Les Enfants vont bien
Note moyenne
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373 critiques spectateurs

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55 critiques
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56 critiques
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26 critiques
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Michel Mayoud
Michel Mayoud

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2025
C’est l’histoire d’une disparition volontaire, vue par ceux qui restent, contraints qu’ils sont d’en assumer les conséquences. Pour moi, l’histoire est filmée, avec délicatesse et pudeur, elle est composée de scènes qui prennent le temps de dire les mots et de montrer les sentiments, sans déchet, tout, ici, sert un récit qui évite les excès et dans lequel les personnages évoluent, confrontés aux difficultés de la situation. L’interprétation des comédiennes (il y a surtout des femmes) et des comédiens est admirable, démontrant la qualité de la direction d’acteurs. Le scénario nous prend par la main, dès la première scène, où s’immisce un premier soupçon d’inquiétude. De belles images, des plans très aboutis (je pense à la scène du miroir.), des dialogues forts et réalistes. Un film remarquable de Nathan Ambrosioni, un réalisateur de 26 ans, dont je vais surveiller les projets à venir.
Un film utile, à voir.
Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2025
Film visionné au cinéma.

L'idée est originale, sérieusement étudiée et avec de la justesse. C'est difficile d'en espérer tant et pourtant, je trouve un côté trop lent à l'action. Je suis déçu car j'ai le sentiment qu'avec la même chose, il y avait mieux à faire.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2025
Les enfants vont peut-être bien, mais de la mère disparue on ne saura jamais rien, le film reste sur cette non réponse et distille goutte-à-goutte son ennui alors que la seule envie qu’on ait vraiment serait de voir où en est cette mère, qui pour le coup a vraiment disparu corps et bien, du film sinon des esprits
Coupel Ce
Coupel Ce

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2025
Un sujet délicat traité tout en douceur. Beaucoup d'émotion. Camille Cotin est parfaite et les enfants jouent merveilleusement bien. Un film à ne pas manquer.
Yves G.

1 847 abonnés 4 023 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2025
En plein été, Suzanne (Juliette Armanet) débarque sans crier gare chez sa sœur Jeanne (Camille Cottin) et repart le lendemain matin en lui abandonnant ses deux enfants, Gaspard, dix ans, et Margaux, six ans. Jeanne s'inquiète de la disparition de sa sœur et essaie sans succès d'en alerter la gendarmerie qui refuse de l'aider. Elle renâcle à assurer la garde de son neveu et de sa nièce et recherche auprès de Nicole (Monia Chokri) dont elle vient de se séparer un peu d'assistance.

Ces temps ci, on voit fleurir les films qui interrogent la maternité. Qu'est-ce qu'être mère nous demandent-ils ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne l'est pas dans le couple recomposé des "Enfants des autres" ou dans le couple lesbien de "Des preuves d'amour" ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne le veut pas nous interroge le fascinant docufiction de Romane Bohringer que je chroniquerai demain et qui aurait mérité ex aequo le prix de meilleur film de la semaine ? Qu'est-ce qu'être mère quand on ne le peut pas nous demande le dernier film des frères Dardenne "Jeunes Mères" ? Qu'est-ce qui différencie une bonne mère d'une mère toxique nous demandent les figures écrasantes de "Reine mère" ou de "Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan" ? Il y aurait un article voire un livre à écrire sur le traitement de la figure maternelle au cinéma.

Le jeune réalisateur Nathan Ambrosioni a le mérite de traiter ce sujet rebattu sous un angle inattendu. Jeanne la quarantaine vient de divorcer. Elle était en couple avec Nicole et leur séparation a précisément pour cause un désir contrarié d'enfant : Nicole en voulait et Jeanne n'en voulait pas. Et, coup du sort, c'est précisément à Jeanne qu'en incombe brutalement la responsabilité de deux d'un coup. Elle ne sait pas faire ; elle ne veut pas faire. Une telle situation aurait pu susciter des développements cocasses. Mais "Les enfants vont bien" est dénué de tout humour - à une époque où la société se sent obligée d'en saupoudrer partout.

