The Gazer
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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2024
Même si l'on ignore les conditions de fabrication de The Gazer (écrit durant la période Covid, tourné les week-ends, durant les mois d'avril et de novembre, de 2021 à 2023), le film de Ryan J. Sloan marque par son énergie sans cesse renouvelée et sa volonté de montrer un paysage urbain du New Jersey désolé, que l'image en 16mm rend d'autant plus impressionnante. Par rapport au cinéma indépendant américain, souvent déficient en la matière, le film se caractérise également par une héroïne parfaitement décrite avec ses forces et surtout ses faiblesses, qui en font un personnage atypique et attachant, même avec ses nombreuses zones d'ombre. Ce thriller paranoïaque a contre lui, en revanche, un scénario quelque peu tarabiscoté, jusqu'à un dénouement insatisfaisant, avec cette volonté de faire original à tout prix, en assumant quelques citations au passage, à Hitchcock et à Nolan, notamment, mais aussi à Cronenberg, pour une scène qui imite maladroitement le maître plus qu'elle ne lui rend hommage. Au milieu d'une intrigue qui ne la ménage guère, et elle en est responsable, puisqu'elle a coécrit le film avec son compagnon-réalisateur, Ariella Mastroianni enflamme littéralement la pellicule, sans en faire des tonnes, plutôt mutique en réalité, mais avec une singularité de jeu et d'attitudes qui laissent admiratif.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2025
Véritable expérience, avec ses qualités comme ses défauts, SLOAN cherche à explorer les méandres psychologiques d'un trip qui prend la forme d'un thriller, parfois avec une adresse fulgurante, mais également, avec maladresse et facilité aussi
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2025
Ariella Mastroianni ("Aucun lien, fille unique", si certains se le demandaient) porte le film sur les yeux fatigués de son personnage, accablé d'une maladie mentale qui lui fait confondre réalité et fiction, l'empêche de savoir quel jour on est, et ralentit involontairement l'enquête dont il est le héros (malgré lui), et est autant spectateur de cette histoire que nous le sommes nous-mêmes (un parti-pris plutôt intéressant). Sur le papier, The Gazer est un thriller psycho plein de promesses, et il est vrai qu'il en tient quelques-unes, mais en laisse filer pas mal avec la candeur d'un premier film (dans le mauvais sens du terme). Alors oui, pour les deux "Michel Palaref" du fond de la salle, The Gazer pompe beaucoup sur du Cronenberg (surtout le spoiler: cube humain dans les rêves étranges
), mais le réalisateur ajoute directement que la référence principale, c'est The Conversation de Coppola (effectivement, c'est un personnage qui écoute les vies des autres, imagine des choses, et a des problèmes de chronologies mentales qui le font revenir souvent au même point). Si l'on a bien aimé l'ambiance entre Cronenberg et Coppola, l'actrice principale, et la fougue de ce premier film (le film n'accuse jamais sa débrouillardise : le film n'a eu aucun producteur, le réalisateur et Ariella ont tout financé de leur poche, et ont dégotté des lieux de tournage en coupant des cadenas de lieux privés à la pince-monseigneur... Et cela ne se voit pas, c'est plutôt propre à regarder), on a parfois du mal à justifier les ressorts de l'intrigue (on a été perdu par spoiler: les coups dans le coffre, alors qu'il n'y avait personne... C'était un délire de l'héroïne ? Cela expliquerait l'absence de sang...
), on tombe sur une histoire très voire trop alambiquée pour le film donné à voir. The Gazer s'emballe parfois, nous paume en chemin, cache mal ses références, mais a l'honnêteté de mettre le doigt sur une maladie mentale terrible (la dyschronométrie, le fait de n'avoir aucun sens du temps qui passe, de l'espace autour de soi, des visages des gens qui nous sont proches... Vraiment, terrible maladie qui vous fait sentir comme un fantôme dans votre propre vie, ce qu'a voulu raconter le réalisateur), et a l'avantage d'une fin loin d'être une happy-end cucul, mais plutôt une réalité désolante qui sied bien au teint de ce personnage principal tragique. Un thriller psycho étrange, très référencé, mais au personnage principal désarmant. Pas mal !
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2025
"Gazer" en compétition l'an dernier au festival de Cannes (Quinzaine des cinéastes) est un thriller psychologique passable dans l'ensemble. Le réalisateur américain Ryan J. Sloan propose un premier long-métrage ambitieux abordant un thème peu exploré au cinéma, la dyschronométrie. Le mystère du film demeure entier jusqu'à la conclusion, et Ariella Mastroianni s'en tire avec brio. Cependant, j'ai trouvé l'ensemble confus, étrange, désordonné et presque sans intérêt, car au final, il ne se passe pas grand-chose, ce qui est regrettable compte tenu de la nouveauté du sujet.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2025
Ce thriller paranoiaque est le premier long métrage de ce réalisateur. Filmé dans le New Jersey, la qualité de la photographie est assez remarquable. Le personnage complexe de Frankie est bien interprété par l’actrice principale qui est très expressive dans son jeu. Par contre le scénario m’a paru plutôt tarabiscoté et souvent difficile à suivre pour le spectateur.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 17/03/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
Lemagducine
Lemagducine

