Les Enfants vont bien
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373 critiques spectateurs

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Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2025
Ce film sur la disparition d'une femme qui laisse ses enfants à sa sœur décrit bien la difficulté pour les enfants et la famille d'accepter cette décision pénible à comprendre
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
D’une grande délicatesse dans sa forme comme sur le fond, le film de Nathan Ambrosini et paradoxalement un film de femme. Les rares rôles masculins tenus ici sont anecdotiques, ce film est un film qui parle des femmes, des mères : de mères qu’on ne veut pas être, des mères qu’on ne peut plus être, des mères que l’on voudrait devenir. La réalisation de Nathan Ambrosini est très subtile, dans sa façon d’utiliser le hors champs, dans le choix de son cadrage, dans l’habillage musical hyper discret, dans le rythme du film aussi. Celui-ci dure presque deux heures, mais deux heures sans à-coups, d’une progression constante, sans scènes clefs entrecoupées de « trous d’air » comme cela peut parfois être le cas dans des films émotionnellement assez lourds. Peu de scènes de colères, de larmes ou de cris et lorsque c’est le cas, c’est court, c’est avec une certaine retenue, et cela ne donne pas lieu à des grandes scènes de drame ou de faux suspens comme on aurait pu le craindre. Tout ici est doux, mesuré, mais pas moins douloureux. Camille Cotin, immense actrice, trouve ici un rôle proche de celui qu’elle tenait dans « Toni en Famille « du même réalisateur. Apparemment, Nathan Ambrosini sait parfaitement diriger cette merveilleuse actrice dont on a l’impression qu’elle peut tout jouer, taper dans tous les registres, elle sera toujours juste. Elle campe ici une jeune femme indépendante, lesbienne spoiler: dont le mariage a échoué précisément parce qu’elle ne s’imaginait pas mère.
Entièrement consacrée à son travail, elle n’a que des aventures de passage lorsque débarque sa sœur cadette. Le parcours vers une sorte de maternité de substitution de cette femme, parcours à marche forcée quand même, est filmé avec beaucoup de délicatesse et sa progression dans ce nouveau rôle se fait doucement, avec des moments difficiles et d’autres presque heureux. Autour d’elle que des femmes : son ex, la juge, la directrice d’école, la conseillère juridique, à l’exception d’un gendarme plein de bonne volonté mais impuissant (le trop rare Guillaume Gouix). spoiler: Ce que j’ai apprécié, c’est que l’administration est malgré tout bienveillante et arrangeante autour de Jeanne et de sa condition délicate. Cela aurait été facile de mettre ce personnage face à des bureaucrates bornés, des gens froids, procéduriers et inflexibles, or ce n’est pas le cas.
On doit dire aussi un mot des deux jeunes comédiens, Manoa Varvat et Nina Birman qui sont naturels, émouvants et toujours justes, or j’imagine que c’est difficile de faire incarner à deux enfants si jeunes des rôles si douloureux. Dans son infortune, Jeanne a de la chance car Gaspar et Margaux sont des enfants faciles spoiler: qui ne poseront problème que de façon épisodiques.
spoiler: Là encore, il aurait été facile pour le scénario de prendre l’autre option, celle de deux enfants ingérables, en souffrance et en colère permanente
. « Les Enfants vont Bien » montre presque dés la première scène que Gaspar et Margaux sont des enfants en état d’insécurité : spoiler: ils attendent leur mère dans la voiture dans une station service et s’inquiètent de ne pas la voir revenir. Deux enfants ne devraient pas imaginer que leur mère les laissent sur un parking, c’est bien la preuve que Suzanne va mal
. Elle a clairement prémédité son acte, spoiler: et elle confie ses enfants à sa sœur, sans doute pour les mettre à l’abri d’elle-même
. C’est cela qu’il faut comprendre du scénario et c’est cela que Jeanne met longtemps à comprendre. Laisser ses enfants est une preuve d’amour, or il n’y a rien de moins intuitif que cela. Le scénario passe par des phases, comme une sorte de deuil : la colère, le déni, l’attente du retour qui ne vient pas, le chagrin, spoiler: puis l’acceptation qui se matérialise dans les dernières scènes du film par les déménageurs
. Le film ne donne pas à Suzanne l’occasion de s’expliquer, ce qu’il y a à comprendre sera sous entendu : même la lettre qu’elle laisse ne sera jamais lue à l’écran (en voix off par exemple), tout est suggéré. C’est un scénario tout sauf démonstratif qui s’adresse autant à l’intelligence du spectateur qu’à sa sensibilité, et ce n’est pas si fréquent dans le cinéma d’aujourd’hui. « Les Enfants vont Bien » est un film de femme, presque on pourrait dire un film de mère qui s’adresse à tous, les mères (et les pères), les non-mères, les pas- encore-mères, celles qui ne le seront jamais, celles qui sont persuadées qu’elles n’auraient jamais pu l’être. C’est du beau cinéma, magnifié par une comédienne magnifique.