C'est sur le mode dramatique que le sujet est traité. Du point de vue de Jeanne, doublement désemparée par la disparition inexpliquée sinon inexplicable de sa sœur et par la lourde responsabilité qui lui échoit. Et du point de vue des enfants - dont le jeu exempt de tout cabotinage leur a valu une mention spéciale du jury au festival d'Angoulême - culpabilisés par l'abandon de leur mère et rétifs à l'autorité de leur tante.

Le film évoque le sujet dans sa globalité sans jamais charger la barque. Il en évoque les dimensions juridiques et ses apories grâce à Frankie Wallach (devenue célèbre grâce aux publicités d'EDF) : l'impossibilité de lancer une enquête pour la disparition non suspecte d'un majeur, la nécessité pour autant d'une reconnaissance de justice lui retirant l'autorité parentale afin notamment de permettre l'inscription des enfants à l'école.

Camille Cottin y est magistrale. L'actrice a gagné en maturité, en épaisseur. On est loin de "Madame Connasse" et de ses provocations border line. Sa légitimité en actrice dramatique ne fait plus aucun doute. Je lui aurais bien promis le César 2026 de la meilleure actrice ; mais j'apprends qu'elle présidera la cérémonie et je ne suis pas sûr que cette fonction la disqualifie de recevoir une statuette.
D LG (dan56550)
D LG (dan56550)

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 décembre 2025
Remplir 90 minutes avec du vide... Ce "film" est un puissant somnifère, mettant à rude épreuve le talent de tous les acteurs. Une histoire mince comme un fil de soie, plate comme une limande, insipide. Mortel. Un ticket de cinéma gaspillé.
Alexandre M
Alexandre M

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 décembre 2025
bof...
Tout est sympathiquement prévisible avec des bons sentiments.
Trop de scènes ennuyeuses surtout avec les enfants même si leur jeu est assez bon surtout la fille.
Heureusement les comediens sont tous très bons.
Les scènes avec les intervenants juristes, magistrats, gendarme, administratifs sont très réussies et instructives.
philcap
philcap

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2025
Génial ! Très subtile et tellement bien joué.
A aucun moment on ne tombe dans le pathos.
Un film optimiste sur la famille, l’amour et la foi en l’avenir.
Cecile
Cecile

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
Beaucoup d’émotions dans ce film et des acteurs superbes à commencer par Camille Cottin d’une justesse absolue et très émouvante. Mention spéciale aussi pour le jeune garçon.
Allez y !!
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2025
Touchant au 1er degré par ce qu’il raconte et comment il le fait. En l’occurrence avec délicatesse. Touchant au 2nd degré par la réflexion qu’il suscite chez le spectateur. Camille Cottin est encore parfaitement juste tout comme les 2 enfants qui l’accompagnent. Quelques longueurs que l’on pardonne.
Ufuk K

617 abonnés 1 725 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2025
"Les enfants vont bien" bien noté par la critique, récompensé cette année (Valois de diamant au Festival du film francophone d'Angoulême) est un drame social avec des qualités. Nathan Ambrosioni, bien que son film ne soit pas celui de l'année, présente une histoire émouvante qui examine l'abandon d'une mère face à ses enfants et ses conséquences, le tout dans un contexte de solitude et d'une romance féminine.) avec une Camille Cottin au sommet de son art et le jeune Manoâ Varvat révélation de ce film.
Marina Anthime
Marina Anthime

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2025
Émouvant et tellement prenant. Merci pour ce film, doux mais en même temps tellement parlant et dramatique. En tant qu’éducatrice spécialisée, je vois tous les enfants en foyer à travers ce film ; l’abandon soudain, la tristesse parfois cachée dans des silences, parfois dans la violence, l’incompréhension, les questions auxquelles on ne sait pas répondre, ces maux, et un vide qui malgré tout, ne pourra être comblé. Alors, on compose. Merci d’avoir aussi bien dépeint ça, je le recommande à 100%.
Philippe Desberg
Philippe Desberg