35 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2024
Premier long-métrage de Ryan J. Sloan, Gazer propose un thriller psychologique dans la lignée du cinéma des années 1980. Présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes puis en Compétition au Festival de Deauville 2024, le film, tourné en 16mm avec un budget restreint, nous immerge dans une atmosphère à suspense parfaitement maîtrisée. Dommage que son scénario, pas totalement abouti, ne soit guère à la hauteur de la démonstration technique.


https://www.lemagducine.fr/festivals/deauville-2024-gazer-ryan-j-sloan-10070675/
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juillet 2025
Pour Frankie, seul le présent compte, car son passé continue de la hanter tandis que son avenir est plus qu'incertain en raison de sa maladie. Pour elle, il s'agit de maximiser le temps présent en passant du temps avec sa fille qu'elle a du mal à voir et à gagnant le plus d'argent le plus rapidement possible. Pour cela, elle accepte un travail simple, mais bien rémunéré sans se douter de ce qui l'attend... "Gazer" est un thriller paranoïaque construit autour de la maladie de Frankie. Chaque fois qu'il se passe quelque chose, c'est en rapport avec cela. Il y a ses angoisses qui remontent ou encore la peur de s'évanouir. Des blancs utilisés pour brouiller les pistes, mais qui ne suffisent pas à masquer un scénario quand même très prévisible. Ça reste intrigant notamment grâce à l'ambiance et à l'esthétique, ce qui donne un côté rétro appréciable, mais à chaque fois qu'on revient sur l'histoire, on se heurte aux mêmes défauts d'un récit qui se croit meilleur qu'il ne l'est. Il y a donc de la déception quand on arrive à la destination attendue... "Gazer" est un premier film regardable, mais ce trip paranoïaque n'est jamais dérangeant ou captivant.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 septembre 2024
Pas vraiment emballée par la réalisation et la structuration du film, malgré un sujet qui attirait ma curiosité. Il ne se passe pas grand chose dans la première heure, et la partie thriller ne m'a pas tenu en haleine, j'avais un certain recul ce qui fait que je n'étais pas plongée dedans. De plus, certaines scènes illusoires sont un peu trop bizarres à mon goût. Un réel ennui.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2025
Frankie souffre d’une maladie neurologique dégénérative qui altère sa conscience du temps et de la réalité. Depuis la mort brutale de son mari, dont les circonstances nous seront progressivement révélées, elle vit séparée de sa fille, confiée à la garde de sa belle-mère. Un soir, elle croit assister à une agression dans l’immeuble qui fait face à la station service qui l’emploie comme pompiste.

"Gazer" (bizarrement distribué en France sous le titre "The Gazer"), présenté à Cannes en mai 2024 à la Quinzaine, a mis près d’un an à trouver son chemin en salles. J’ai bien failli le rater tant sa sortie y fut discrète : pas de bandes annonces en salles, pas d’affiches aux flancs des bus. J’aurais eu tort ; car "The Gazer", sans être un chef d’oeuvre, mérite le détour.

"The Gazer" a été tourné avec deux bouts de ficelles, en pellicule 16mm, par un réalisateur dont on ne sait rien, sinon qu’il est électricien (sic) dans le New Jersey. Son héroïne – et co-scénariste – porte certes un patronyme fameux mais n’a aucun lien de parenté avec le célèbre acteur italien.

