Les Orphelins est réalisé par Olivier Schneider, chef cascadeur sur James Bond - Mourir peut attendre, coordinateur des combats sur James Bond - Spectre, cascadeur et coordinateur de combats sur Fast & Furious 6, coordinateur de combats sur Taken… Il explique comment est né le projet :
"J’ai mis du temps à réfléchir à cette histoire. Au départ, j’ai développé plusieurs scripts que j’ai eu du mal à vendre. Je n’avais pas encore trouvé mon identité et le sujet que je voulais raconter. Quand l’idée des Orphelins est arrivée, ma première référence n’était même pas L’Arme fatale mais Tango & Cash !"
"J’en ai parlé à mon ami Alban Lenoir, que je connais depuis plus de 20 ans. Il m’a dit que ça l’intéressait. Il m’a présenté le producteur Rémi Leautier. Il a tout de suite été emballé. Il m’a ensuite présenté le scénariste Nicolas Peufaillit, que je connaissais plus ou moins parce que j’ai travaillé sur quatre films de Jacques Audiard - et Nicolas avait été à l’origine d’Un prophète."
"De Tango & Cash, mon instinct est alors revenu sur mon film de chevet, L’Arme fatale. J’avais aussi comme référence Les Spécialistes. Lanvin et Giraudeau, c’est le dernier duo mythique de la comédie d’action en France."
Chaque personnage a un style de combat unique :
Alban Lenoir a effectué 100 % de ses cascades physiques et 90 % de ses scènes de conduite. Il conduisait notamment la Ford Capri pendant des séquences spectaculaires. Dali Benssalah a aussi participé à de nombreuses scènes, même s’il a été doublé pour les plus dangereuses.
Dali Benssalah avait déjà côtoyé Olivier Schneider lorsqu'il jouait Primo Cyclope dans le James Bond Mourir peut attendre. Alban Lenoir retrouve aussi le cinéaste puisqu’il avait été figurant sur Tais-toi (2002), sur lequel Olivier Schneider était cascadeur.
Choisie après un casting exigeant, Sonia Faïdi a impressionné toute l’équipe malgré ses 23 ans (elle incarne une ado de 17 ans). Dali Benssalah l’a recommandée. Elle a accepté les coups, les bleus, et s’est investie physiquement dans chaque scène : "Elle a passé un casting. Je lui ai fait faire des essais avec Alban et Dali. J’avais besoin de voir si ça marchait. Quand je l’ai vue, c’était évident. Elle a ce naturel. Elle a les yeux qui pétillent. Quand elle se bat, elle est flippante. Elle a du caractère", confie Olivier Schneider.
Olivier Schneider explique pourquoi il a choisi de situer l'action des Orphelins à Biarritz et St-Jean-de-Luz : "C’est très simple. Quand j’ai cherché l’endroit du film, je me suis rappelé mes dernières belles vacances avec mes parents. J’avais 10 ans. Je me suis dit que j’en avais marre que les films français qui se passent dans le sud soient uniquement à Marseille ou à Nice. Je voulais montrer autre chose. On a été reçus très chaleureusement sur place. C’était un vrai bonheur de tourner là-bas."
Trois Ford Capri ont été utilisées. Deux ont été détruites pendant le tournage. La voiture tenait à cœur à Olivier Schneider et Alban Lenoir, qui en ont gardé un exemplaire. Sa destruction a été vécue comme un petit crève-cœur.
Une impressionnante course-poursuite a été tournée dans le marché historique de Saint-Jean-de-Luz. L'équipe a eu un coup de chance après avoir perdu les autorisations à Bayonne. L'étroitesse des lieux a rendu la scène très périlleuse, comme s'en rappelle le metteur en scène :
"Je voulais qu’on entre dans la ville, qu’on sente les gens. La traversée de la halle a été compliquée. La mairie nous a fait confiance. On l’a fait pour de vrai. Quand tu vois la voiture sortir, il y avait moins de 10 cm de chaque côté."
Avec Les Orphelins, Alban Lenoir confirme son appétit pour les rôles physiques. L'acteur comporte un grand nombre de films d'action à sa filmographie, comme la trilogie Balle perdue, mais aussi L'Intervention, AKA, Antigang et sa suite, Rapide ou encore Le Salaire de la peur. Il confie : "J’avais envie qu’Olivier me sente impliqué au maximum, comme Guillaume Pierret sur Balle perdue. Même si je n’ai pas besoin de ça pour ça, c’est toujours un plus de participer au scénario. C’est aussi un plus sur le tournage pour échanger quand il y a des soucis. J’ai apporté de l’humour et un maximum de véracité dans les situations. C’était un super travail d’équipe."