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Matthieu B.
17 abonnés
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2,5
Publiée le 1 septembre 2025
Film visionné au cinéma.
Un jeune homme qui gère la pression par des mensonges dans la fameuse lignée de ces très nombreux personnages masculins mythomanes que nous avons désormais dans les comédies dramatiques françaises. La honte est souvent la raison derrière ce comportement.
Sa partenaire est bien plus adaptée socialement. Gros plans sur les ongles et la vapoteuse. La réalisation est excellente et le choix des musiques l'est tout autant, et du début à la fin.
La contribution de ce film par rapport aux autres du genre est une réflexion sur le changement physique et mental. A quel point le mental est prisonnier du passé. Qu'est-ce qu'on est prêt à supporter pour s'intégrer. Cette exploration est douloureuse. L'environnement est très toxique. La fin est cousue de fil blanc. Pour ceux qui aiment être consternés devant l'écran la moitié du temps, c'est un film à voir.
L'Épreuve du feu est un chef d'œuvre à la fois drôle et profond dans lequel le talent d'interprétation et la beauté de l'image servent à porter la sensibilité des réflexions sur la relation au groupe de tous les personnages.
Fin portrait de ce qu'est notre société dites moderne. Entre vulgarité sous j'accepte et volonté d'être ou de paraître digne, il apparaît une grande confusion. On a bon cœur et on s'habille comme des prostitutiuees ou on au l'âme mauvaise et lô fait croire que nous sommes parfait. à l'exactitude de ce sue vert le monde. Mais à quoi bon gagner le monde si c'est pour y perdre son âme.
Cinq ans après Été 85, Félix Lefebvre, éclipsé dans son éclosion par le non moins brillant Benjamin Voisin, retrouve un rôle à la mesure de son talent. Magnétique à l’écran, il campe avec une grande justesse un rôle tout en nuances. C’est d’ailleurs la force de ce film que de se refuser au manichéisme pour mieux embrasser la personnalité de chacun de ses personnages. L’image est éclatante, les dialogues d’un naturalisme qui rappelle Kechiche ou Ken Loach et le débat posé mérite que l’on s’y attarde : de la pureté du sentiment amoureux ou de la compatibilité conjugale, laquelle est préférable ? Sans doute l’un des plus beaux films français de l’été.
Après un début très prometteur, soutenu par une mise en place très soignée du décor et des personnages, le subtil cède inexorablement au grotesque. Tout ce qu'il y avait d'intéressant dans ces micro interactions qui produisent la violence symbolique est surjoué et devient même absurde, tant par une faiblesse scénaristique de la dernière demi-heure que par la vacuité de certains personnages dont les gros plans contribuent à accentuer un malaise évitable et cocasse. Dommage, le film rate totalement sa cible, et passe à côté d'un propos en voulant s'en échapper comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Ce film place le spectateur sous tension au travers du parcours d'Hugo. J'ai été impressionnée par l'interprétation du comédien qui se métamorphose au fur et à mesure du film au gré de l'évolution de son personnage. Notamment dans l'expression du visage et du regard. Un souffre douleur qui veut intégrer le groupe qui l'a rejeté autrefois. Mais ses failles le rendent vulnérable face aux malveillants et manipulateurs. Et l'empêchent d'apprécier l'humanité et l'authenticité de sa compagne, qui est bien moins superficielle qu'il n'y paraît. Un récit initiatique qui met mal à l'aise. Ce qui n'empêche pas d'apprécier la qualité de ce film
Un très bon film ! La nouvelle génération d’acteurs est impressionnante de justesse, chacun apportant sa touche tout en restant parfaitement en harmonie avec l’ensemble. Le scénario est solide, la réalisation soignée et rythmée. Une œuvre à découvrir sans hésiter !
Pas mal du tout pour un premier film malgré un démarrage un peu lent et laborieux. Si certains des jeunes acteurs songent à faire carrière dans le cinéma, il serait bon qu'ils commencent par prendre des cours de diction.