"The Gazer" s’amuse à multiplier les références cinéphiles sans pour autant tourner à l’exercice prétentieux. "Fenêtre sur cour" de Hitchcock pour le crime observé dans l’immeuble en vis-à-vis. "Taxi Driver" de Scorsese pour son portrait de héros paumé lancé dans une traque angoissante dans les rues ici d’un New Jersey anomique. "Conversation secrète" de Coppola ou "Blow Out" de De Palma pour l’utilisation de vieilles cassettes audio et la découverte de ce qu’elles ont capté, inaudible à l’ouïe humaine. "Memento" de Nolan pour la mémoire en miettes de son héros, peut-être criminel à son insu. "ExistenZ" de Cronenberg pour son "gristle gun", mi-objet mi-organe.

"The Gazer" relève le défi de maintenir la tension pendant ses presque deux heures. On se laisser séduire par le charme bizarre d’Ariella Mastroianni. On a envie, comme elle, de démêler l’écheveau de sa mémoire défaillante. Comment interpréter le dernier plan ? Est-il un ultime sursis avant l’instant fatal ? ou ouvre-t-il une lueur d’espoir ?
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2025
Présenté à la Quinzaine des Cinéastes à Cannes en mai 2024, "The Gazer" de Ryan J. Sloan est un premier long-métrage singulier. Ce thriller psychologique nous plonge dans l'esprit fragmenté de Frankie, une jeune mère atteinte de dyschronométrie, une maladie dégénérative altérant sa perception du temps. Pour gérer ses pertes de conscience, elle s'enregistre sur des cassettes audio, tentant de maintenir un semblant de stabilité dans une réalité qui lui échappe. Le film peut laisser le spectateur à distance. Son pessimisme radical et son ambiance oppressante rendent l'adhésion émotionnelle difficile, comme si le film cherchait à nous tenir à l'écart pour mieux nous confronter à la détresse de son héroïne.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2025
The gazer est une curiosité de la Quinzaine des cinéastes 2024.

Le réalisateur Ryan J. Sloane se fend ici d'un hommage appuyé au cinéma des années 70 : trip nocturne, 16 mm au gros grain, équipe de tournage très réduite, ambiance de polar paranoïaque, lumières blafardes.

Le propos du film est original : il montre comment une jeune femme atteinte d'une maladie dégénérative lui faisant perdre la mémoire immédiate se retrouve impliquée dans une sordide affaire de meurtre. Elle doit constamment s'enregistrer elle-même à l'aide d'un vieux magnétophone pour garder trace de ce qu'elle vit.

La progression de sa quête se fait donc à l'ancienne, sans portable, et Frankie, jouée par la l'excellente Ariella Mastroianni (aucun rapport avec Marcello) doit donc progresser sur la base d'une stricte appréciation de la réalité. Réalité qui par ailleurs se délite en partie sous ses yeux, le réalisateur parvenant subtilement à nous rendre sensible les distorsions que le cerveau de Frankie éprouve.

Tout n'est pas palpitant dans The gazer, le film souffrant par moment d'une certaine nonchalance arty, mais la démarche est intéressante. Un film de cinéphile pour cinéphiles.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2025
Ariella Mastroianni, à la fois interprète et coécrivaine, porte The Gazer, un thriller psychologique fascinant signé Ryan J. Sloan, né dans l’effervescence de la pandémie. Face à l’incertitude et aux défis personnels, les deux amis d’enfance unissent leur énergie créative pour donner vie à un projet mêlant cinéma artisanal et passion brute. Inspiré des grands films noirs et des récits troublant la perception, le film prend forme au gré de week-ends de tournage étalés sur plusieurs années, avec un budget modeste. L’histoire, centrée sur une héroïne souffrant d’une rare maladie neurologique altérant sa perception du temps, plonge le spectateur dans une immersion totale où le trouble mental et la réalité s’entrelacent, le tout filmé en 16 mm pour renforcer l’atmosphère envoûtante.

Avec une tension digne d’Hitchcock et une ambiance visuelle à la Gus Van Sant, The Gazer s’inspire des maîtres du thriller paranoïaque des années 70-80, tout en s’ancrant dans une tradition de cinéma sensoriel. Le trouble neurologique de l’héroïne, né des travaux d’Oliver Sacks, permet au film d’explorer la frontière floue entre perception et réalité, où l’expérience du personnage prend le pas sur la logique narrative.