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 décembre 2025
Certes le film a la vertu d'être honnête tout au long. Pas de solutions faciles, pas de compromis.
Cependant force est de constater que les film est d'une lenteur affligeante et qu'on s'y ennuie énormément.
Jeanne évolue un peu, admettons. Mais c'est l'épaisseur du trait.
En ces temps difficiles, il me semble que le public souhaite voir des films ou les personnages se battent et gagnent. Sinon, il n'y a qu'à regarder le 20h.
Un film déprimant a ne regarder que si on voit la vie tellement en rose qu'on a besoin de redescendre d'un cran
Afdokya
Afdokya

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2025
Un film subtil, touchant sur le sujet méconnu de la disparition volontaire. Le jeu des enfants est incroyables de vérité et d’émotion. Camille Cottin égale à elle même, saisissante dans certaines scènes notamment face aux enfants ou devant la juge. Mais le scénario donne l’impression d’être écrit en pointillé, et la fin laisse perplexe
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
Un film d’une délicatesse et d’une économie telles, que seules les émotions de Jeanne (Camille Cottin) et des enfants (Monoâ Varvat et Nina Birman) filtrent et laissent un trouble durable en nous. Je me suis demandée comment Nathan Ambrosioni, si jeune (26 ans aujourd’hui, donc au moins 2 ou 3 ans de moins à la genèse du projet) avait pu atteindre cette perfection dans l’écriture, la réalisation et le montage de ce film. Mais surtout, surtout, cette incroyable maturité et intelligence émotionnelles. Ni en retenue, ni ne déborde. S’il a lui-même été confronté de loin ou de près à l’abandon, on aurait pu s’attendre à ce qu’il manque de recul, de distance ; s’il ne s’est inspiré d’aucune situation traumatique, on aurait pu s’attendre à du lyrisme, du pathos. Or, il reste, du début à la fin, sur cette fragile et tendre ligne de crête. Avec tact.

Évidemment, il a su s’entourer. Quoique fugace, l’apparition de Suzanne (Juliette Armanet qui s’impose au cinéma. Je suppose que c’est ce genre d’actrices dont on dit Quelle présence ! Magnétique) convainc. Il lui suffit de trois plans (dont un mélodieux, affirmant sa singularité).

Peut-être aussi la grâce a-t-elle touché notre réalisateur : Juliette Armanet (Suzanne) ressemble comme une jumelle à sa sœur de cinéma, Camille Cottin (Jeanne). Aussitôt, on lâche prise. On est embarqués.

Ou est-ce Nicole (Monia Chokri), l’ex de Jeanne que les enfants adorent. Si présente et si proche, d’instinct, des enfants, et de Jeanne, et distante à la fois.

Le père de Jeanne et Suzanne, Feodor Atkine, qu’il est impossible de qualifier. Feodor Atkine, quoi. Choisir cet acteur, dans un rôle immobile et taiseux, c’est rajouter du talent à la grâce.

Et puis, il y a les enfants, Gaspard et Margaux, qui bouleversent. Aux caractères complémentaires, à la fois doux et bien trempés.

Et puis les rôles secondaires qui n’en sont jamais.

Aucune réplique, aucune ligne de dialogue n’est superflue ou redondante et toutes vont dans le même sens, face à une situation qui les bousculent. Si Suzanne a choisi de faire confiance à sa sœur Jeanne pour élever ses enfants et partir en les abandonnant, ce n’est pas par hasard.

Jeanne et les enfants, deux solitudes qui se trouvent et se réparent.

J’ai aimé ce film où même en colère, les personnages se posent et s’accommodent. Où le présent et l’autre prennent toute la place. Alors oui, les enfants vont plutôt bien. Les uns et les autres vont plutôt bien. Oui, ils vont bien. Oui, ils sauront aller bien.

Au même moment, sur un documentaire étonnant fait écho au film : « Évaporés, les disparitions volontaires » de Andreas Hartmann et Arata Mori. Des portraits de Japonais à bout de leur existence qui, pour seule issue, s’évanouissent sans laisser de trace. Une économie s’est mise en place autour de ces évaporés.

Personne n’est à l’abri.

Et nous, que ferions-nous confrontés à une telle situation, de quelque côté que ce soit ?
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