Alpha
Note moyenne
2,6
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229 critiques spectateurs

5
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Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2025
je n'ai pas été très fan de Julia Ducournau et de sa violence gratuite lors de sa dernière palme
mais là à mon sens c'est complètement raté.
un fourre tout ou l'on retrouve une maladie qui transforme les gens en zombies de marbre avant de les réduire en poussière, une enfant qui passe de la jeunesse à son adolescence plusieurs fois au cours du film, une famille maghrébine ou circulent des légendes prémonitoires de sables rouges...
seuls les acteurs tiennent la route.
dommage pour eux.
Julien B
Julien B

4 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2025
Alors là, j'ai pas tout compris.
Quel tortueux essai pseudo poetico-dramatico-artistico-intellectualo...pipo.

Cet œuvre est une tentative foutraque. Mêlant quelques instants prometteurs, assez intenses avec ses entrailles d'une incohérence profonde.

La tentative de rendre le message elliptique est d'une intense idiotie. Tout ce qui se veut subtil est grotesque. Le rythme est indéchiffrable. Les suspens ou non-dits sont terriblement patauds.

Les acteurs sauvent de l'ennui.
Mais que d'efforts doivent ils produire.
Aucun dialogue significatif sur le plan narratif.

La fin du film obtient comme grand mérite, de nous éclairer... La salle.

J'ai regretté d'avoir déboursé quelque centime pour ce naufrage. Heureusement, j'avais un cookie pour sauver les 5 premières de cet interminable assoupissement.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2025
Il y a des films dont on ne sait pas immédiatement s’ils nous ont touchés ou simplement traversés. Alpha, troisième long-métrage de Julia Ducournau, appartient à cette catégorie. Ni pleinement abouti ni véritablement raté, il dégage une tension étrange, une puissance par moments palpable mais trop souvent dissipée, comme un souffle qui s’épuise avant d’atteindre sa cible.

Tout commence pourtant avec une promesse : celle d’un récit situé au Havre dans les années 1980, entre hôpital confiné, corps contaminés, rejet social et héritage kabyle. Un terreau fertile pour un drame viscéral, où la maladie devient métaphore, où l’adolescence se vit comme une mutation physique et psychique, douloureuse, irréversible.

Ducournau pose dès les premières images les bases de son univers : stylisé, sombre, organique. On reconnaît sa patte, ce sens du détail sensoriel, cette obsession du corps comme surface d’écriture. Le tatouage qui saigne, les piqûres du frère drogué, la peur des aiguilles, les chuchotements sur la contamination : tout concourt à créer un climat d’oppression intime.

Mais rapidement, le film montre ses limites. L’allégorie, si présente, devient trop visible, presque surlignée. Là où l’on espérait la suggestion, on trouve souvent la démonstration. L’idée de la famille comme lieu de contamination émotionnelle est puissante, mais elle est martelée sans subtilité. L’empathie, elle, peine à émerger. On regarde Alpha sombrer, mais on reste à distance, comme derrière une vitre d’hôpital.

Techniquement, Alpha est irréprochable. L’image, signée Ruben Impens, est splendide. Les cadres sont composés avec soin, la lumière dessine chaque plan avec précision, la texture des années 80 est restituée sans nostalgie inutile. Le son — récompensé à Cannes — est l’un des grands atouts du film, enveloppant, organique, inquiétant.

Mais cette beauté formelle devient parfois une armure. À force de maîtrise, Alpha semble perdre quelque chose d’essentiel : la spontanéité. Le récit paraît verrouillé, chaque scène pesée, chaque geste signifiant. On admire, on note les intentions, mais on peine à se laisser emporter. L’émotion, souvent, reste absente.

Le casting est l’un des points forts du film. Mélissa Boros impressionne dans le rôle-titre, à la fois opaque et vulnérable. Tahar Rahim, amaigri et halluciné, incarne un oncle à la dérive avec une intensité tragique. Golshifteh Farahani est remarquable de retenue dans son rôle de mère dépassée, prisonnière de ses peurs. Mais là encore, les personnages semblent enfermés dans leur fonction symbolique. Ils incarnent plus qu’ils ne vivent.

On sent que Ducournau cherche à conjuguer les thèmes qui lui sont chers : le corps, la filiation, la violence des normes, l’étrangeté du féminin. Mais ici, tout semble un peu figé. L’écriture manque de respiration. Certaines scènes — comme celle de la piscine — parviennent à frapper juste, mais elles sont isolées dans un ensemble qui peine à trouver son rythme.

Ce qui rend Alpha difficile à cerner, c’est son statut d’œuvre à double face. Par moments, on croit assister à un film majeur, un choc cinématographique rare. Puis l’instant d’après, l’intensité retombe, et c’est la posture qui prend le pas. Les thématiques, aussi nobles soient-elles, finissent par s’écraser sous leur propre poids.

Alpha n’est pas un mauvais film. Il est même, par certains aspects, profondément stimulant. Mais il donne aussi le sentiment d’une œuvre qui n’a pas su trouver son point d’équilibre. Trop démonstratif pour être émouvant, trop abstrait pour être percutant, il oscille sans cesse entre puissance et confusion, entre fulgurance et fatigue.

