L’histoire d’un premier amour en vacances et les difficultés de résister à l’entourage pas toujours bienveillant. La jeune actrice incarnant Queen crève l’écran, sa prestation est à souligner tant elle porte le film part sa personnalité singulière. Les autres acteurs s’en tirent pas trop mal, Felix Lefebvre un peu en retrait quand même. Si l’histoire se tient, le film n’évite pas les éternels clichés des fils à papa, des parisiens et des provinciaux, du gentil pote, du comportement masculin, etc… une fin avec une morale juste. Pas mal
Après un début très prometteur, soutenu par une mise en place très soignée du décor et des personnages, le subtil cède inexorablement au grotesque. Tout ce qu'il y avait d'intéressant dans ces micro interactions qui produisent la violence symbolique est surjoué et devient même absurde, tant par une faiblesse scénaristique de la dernière demi-heure que par la vacuité de certains personnages dont les gros plans contribuent à accentuer un malaise évitable et cocasse. Dommage, le film rate totalement sa cible, et passe à côté d'un propos en voulant s'en échapper comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Les tourments adolescents autour des attirances amoureuses fondées sur l'importance du corps, la recherche d'une identité et surtout le regard des autres qui téléguide les émotions. Ainsi, Hugo invite sa petite amie Quéén sur l'île de son enfance. Ils sont amoureux mais la confrontation avec les amis va provoquer des remous et un ébranlement des certitudes. Dans la vie réelle, un amour doit être validé par le groupe social auquel on appartient et, contrairement à ce que l'on croit, on n'aime pas n'importe qui, au hasard des rencontres. Film rafraîchissant qui invite à la réflexion sur nos petites perversités qui occasionnent des peines inutiles.
Sur les rives d’un été salvateur, le film déploie une émotion saisissante autour du regard que l’on porte et dont on est l’objet. L’écriture, empreinte d’élégance, capte ce jeu de miroirs : ce que l’on croit être, ce que l’on montre, ce que les autres nous projettent. S’installe alors un récit solaire de vacances, où la légèreté des instants côtoie la cruauté des épreuves, à l’image de l’adolescence, finalement. Un premier film prometteur, qui laisse présager un auteur au regard déjà affirmé.
Très bon, film qui mêle tout ce dont tout un chacun peut subir comme émotions quand un changement brutal s’opère dans une vie.
Le film aborde l’amour principalement et les relations interpersonnelles que des anciens « amis » peuvent avoir comme impact sur le présent spoiler: en mettant en lumière que les gens ne changent jamais.
Le film est un mélange de toutes les émotions qu’un jeune adulte peut connaître et les mécaniques de fausses amitiés qui mènent à du mauvais.
La toxicité amoureuse/amicale est quand à elle un élément qui s’imprègne petit à petit au fur et à mesure du film et qui prend au tripes car nous spectateur somme petit à petit imprégnés de celle-ci.
Superbe film, l'actrice principale est vraiment extraordinaire .. et va sûrement gagner l'espoir féminin ... bref émouvant à souhait, très juste. Belle découverte
Ce 1er long métrage d'Aurélien PEYRE, s'avère aussi etre une "épreuve du feu" pour ce réalisateur/scénariste qui signe manifestement une totale réussite ! Felix Lefebvre comme Anja Verderosa talentueux, se réunissent dans cette belle histoire d'amour estivale, un amour fragile, éphémère spoiler: mais gâché. Une idylle se créée entre ces deux jeunes amis qui se retrouvent, se cherchent, se redécouvrent, se construisent et dont le regard évolue l’un pour l’autre. Une histoire d'amour dramatiquement gaspillée par un insidieux pari entre copains jaloux, des bad boys inconscients ! A la fin du film il pleut abondemment renforçant le sentiment de tristesse désespérée ressenti par Hugo manipulé, trahi comme déprimé.
Les sorties d'été révèlent souvent des petites pépites du cinéma français, en voici une avec L'épreuve du feu. Une Île pleine de parisiens en vacances, un groupe d'amis chargé de souvenirs mais dans lequel s'est également installé les mêmes rapports qu'en milieu scolaire : compétition, humiliation, poids du regard des autres. Hugo cherche à s'y faire accepter mais est témoin des regards hautains et des moqueries envers la seule fille qui s'est intéressée à lui depuis sa transformation physique. Les insécurités de Hugo vont l'amener à accorder plus d'importance spoiler: au regard porté par ce groupe, qu'à l'ouverture et la générosité de Queen . Notre regard sur le personnage principal change à mesure que lui-même est influencé par l'opinion de ce groupe et spoiler: adopte un comportement de plus en plus discutable envers sa petite amie et envers celui qui semble être son seul ami sincère . Un scénario très bien ficelé et bien joué sur le poids du regard des autres, le coût de l'intégration social et le mépris de classe.
Voilà un film bien français et qui a enchanté Télérama. Film sur les rapports de classe en amour… il y a bien sur du positif: les acteurs en premier lieu et quelques second rôle intéressants. On ne s’ennuie pas mais je suis ressorti avec le sentiment d’avoir déjà vu cela dix fois. Tout cela est très convenu et n’échappe pas aux facilités. D’ailleurs l’actrice principale ,par ailleurs sympathique, lumineuse parfois, a été traitée avec un certain snobisme puisqu’elle a été affublée de tous les attributs que le réalisateur juge sans doute « populo » : les ongles, les maillots, les tatouages et les expressions. Les bourgeois sont beaucoup moins cliché… Et puis il fallait bien le petit immigré qui est le plus méprisé par les personnages. Il est évidemment peintre… bref un bon film pour Télérama et qui se laisse regarder sans’surprise
Ce film estival et cruel m'a beaucoup touchée car il est terriblement humain. Le sujet principal est-il plus la différence entre CSP, ou la fragilité de l'égo d'un ex-obèse qui est mal à l'aise avec un pouvoir de séduction jusqu'à lors inconnu ? Les deux acteurs principaux sont intenses et lumineux. Un coup de coeur.
J'ai beaucoup aimé ce film qui raconte une histoire très juste et émouvante : la difficulté d'un jeune couple (assez différents tous les deux, mais complémentaires) à faire face à la pression du groupe qui les accepte difficilement. Le film est une réussite sur tous les plans : les dialogues sont biens, les acteurs sont très convaincants, et l'ambiance malsaine d'un groupe de jeunes qui n'accepte pas un autre jeune différent d'eux est parfaitement reconstituée.
Hugo est un jeune homme de 19 ans un peu manche qui accueille sa petite-amie sur son île atlantique. Queen vient du Sud de la France et a un style bien à elle, qu'elle assume sans problème, choisissant de réagir avec humour aux manques de respect des autres. Alors qu'ils apprennent à se connaître, Queen et Hugo croisent les autres jeunes avec lesquels Hugo a grandi sur l'île. En salle le 13 août.
spoiler: "L'épreuve du feu" m'a beaucoup plu. Les personnages sont conçus avec un souci du réalisme fin et une vraie chasse aux clichés. Queen n'adopte pas du tout les codes de la cagole dans son comportement, ce qui aurait été si "facile" pour l'intrigue. J'aime la naissance du lien entre ces deux jeunes, mis à mal et finalement occis par l'intervention extérieure d'un groupe malveillant, mais surtout par le comportement d'Hugo qui cherche à leur plaire. Il sabordera toute la construction du récit en cédant aux sirènes de ce qu'il a toujours désiré. Hugo n'est pas la victime de cette histoire, et ça fait du bien. Le générique de fin est fort de sens, il repart d'où il vient.