La disparition volontaire des adultes ….voila un sujet puissant rarement traité…comment les proches d’une personnes qui a décidé de partir vivent ils cette situation ? Comment continuent ils à vivre ? …. C’est ce à quoi que ce film tente de répondre ou du moins soulève t’il la problématique. Avec sobriété et pudeur ….Camille Cottin est parfaite dans le rôle de cette femme qui ne voulait pas d’enfant et se retrouve à 42 ans à devoir prendre en charge ses deux neveux de 6 et 9 ans.
D'un geste d'abandon commis par une mère en perte de confiance s'oppose celui de sa sœur qui accueille bien malgré elle ses neveux confiés sans consentement par sa cadette. Tout sonne juste, l'histoire, les images avec leurs plans subtiles et les personnages qu'interprètent avec maestria Camille Cottin et les deux enfants sans oublier les autres protagonistes. Je reste bluffée par le talent du tout jeune réalisateur Nathan Ambrosioni. A voir !
Un peu dans l’esprit de « L’attachement » de Carine Tardieu, l’héroïne Jeanne se retrouve ici avec deux enfants sur les bras, inattendus. Ceux de sa sœur disparue du jour au lendemain, sans explication notoire . La jeune femme va donc devoir s’habituer à cette famille bizarrement recomposée, elle qui après un divorce récent vit désormais avec une dessinatrice. Les enfants n’ont jamais été sa préoccupation première reconnait-elle dans un accent de vérité qui marque à tout jamais son évolution maternelle, soulignée avec conviction par Camille Cotin, très près de son personnage. Bien insuffisant cependant pour marquer le récit d’une véritable authenticité. Pour en savoir plus :
Belles valeurs familiales, Camille Cottin et les autres talentueuses (il y a très peu d'acteurs hommes cis), histoire très simple mais sans fioritures...
Très bon film sur la disparition inexpliquée d'un proche. les acteurs sont excellents (Camille Cottin ) et les deux enfants époustouflants. Une famille recomposée par la force des choses avec des interrogations sur les liens maternels. Certaines lenteurs dans le film qui ne me dérangent pas, filligrammes du temps qui s'écoule dans l'évolution des évènements.
C’est tellement rare que ça vaut la peine que je le dise: je me suis ennuyée terriblement. Alors que c’est un sujet qui me touche beaucoup, l’ennui a pris le pas sur l’émotion. La délicatesse et la platitude, c’est pas pareil. J’ai été fort déçue.
Ai vu « Les enfants vont bien » de Nathan Ambrosioni. Le hasard a voulu que les deux films que j’ai vu ce week-end entrent totalement en résonance l’un avec l’autre. D’un côté le sublime documentaire de Romane Bohringer « Dites lui que je l’aime » où deux femmes reconstituent l’histoire et des souvenirs traumatisants sur leurs mères défaillantes et maltraitantes et «Les enfants vont bien » où l’on assiste à la sidération de deux enfants suite à la disparition volontaire de leur mère qui les abandonne du jour au lendemain. Suzanne (Juliette Armanet) conduit ses deux enfants chez sa soeur Jeanne (intense Camille Cottin) avant de les y abandonner et de disparaitre. Seule et n’ayant aucunement la fibre maternelle, Jeanne se tourne vers son ex Nicole (Monia Chokri) pour chercher un peu de soutien au quotidien. Les enfants sont interprétés admirablement par Manoa Varvat (Gaspard 9 ans) et la sidérante Nina Birman (Margaux 6 ans). Ce long métrage est très joliment mis en scène avec de vrais choix artistiques et cinématographique. Le cadrage donne la priorité à l’enfermement, et plusieurs scènes capitales sont jouées hors cadre dont on entend (comme les enfants) que de lointains chuchotements inquiétants. Les dialogues sont très justes. L’interprétation est l’autre immense atout du film. Le duo de soeurs (Armanet-Cottin) est totalement évident, les enfants sont parfaits et les rôles secondaires très puissants (Frankie Wallach et surtout la géniale Myriem Akheddiou). Alors d’où ressort cette impression de langueur ? Probablement parce que le film se cantonne à décrire une situation et une fois que celle-ci est posée plus rien n’avance dramatiquement. Le film à l’image de la sidération des enfants fait du sur-place en n’empruntant qu’une seule tonalité, une seule couleur. C’est dommage car on a l’impression que les scènes (toutes un peu attendues) s’enchainent sans apporter d’informations, de tensions supplémentaires et donc que tout s’éternise un peu. On aurait aimé plus d’inattendu, de retournements. On sait gré à Nathan Ambrosioni d’éviter tout pathos et de toujours donner priorité à la pudeur mais on aurait aimé être plus bousculé et finalement ému, ce que « Dites lui que je l’aime » dosait à la perfection.
bon film les interprètes sont excellents ( mention spéciale aux enfants ), la façon de filmer originale , réflexion sur le déterminisme social , l'éducation , l'amour envers les enfants , la fragilité des gens d'aujourd'hui Je veux bien que ce soit un film intimiste mais c'est un peu long , on a tendance a s'ennuyer quelques fois , il ne se passe pas grand chose
Le film démarrait pourtant bien, mais très vite une impression de déjà vu, la plupart des séquences sont convenues, attendues, scolaires. L'émotion n'est pas au rendez-vous. Succession de passages obligés, sans surprises de lourdeurs. Le film est long, le montage complaisant. Le réalisateur aurait mieux fait de s'entourer d'un monteur, d'une regard critique plutôt que de monter le film lui-même. Résultat on s'enlise dans le Pathos…
En France, environ 5000 personnes disparaissent volontairement chaque année. C'est un nombre hallucinant surtout qu'aux yeux de la loi il ne peut pas y avoir d'enquête : les gens ont le droit de quitter leur vie et de disparaitre sans vouloir être retrouvé.
