vais peut-être me faire détester mais pour moi je le classe dans les nanars.
alors là, un défilé de surprises : le sujet est glauque, une histoire de deuil, et pourtant : une comédie bien loufoque, trop drôle c'est un film français, un film d'auteur, et pourtant : on s'ennuie jamais, ça fonce, ça pétille l'image est stylisée, et pourtant : ça fait jamais clip, c'est jamais bling-bling il y a des personnages tordus, un dealer écrivain, une droguée en rollers, et pourtant : c'est rempli d'humanité, jamais petit-malin, pittoresque bref, une géniale surprise, vue en festival - et pourtant : dès qu'il sort en salles, j'y retourne !
c'est un film bien barré, mais il repose sur un scénario solide, les personnages ont du caractère, et les dialogues sont parfois super fendards trois trucs qui en font un très grand film : une image trop belle, une musique à la fois omniprésente et fantastique, et un personnage de dealer-écrivain génialissime !
J'ai au final adoré mais, jusqu'à au moins la moitié du film, on ne sait pas trop où l'on va. Il y a du Borat mêlé de Trainspotting en milieu lesb avec un travail chromatique remarquable ; à plusieurs moments, ça semble manquer de liant, on se perd (on-se-père) puis on comprend où le père, naïf et foutraque (C. Paou, excellent) veut en venir. Y a la fille à la coupe Kim Wilde 80, l'espagnole au minois à la Tim Curry, la mystérieuse Venus et la pote qui fait la gueule. Au début la tristesse l'emporte, en une revue de tronches lassées. Les instants comiques ponctuent une histoire au fond dramatique spoiler: lié à une overdose fatale . Le budget limité en fait un film fauché et, partant de ça, le résultat est honorable. Il impose un style visuel cru aux accents trash, avec une bonne cohérence visuelle, quelques plans, transitions étonnants et des vues urbaines qui font du bien. C'est une sorte de walk-movie musical sordide sur une enquête et une quête paternelle dans un Marseille estival, truffé d'une zic grrl power electro qui réveille.
Un film qu'il est bien difficile d'évaluer et de comparer aux autres tant il est singulier, fait de bric et de broc, mais avec tellement de coeur qu'il finit par embarquer. Tout transpire en effet le manque de moyens et la débrouille mais également la sincérité et la générosité.
Un bonheur de retrouver le très bon Christophe Paou, découvert dans l'excellent Inconnu du Lac d'Alain Guiraudie. Il incarne ici un père pour qui le deuil de son enfant est impossible et qui trouve dans la musique que sa fille a enregistrée une forme d'éternité. Le film suit ses errances pour recoller les pièces du puzzle, dans une Marseille underground, au gré de rencontres plus farfelues les unes que les autres. Loin de l'image pittoresque des films de Robert Guédiguian, la ville est ici représentée dans ses endroits les plus trash, les plus "crasseux", les moins carte postale.
De ce fait, le film a une teinte rock, voire punk (on pense à l'univers du cinéma de Mandicot mais aussi au récent Reines du Drame, mais sans les paillettes). Il aborde assez frontalement les thèmes de la drogue, de l'addiction et de la manipulation, mais le fait à travers le regard candide de son personnage principal, ce qui vient apporter une certaine forme de distance et d'humour.
Pour autant, plus le film avance plus il prend un virage émotionnel. Un peu trop long, et alors qu'il semble longtemps chercher son rythme et son ton, il atteint une forme d'état de grâce dans son dernier quart, très réussi.
On ne sait jamais tout sur ses enfants, un homme découvre que sa fille prétendument stagiaire dans un cabinet d’avocats à Marseille était en fait chanteuse toxicomane d’un groupe d’électro-rock. Un film underground, débridé et d’une énergie dingue sur l’un des sujets les plus difficiles qui soit, la mort d’un enfant qu’il arrive presque à adoucir en empruntant des chemins de traverse. Tout n’est pas parfait, loin de là, on frôle le ridicule des dialogues et des situations par moment mais comme par magie c’est ses imperfections qui en font une œuvre attachante. Et tellement libre.