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khesanh76
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4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Ce film peut se voir sur deux aspects : la disparition volontaire de Suzanne ( Juliette Armanet) devant laquelle Jeanne ( Camille Cottin) est complètement désarmée. Cerise sur le gâteau elle "hérite" de 2 enfants en plein naufrage ! Le deuxième aspect est l'entente "forcée" entre les deux enfants : Gaspard et Margot avec une célibataire de 42 ans, qui n'avait pas prévu ce truc qui lui tombe sur la tête ! C'est vu avec beaucoup de sensibilité. A noter le jeu incroyable des deux enfants !
Les enfants vont bien est un film de Nathan Ambrosioni, avec Camille Cottin, Monia Chokri et Juliette Armanet. Suzanne (Juliette Armanet) débarque à l'improviste chez sa sœur Jeanne (Camille Cottin), accompagnée de ses deux enfants. Le lendemain, elle lui laisse une lettre d'adieu dans laquelle elle lui confie ses enfants, ce qui va chambouler la vie très cadrée de Jeanne...
Camille Cottin prouve une nouvelle fois qu'elle est à l'aise dans tous les registres : de la comédie (Dix pour cent, Le mystère Henri Pick) à la comédie dramatique (Trois amies), voire dans le drame (Ni chaines ni maîtres). Elle incarne ici une experte en assurances qui vit seule.
Monia Chokri campe une artiste peintre, en relation libre avec Jeanne. L'actrice québécoise, aussi réalisatrice - Simple comme Sylvain est toujours dispo sur Arte - est solaire et attachante.
Juliette Armanet est méconnaissable dans le rôle de Suzanne. Après Partir un jour, elle poursuit une jolie carrière au cinéma.
Guillaume Gouix, toujours impeccable, joue un flic qui décide de braver les interdits pour aider Camille Cottin.
Féodor Atkine campe le père de Camille Cottin tandis que Frankie Wallach incarne une assistante sociale de l'ASE (Aide sociale à l'enfance) qui tente de l'aider au sein des méandres de l'administration.
Les deux enfants sont formidables : Gaspard & Margaux (Manoâ Varvat & Nina Birman), respectivement âgés de 9 et 6 ans, sont très justes, comme l'ensemble du casting.
C'est le 4e film du metteur en scène Nathan Ambrosioni (également scénariste du film), seulement âgé de 26 ans, un vrai surdoué selon Camille Cottin qu'il avait déjà dirigé en 2023 dans le très joli film Toni en famille que j'avais découvert sur France TV. Il a commencé sa carrière en réalisant un film d'horreur !
C'est un film simple et essentiel qui part d'un sujet spécifique (la disparition volontaire de personne) pour toucher l'universel : comment (re)faire famille aujourd'hui, à travers celle du sang et celle qu'on se choisit. Il parvient à toucher en plein cœur, à la manière de L'attachement de Carine Tardieu sorti en février dernier, qui m'avait beaucoup touchée.
Film assez étrange sur un phénomène bien réel, la disparition. Un grand nombre de cas se produisent chaque année en France. Disparition sans trace d'un individu, au point que le cas est prévu par la Loi. Le film est hélas sans fin, mais c'est la réalité en pareil cas, il n'y a pas d'autre issue que de s'habituer à l'absence, pas de deuil possible, guère d'enquête. Le film admirablement interprété par Camille Cottin nous laisse un peu en plan. Le rythme est nécessairement lent, mais c'est quand même un bon film.
très très beau film. Camille Cottin est toute en justesse, elle est émouvante et très juste. J'ai été bluffée également par la performance des jeunes acteurs. Un film touchant
Film fort, poignant qui met en lumière les impacts et le vide laissé par une absence / disparition. Quelques longueurs mais de belles émotions et un sujet traité dignement
Pas tout à fait sur le même registre mais néanmoins sur le développement mental des enfants face à des problématiques familiales graves, ce film ne tient pas tête à “on vous croit”. Les acteurs sont excellent mais je trouve que des mouvements de caméra pulsionnelles et saccadés en gros plan sont dérangeants. Le scénario s’essouffle de temps en temps sans qu’il ne gagne en profondeur. Un bon moment.
Même si la performance de Camille Cottin est remarquable, le film est très long et plutôt ennuyeux. On attend qu'il se passe quelque chose mais...rien. Les dialogues sont plats, l'histoire est pleine de clichés et la fin frustrante.