Math719
Math719

229 abonnés 892 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2026
Les Enfants vont bien est un film d’une grande justesse, porté par une interprétation remarquable. Camille Cottin y livre une performance d’une sobriété impressionnante : sans jamais forcer l’émotion, elle parvient à faire exister un personnage complexe, traversé par des tensions intimes que le film laisse affleurer avec pudeur. Les deux jeunes acteurs sont tout aussi convaincants ; leur jeu naturel renforce la crédibilité du récit et donne au film une authenticité rare.
Ce qui frappe surtout, c’est l’absence totale d’artifice. La mise en scène reste simple, presque effacée, laissant toute la place aux regards, aux silences et aux non-dits. Les relations entre les personnages sont décrites avec beaucoup de finesse : chaque lien évolue subtilement, sans manichéisme, dans une dynamique réaliste et profondément humaine.
Le film ne cherche pas à provoquer les larmes à tout prix, et il n’est pas forcément bouleversant au sens classique du terme. Pourtant, on se retrouve rapidement happé par l’histoire. Elle capte l’attention par sa densité, par la difficulté des situations abordées, et par la manière intelligente dont elles sont traitées.
Quelque fois un peu lent ce serai le reproche..
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Excellent film du jeune réalisateur Nathan Ambrosioni qui est d'une puissance émotionnelle rare sur les conséquences d’une disparition volontaire sur ceux qui restent ! Ce phénomène de disparition volontaire est fréquent au Japon mais l'est beaucoup moins chez nous en Europe . Camille Cottin après "Toni en famille" brille de nouveau devant la caméra de Nathan Ambrosioni !
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2026
Malgré un scénario de départ intéressant et le casting, je n'ai perçu aucune inspiration dans l'écriture de l'histoire. Le film est finalement creux et l'ensemble ne m'a paru être que du remplissage.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2026
Chaque année, en France, ce sont plusieurs milliers d’adultes qui décident de disparaitre volontairement. Ce que l’on appelle le droit à l’oubli est le point de départ de ce film dans lequel dès les premières minutes une mère de deux enfants les laisse (ou les abandonne à chacun son interprétation) à sa sœur en se carapatant en pleine nuit sans explication. Cette sœur homosexuelle divorcée va devoir s’en occuper et devenir mère, elle qui n’en a aucune envie, chose qui a condamné son vieux couple (12 ans de mariage). Rien que çà, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Comme chez Lioret, la barque est chargée pour faire naitre l’émotion ; chez moi, cela n’a pas marché. Une mère aimante abandonne des enfants qu’elle aime car elle est dépressive suite au décès du père de ses enfants. Pourquoi ajouter aussi une histoire de sœur alambiquée venant s’imbriquer à merveille avec la sienne pour en montrer une forme de contrepoint autour de la parentalité ? Et ses enfants sont hyper attachants, ils ne manquent pas d’amour ; à part un pipi au lit, ce sont des enfants modèles. On ne sent pas le trauma chez eux du passé avec une mère au bout du rouleau dont au travers d’une réplique ‘(« elle a retiré de l’argent la semaine dernière avec sa carte ») on n’ose dire qu’elle a mis fin à ses jours. Tout au long du film, les intentions sont manifestes ce qui empêche la réflexion et l’inattendu. Les jeunes comédiens font le job comme Camille Cottin en femme libre amenée à remettre en question ses priorités. Mais le tout est académique et très convenu ; j’en ai trop vu les grosses ficelles et un scénario grossier pour prendre plus de plaisir que devant un film poussif.
Et plus largement ; ces temps-ci, on voit fleurir les films qui interrogent la maternité. Qu'est-ce qu'être mère nous demandent-ils ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne l'est pas dans le couple recomposé des "Enfants des autres" ou dans le couple lesbien de "Des preuves d'amour" ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne le veut pas nous interroge le docufiction de Romane Bohringer ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne le peut pas nous demande le dernier film des frères Dardenne "Jeunes Mères" ? Qu'est-ce qui différencie une bonne mère d'une mère toxique nous demandent les figures écrasantes de "Reine mère" ou de "Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan" ? Il y aurait un article voire un livre à écrire sur le traitement de la figure maternelle au cinéma.
Quand le cinéma s’empare d’un sujet, il l’exploite jusqu’à la lie et la thématique de la mère, du père et de la famille sont des thèmes en vogue. Mais tous les films ne méritent pas d’être vue. Traiter d’un sujet sous un angle nouveau comme ici ne suffit pas à susciter l’intérêt ; tout dépend comment cela est fait.