Bravo pour ce premier film ! J'y suis allée sans savoir trop à quoi m'attendre. Une fille d'un milieu populaire, pas cultivée, qui se retrouve dans un milieu qui n'est pas le sien. Un film intelligent sur le mépris de classe et la dfficulté de s'intégrer à un groupe. Bien joué, les acteurs sont excellents même les seconds rôles. On notera qu'il n'y a que des jeunes dans ce film, sortis de l'adolescence mais pas encore adultes. C'est intelligent, parfois émouvant, on ne s'ennuie jamais.
Sans renoncer à quelques facilités, le film a le mérite de déconstruire peu à peu les stéréotypes de genre attachés à ses jeunes personnages. Le drame de la perte narcissique est incarné avec justesse par Hugo/Felix, tandis que Queen/Anja affiche un courage teinté de tendresse, n’hésitant pas à exposer sa fragilité face à un monde qui la juge et la méprise pour son apparence. Un premier long métrage prometteur, où les larmes finissent par se suspendre dans la gorge.
Un premier film réussi pour le réalisateur Aurélien Peyre, qui signe une œuvre estivale à la fois touchante et subtile sur le développement personnel et la quête de validation sociale à l’aube de l’âge adulte. Au fil du récit, on découvre peu à peu la complexité du personnage principal, brillamment interprété par Félix Lefebvre. Aurélien Peyre dresse le portrait d’un jeune homme séduisant et sportif, mais étonnamment timide, mal à l’aise dans sa relation avec sa petite amie, une jeune femme pétillante, originaire du sud. C’est en emmenant cette dernière, Queen, dans la maison de son grand-père, lieu de ses vacances d’enfance, que l’on comprend l’origine de son mal-être. Ce lieu, chargé de souvenirs douloureux, est aussi celui où il a été la cible de moqueries et de harcèlement par ses anciens camarades. Des blessures invisibles mais profondes, qui continuent de façonner sa personnalité. Malgré ses efforts pour changer, pompes, relooking, changements de posture. Hugo peine à s’imposer et à se faire respecter. Il cherche désespérément l’approbation des autres, quitte à s’éloigner de lui-même. Une quête identitaire poignante, mise en lumière avec justesse et sensibilité par un réalisateur prometteur.
Hugo et Queen, aux personnalités opposées, tentent de vivre une histoire d'amour sur l'île où Hugo a passé son enfance. Très vite, les amis d'enfance d'Hugo viennent perturber ce début de relation, et d'apéro en soirée, le regard des autres se fait de plus en plus pesant.
Annoncé comme une comédie dramatique, c'est beaucoup plus dramatique que drôle, c'est même glaçant, et c'est tout l'intérêt du film. Felix Lefebvre et Anja Verderosa sont tous deux remarquables, dans leur complicité, mais aussi la façon dont ils subissent la pression sociale de ces amis d'enfance d'une sournoiserie qui, je pense, parlera à tout le monde. Le récit d'Aurélien Peyre est très pesant, la tension est permanente et la colère nous monte face à toute cette violence psychologique que se permettent les amis d'enfance d'Hugo. Cette superbe histoire d'amour compromise par les jalouseries et la manigance nous sert d'avertissement. C'est intense, maîtrisé de bout en bout, avec une sensation étouffante de réalisme. J'ai hâte de revoir ces acteurs !
Hugo, encore timide, maladroit et touchant comme un adolescent est très amoureux d'une jeune fille presque à son opposé à tout point de vue.
Mais l'idylle sera vite mise à l'épreuve de la rencontre de la petite bande de soit-disant "amis d'enfance" du jeune homme, frappants spécimens d'une jeunesse dorée bardée de préjugés et de mépris de classe, toute en cruauté implacable et feutrée...
Les sentiments à l'épreuve du gouffre socio-culturel et de la manipulation: si le thème a souvent été traité, il est ici avec une profonde justesse, sans longueurs ni fioritures.