Nouvelle comédie de Nathan Ambrosioni, ce jeune réalisateur, qui a déjà dirigé Camille Cottin dans « Toni en famille » qui aborde un sujet grave, inquiétant, de la disparition de personnes notamment d’ adultes. En effet, savoir que 70 000 personnes s’ évanouissent en France chaque année, dont 4 à 5 000 volontairement, relève pratiquement du surnaturel. Et quel chaos pour les familles, ce que nous propose N Ambrosioni, délicatement mis en scène, avec un casting exceptionnel de justesse et de simplicité. A commencer par la délicieuse Juliette Armanet ( Suzanne ), qui rend visite à sa sœur Jeanne ( Camille Cottin ) avec ses deux jeunes enfants, et qui va plonger la famille dans une incompréhension interrogative, un trou noir. Paradoxalement, elle est présente en permanence sans apparaître dans la caméra, comme évaporée par un beau jour d’ été. Jeanne, de fait, prend son nouveau rôle à cœur, au départ même à contrecœur, et va, devoir apprivoiser deux jeunes enfants, eux aussi, perdus, interprétés admirablement par Manoâ Varvat ( Gaspard ) et Nina Birman ( Margaux ). Outre ces deux jeunes en peine, qui jouent avec émotion et spontanéité, Camille Cottin nous étonne dans un rôle imposé de Maman de secours, jonglant entre éducation et affection. Un superbe travail de dissection psychologique pour un si jeune réalisateur, qui capte via sa caméra et des silences nombreux, qui sont édifiants de sincérité et de tendresse. Une composition subtile, attachante comme un vrai conte de Noël, ça tombe bien. Seule ombre au tableau : on ne voit que trop peu Juliette Armanet, solaire, dans son rôle écourté. Comédie « dans le mille », touché en plein cœur…..!!**