Que cherche-t-elle ? Pourquoi observe-t-elle tout, tel un hommage à Fenêtre sur cour ? Le spectateur devra faire preuve de patience pour le découvrir, car le film se déstructure à plusieurs reprises entre perte de repères et déformation du temps. Le récit met en scène une héroïne perdue, en quête de réponses qui finiront par la ronger.

Ryan J. Sloan introduit aussi une dimension de body horror à la Cronenberg, dépeignant la dissociation de l’héroïne et ses troubles neurologiques exacerbés par le stress. Entre folie passagère et dyschronométrie déviante, la frontière est mince.

Si le film s’aventure audacieusement au-delà des frontières du genre, il n’atteint véritablement sa pleine intensité qu’après 50 minutes de mise en place lente et déroutante. Le spectateur se sent perdu dans l’intrigue, peinant à saisir les intentions du réalisateur, qui prend des directions multiples avant de nous livrer une œuvre singulière, sans compromis.
Adé
Adé

16 abonnés 410 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2024
1er film de Ryan J. Sloan, ce dernier livre un film dont le pitch s'apparente à "Memento" de Christopher Nolan. Heureusement "Gazer", n'est en rien une copie de l'excellent film culte.

Thriller auto produit, tourné en pellicule pendant 2 ans (tournage les week-ends), le réalisateur signe un film ambitieux, mais peut-être un peu trop. 1h54min est trop pour ce film à l'atmosphère devenant de plus en plus étrange et au rythme trop lent.

Oui, car malgré de bonnes idées et un twist gentillet, mais quand même bien amené, Ryan J. Sloan implante des flashbacks qui deviennent de moins en moins compréhensibles. Une certaine scène (assez longue) en plein milieu du film, nous fait d'ailleurs sortir de l'histoire et on se demande encore le sens...
Pourtant, "Gazer" parvient à nous faire revenir dans l'histoire et nous reprend là où il nous avait laissé, pour ensuite terminer les 40 minutes restantes.

Mais voilà, malgré une bonne atmosphère pesante, un film prenant malgré sa lenteur, le réalisateur ne convainc pas entièrement. La faute à un scénario qui prend des chemins de traverses et également des scènes qui ont souvent tendance à s'allonger pour pas grand chose.

Les flashbacks ralentissent aussi considérablement le rythme et même s'ils sont bien amenés et servent le propos, ces derniers traînent en longueurs à partir du milieu et au lieu de garder un certain suspens, il apporte une étrangeté pas franchement compréhensible et des questions qui ne trouveront pas de réponses.

Au casting, Ariella Mastroianni (également co-scénariste) tient là un rôle complexe et l'actrice se pose comme une jolie découverte. La photographie n'est pas incroyable, mais offre malgré tout de jolies scènes, soignées et travaillées, malgré le manque évident de budget (on tire quand même son chapeau de faire un film pareil avec si peu de moyens).

Ryan J. Sloan est doté de bonnes idées pour son premier film, mais ce dernier aurait du supprimer certaines scènes et couper plus de flashbacks afin d'offrir un film moins long, mais plus percutant et prenant. Surtout que la fin ouverte est assez réussie, risquée et surprenante.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 avril 2025
Une femme qui n’arrive à affronter la vie qu’à travers un Walkman avec des bandes enregistrées qui lui dictent sa conduite comme une sorte de GPS social est témoin d’un meurtre. En tout cas elle le croit. Mais c’est peut-être elle la tueuse. Ou pas. Un film lo-fi avec une pellicule granuleuse qui renforce la confusion de son personnage et de sa mise en pratique. Avec des références si evidentes qu’on pourrait moins parler de clins d’œil que de plagiats.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2025
En ces temps où le Cinéma avec un grand C se fait rare, ici s’invite une petite pépite de film totalement artisanale avec à son bord un artisan (cinéphile) qui nous fait clairement plaisir. On sent la naissance d’un cinéaste dérivé cette oeuvre, habitée par sa musique et son actrice principale qui possède un sacré magnétisme. Bravo à ce cinéma indé qui sait encore trouver le moyen de nous surprendre par son inventivité et non « les recettes artificielles » du cinéma.
Passé les premières minutes, on s’habitue à cette texture d’image « old school » en pellicule qui donne la signature du film, y a plus qu’à embarquer
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