Je n'ai jamais vu ce thème abordé au cinéma et il est d'autant plus fort qu'il est traité du point de vue de la famille qui sinu la situation et qui doit avancer malgré tout.
C'est un film qui est écrit avec beaucoup de délicatesse et de justesse. Il ne juge pas, il montre la détresse silencieuse et douloureuse de la famille sans en faire des tonnes dans l'étalement des émotions. J'ai beaucoup aimé le parallèle entre cette mère qui voulait être mère et qui craque face à sa soeur qui rejetait le statut de mère et qui apprend à le devenir par la force des choses.
Les enfants sont incroyables ! Ils sont sur le fil, tout passe par leur regard et par de petits gestes. Les pleurs sont en cachette, à l'abri des regards comme dans la vraie vie.
Camille Cottin est encore une fois extraordinaire ! D'une justesse folle, même son dos est expressif ! D'ailleurs, les deux plans de dos sont tellement beaux : on ne voit rien mais on devine tout c'est absolument magnifique ! C'est d'une pudeur incroyable ! Elle est forte devant et craque quand personne ne la voit, j'ai été beaucoup touché.
J'avais tellement aimé le dernier film du réalisateur " Toni en famille" et celui-ci s'inscrit dans la même lignée. Il sait filmer le quotidien d'une manière simple et poétique pour ancrer les personnages dans la réalité et permettre de les comprendre. Il fait preuve d'une grande maturité pour son jeune âge et il n'a pas fini de nous surprendre !
Ce film est une belle réussite qui dose parfaitement bien les émotions et qui nous prend au coeur et aux tripes !
Il y a deux ans, je découvrais Nathan Ambrosioni avec TONY EN FAMILLE, qui avait été une très belle surprise. Dans LES ENFANTS VONT BIEN, il retrouve Camille Cottin pour un nouveau drame familial. Une mère dépose ses deux enfants chez sa sœur avant de disparaître dans la nature. Avec un sujet aussi lourd, le réalisateur aurait facilement pu tomber dans la facilité ou l’excès mélodramatique.
Pour son troisième film, à seulement 26 ans, il fait preuve d’une maturité impressionnante. Il évite le piège du pathos larmoyant et livre au contraire une œuvre d’une grande justesse émotionnelle. Il poursuit son travail sur la cellule familiale et transforme ce drame en un film intime, d’une sensibilité et d’une délicatesse rares.
Certains lui reprocheront peut-être son rythme contemplatif, mais c’est précisément ce tempo qui fait la force du récit. Plutôt que de s’intéresser à la disparition, Ambrosioni oriente son récit vers les répercussions qu’un tel acte provoque sur l’entourage. Sans jamais forcer les émotions ni les grands discours, il réussit à capter un geste, un regard, pour exprimer le ressenti de ses personnages.
Avec une mise en scène sobre, il joue avec les silences, les non-dits et le hors-champ pour montrer l’impact d’un tel abandon sur les enfants et sur leur tante, contrainte de devenir une mère de substitution dans un univers dont elle ignore les codes.
Le film doit énormément à son casting. Camille Cottin livre une prestation tout en retenue, rendant son personnage profondément crédible. Par moments, l’ensemble prend des accents quasi documentaires, notamment lorsqu’il confronte le spectateur à l’absurdité du système. Les deux jeunes acteurs impressionnent également par le naturel de leur jeu, essentiel à la justesse du film.
Loin du drame larmoyant ou spectaculaire, Ambrosioni signe un drame familial puissant, d’une délicatesse remarquable, dont le plan final reste longtemps ancré en mémoire.
Un drame qui ne manque pas de points d’entrée mais aucun n’est exploité pour apporter un contenu narratif suffisant, susceptible de ne pas faire tomber le spectateur dans l’ennui et l’interrogation permanente – sans réponse –. Une mère de famille « abandonne » ses deux enfants à sa sœur avec laquelle elle a pourtant des relations distendues. Pourquoi ? Quelques hypothèses mais aucune n’est développée. C’est seulement pensé et suggéré. Les enfants – même s’ils vont bien -, c’est le titre (pour se rassurer ?) comment le vivent-ils réellement ? Pas si bien que ça certainement. Mais ça ne crèvera pas l’écran. Et la jeune femme qui se retrouve mère de substitution alors qu’elle se décrit comme n’ayant pas l’habitude ni la patience, qu’elle ne sait pas faire, qu’elle n’est pas faite pour ça, qu’est ce qui passe dans sa tête ? On ne saura pas trop. Sur le plan du scénario, l’art et la manière de poser des sujets tout en laissant le spectateur se débrouiller avec. Etrangement, ça attire le public (salle pleine, l’exploitant a même prévu deux séances quasi-simultanées) et les notes et critiques sont en rapport d’une réelle satisfaction. Il doit y avoir du bouche à oreille là-dedans. Mais bon, ça ne fonctionne pas pour tout le monde.