Une idée de départ qui porte sur le revirement émotionnel d'une femme sans enfant, qui s'attache à ses neveux, après la disparition et leur abandon par leur mère.
Malheureusement, le cinéaste ne parvient pas à traduire en image la connexion émotionnelle qu'il se propose de traiter.
Il reste quelques scènes ici ou là qui fonctionnent néanmoins ( celles avec les enfants surtout ), mais " les enfants vont bien " représente ( à mes yeux ) une déception.
Je ne rejoins pas l'assentiment quasi général à l'égard de ce film, qui m'est apparu comme très décevant eu égard à son sujet potentiellement très fort.
Une femme sans enfant et sans volonté d’en avoir se retrouve forcée à développer un sentiment protecteur quand sa soeur disparaît une belle nuit d’été en abandonnant sa marmaille. Ce n’est pas tant le comportement incompréhensible pour la plupart des spectateurs d’un abandon familial qui est scruté ici mais plutôt comment créer du lien quand â la base on en a pas vraiment envie. Les deux enfants sont extraordinaires dans leur jeu. Et on ne peut être que bluffé par la maturité de ce jeune réalisateur, qui fait irrémédiablement penser au Dolan des débuts.
Belles valeurs familiales, Camille Cottin et les autres talentueuses (il y a très peu d'acteurs hommes cis), histoire très simple mais sans fioritures...
D'un geste d'abandon commis par une mère en perte de confiance s'oppose celui de sa sœur qui accueille bien malgré elle ses neveux confiés sans consentement par sa cadette. Tout sonne juste, l'histoire, les images avec leurs plans subtiles et les personnages qu'interprètent avec maestria Camille Cottin et les deux enfants sans oublier les autres protagonistes. Je reste bluffée par le talent du tout jeune réalisateur Nathan Ambrosioni. A voir !
Le film est authentiquement interprété, les rôles et les comportements sont parfaitement adaptés à cette situation inédite et à ce sujet de société qui pose inévitablement la question de la liberté individuelle et des conséquences que peuvent avoir des choix de vie qui n'appartiennent qu'à celles /ceux qui les font mais dont l'entourage a toujours à gérer les conséquences. Le film n'apporte pas de réponse claire si ce n'est le discours de la juge en procédure civile qui exprime le fait que l'on peut aussi parfois préférer abandonner par amour et pour le bien de ses proches. Un film profondément humain sur un sujet qui interroge aussi notre part d'humanité et notre capacité de résilience.
"Les enfants vont bien" n'est pas un thriller ou un film à suspense sur la disparition d'une maman. C'est plus subtil que ça, un film sur les liens familiaux, le désir d'enfants, les lourdeurs administratives, la survie. Le jeune réalisateur Nathan Ambrosioni montre une très bonne maîtrise de la narration et surtout du dialogue, tant tout paraît naturel et puissant dans la bouche d'un casting parfait à tous les niveaux, de Camille Cottin au plus petit second rôle... On assiste donc à la révélation de la maternité chez Jeanne, qui n'est pas un doux utopisme, mais reste malgré tout une série d'épreuves et de remise en question. Malheureusement quelques facilités viennent alourdir un peu l'ensemble et la fin est plutôt... surprenante et tombe un peu à plat en ce qui me concerne. Je n'avais pas besoin de réponse, ça aurait été superflu, mais à 2 minutes de la fin on est encore dans des enjeux qu'il me semblait important de développer... Je reste un peu sur ma faim, mais touché tout de même.
Avec tendresse et une remarquable acuité, cette chronique familiale épurée explore le manque, puis le vide laissé par une absence inexplicable. Les enfants vont bien dresse les portraits de 2 femmes, celui de Jeanne omniprésente, et en creux celui de Suzanne, qu’on ne verra presque pas et qu’on finit tout autant par connaitre. C’est aussi l’histoire d’un parcours personnel, et d’un apprivoisement. Entre tension et émotion, Camille Cottin, Jeanne donc, joue avec délicatesse cette femme triste et solitaire qui peu à peu devient une mère de substitution aimante, que la mise en scène de Nathan Ambrosioni accompagne d’une lumière de plus en plus chaleureuse. Et puis comment ne pas être touché par l’incroyable performance des deux jeunes comédiens, Manoa Varvat et Nina Berman.