Film gentillet
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2025
Un film dramatique dans son sens le plus noble, porté par une Camille Cotin au sommet de son art. Poignant, lourd mais toujours dans une énergie vitale : la vie continue, malgré tout. Point de jugement, simple conséquence d'une société en perte de repères.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
Troisième long-métrage du très précoce Nathan Ambrosioni, sorti deux ans après le réussi Toni, en famille (2023), déjà avec Camille Cottin, Les enfants vont bien est une petite merveille de finesse et d’émotion. Bénéficiant une nouvelle fois d’une très belle direction d’acteurs, notamment du côté des enfants, le film raconte l’histoire d’une mère de famille spoiler: qui organise sa disparition, laissant à sa sœur avec laquelle elle ne conservait que des rapports lointains en raison d'un conflit ancien, ses deux enfants de 6 et 9 ans.
D’une très grande finesse et d’une très grande sensibilité, ce film sur la famille, ses non-dits, ses haines recuites, ses rancœurs, est aussi une œuvre sur l’abandon familial et le silence assourdissant devant la réponse à la question du pourquoi, offrant néanmoins des pistes salvatrices pour comprendre l'autre et tenter le pardon.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2025
Les enfants vont bien ou pas et même constat pour les adultes, le drame familial porté essentiellement par Camille Cottin, très juste, et deux enfants épatants manque de souffle dans sa mise en scène et souffre de quelques longueurs. Mais la justesse des situations et du jeu des acteurs compensent largement ces faiblesses et le film réussit à nous émouvoir et à nous interroger.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
Sujet difficile, original, remarquablement traité. Les enfants sont exceptionnels et Camille Cottin décidément confirme son talent toute en pudeur, capable d'exprimer l indicible. Chapeau bas!
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
La disparition volontaire des adultes ….voila un sujet puissant rarement traité…comment les proches d’une personnes qui a décidé de partir vivent ils cette situation ? Comment continuent ils à vivre ? ….
C’est ce à quoi que ce film tente de répondre ou du moins soulève t’il la problématique.
Avec sobriété et pudeur ….Camille Cottin est parfaite dans le rôle de cette femme qui ne voulait pas d’enfant et se retrouve à 42 ans à devoir prendre en charge ses deux neveux de 6 et 9 ans.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2025
Après "Toni en famille", le jeune cinéaste Nathan Ambrosioni plonge à nouveau au cœur des liens familiaux avec "Les Enfants vont bien", dans une délicatesse et une profondeur qui désarment. L'histoire de Jeanne, subitement chargée des enfants de sa sœur disparue volontaire, est traitée sans aucun artifice. Ambrosioni filme la vie qui s'impose, les émotions qui nous submergent, et trouve toujours la juste distance, la pudeur nécessaire. C'est dans cette simplicité narrative que le film trouve son écho le plus puissant : une vraie intelligence émotionnelle s'en dégage. Camille Cottin, dans un rôle d'une complexité bouleversante, est épaulée par deux jeunes acteurs stupéfiants de naturel, Nina Birman et Manoâ Varvat, dont la justesse étonne. Ambrosioni s'impose comme un talent essentiel et prometteur du cinéma français.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2025
Un petit film plein de tendresse. Les deux enfants sont particulièrement bons ou particulièrement bien filmés.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2025
Délicieusement français !
Une trés belle idée mais malheureusement un scénario paresseux qui coche scrupuleusement tous les poncifs de ce type d'histoire.
L'interprétation rame avec talent pour sauver le tout. Le pire, c'est que l'émotion effleure à peine.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2025
De Nathan Ambrosioni (2025).
Un film sur la famille, sur la parentalité au commencement subie avant d'être pleinement acceptée et assouvie . Commencé comme un thriller le film nous emmène peu à peu vers une chronique familiale positive . Où Camille Cottin rayonne et porte avec finesse ce rôle que la vie l'oblige à tenir à savoir devenir une mère attentionnée et aimante . Rien n'explique le départ de la ''vraie'' maman car l'essentiel n'est pas là . L'intérêt du film est ailleurs . Il est dans l'acceptation d'une responsabilité que l'on s'était forgé à ne pas assumer . Le célibat sans enfant comme ligne de mire d'une vie accomplie . Et patatras . Des enfants abandonnés que l'on ne peut pas laisser de côté . Peu à peu la force du film est dans la façon de montrer les changements au débuts imperceptibles de la personnalité de Camille qui va revêtir les habits maternels . C'est très bien interprété notamment par Camille Cottin et les enfants . Un film qui interroge sur ce que l'on ferait si une telle situation venait à nous arriver .
Avec Camille Cottin, Juliette Armanet, Monia Chokri .
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