On ressort avec des images fortes en tête, des sons qui résonnent encore… mais aussi un vide. Ce genre de film qui fascine autant qu’il échoue à totalement convaincre. Une œuvre inégale, ambitieuse, mais inaboutie.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2025
Quoi de plus normal qu'un médecin prenne peur quand sa fille se retrouve avec un tatouage amateur alors qu'un virus agressif et inédit décime une partie de la population. Pourtant, dans le même temps il y a un gros bémol, incompréhensible... SPOILERS cliquez pour en savoir plus ! Pourtant on est happé par la présence mortifère et squelettique du frère, un Tahar Rahim impressionnant en junkie. Les deux rôles féminins ne sont pas en reste, certes moins spectaculaires mais pas moins difficiles émotionnellement. Le film est dans sa première partie surtout focalisé dans un teen movie qu'on devine bientôt dramatique avec ses luttes intestines à l'école notamment. Mais les flash backs vont prendre de l'importance, le scénario va se montrer sous tous ses prismes avant qu'on décèle ce qui va en fait arriver. spoiler: Le concept du film est le "gisant",
l'idée est juste passionnante et la réalisatrice-scénariste construit un scénario malin qui laisse le spectateur dans sa quête de compréhension avec ses métaphores ou allégories jusqu'au dénouement final métaphysique. Magnifique idée en prime sur les conséquences du virus, et des effets visuels une fois de plus soignés et justes. Un excellent film à voir et à conseiller.
Site : Selenie
Fabienne L
Fabienne L

25 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 août 2025
Alpha de Julie Ducorneau

Sous la peau, un volcan de fièvre : mais l’incandescence se consume en cendres de malaise. »

« Ducournau ausculte la chair comme un territoire, mais ce voyage organique étouffe avant d’émouvoir. »

« Alpha danse sur un fil entre vertige et nausée, mais finit par nous laisser suspendus au vide. »

« Un corps en mutation, une âme prisonnière : la beauté se cherche, mais la douleur envahit tout l’écran. »

« Film viscéral, film vital : Alpha frappe aux tripes mais oublie parfois le cœur. Au son d'une musique infernale mais avec des acteurs époustouflants comme Tahar Rahim filmé en drogué cacochyme ou homme/araignée.
Je suis la seule des quatre spectateurs restée jusqu'à la fin du film.
David Berichel
David Berichel

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 août 2025
je me suis ennuyé pendant 2h .film plat au point j'allais dormir . j'ai besoin qu'il passe quelque chose quel déception. je vous le conseille pas
Alexis B
Alexis B

76 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2025
Vu en AVP.

Le nouveau film de Julia Ducournau « Alpha » est un film extrêmement complexe et touchant qui renoue avec des thématiques plus proches de son premier film « Grave » que de son deuxième film ayant remporté la palme d’or en 2021 « Titane ».

Julia Ducournau a choisi intelligemment dans son nouveau film de laisser le Genre Body Horror (scènes de crimes frontales gores et trash) en vogue depuis quelques années et c’est une réussite!

On assiste dans cet ouvrage à un Drame Familial où les névroses intra familiales sont lourdes à gérer.

La performance du trio d’acteurs est très bonne et bien maîtrisée. (Une grosse mention pour Tahar Rahim). On est entièrement immergé dans la vie dysfonctionnelle d’une famille suite à un tatouage qui est fait sur le bras de la jeune fille prénommée Alpha.

Le film oscillant entre deux chronologies distinctes (d’Alpha à ses 5 ans et à ses 13 ans) est très bien analysée et maîtrisée.

Le but de ce métrage n’est pas de développer le thème de la maladie du Sida (contrairement à ce que l’on pourrait penser) car le sujet premier dans cet ouvrage démontre et analyse comment les traumatismes intergénérationnels sont gérés dans une famille déjà fragmentée.

On fait face ici à une grande analyse de la posture qu’arborent une mère et sa fille face aux névroses et traumatismes qui perdurent depuis plusieurs années.

Concernant le thème du « virus » qui par ailleurs est intentionnellement jamais nommé, ce film offre un bel hommage à toutes les personnes qui ont été infectés par le sida dans les années 80/90 et se sont retrouvés malgré eux rejetés, cachés, voir même discriminés par le reste de la population ou même par leurs proches. spoiler: Le choix de sacraliser ses personnes malades en les transformant en statues de marbre est une idée vraiment réussie.


Bravo Julia Ducournau !
Delphine Solange
Delphine Solange

15 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2025
Honte à la critique qui a dézingué Alpha à Cannes. Julia Ducournau et Coralie Fargeat sont ce qui vient d'arriver de mieux au cinéma.
En apparence plus apaisé que Grave et Titane, Alpha, vu hier, me hante déjà avec ses éclairs de génie et son bouleversant finale. Même les petits rôles sont marquants( Finnegan Oldfield auquel la réalisatrice devrait bien consacrer un film entier, a de nouveau fait un excellent choix).
Bravo Julia. (Les chiens aboient..)
.
Vivement une seconde vision....
Youssef R
Youssef R

12 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 août 2025
Qui est vraiment le personnage principale ?
La fille est malade ou pas ?
Oncle ou père, qui est vraiment amine ?
Ce qui peux arriver de pire à un spectateur ressortir avec autant de questions sans réponses...
Cine21
Cine21

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 août 2025
Quel choc ! Je l'ai vu hier en AVP et je suis encore habitée par ce film, certaines images me hantent comme des visions gravées à vif. Un véritable chef-d’œuvre, d’une intensité rare.
Je comprends que les avis puissent diverger : c’est une œuvre qui demande une lecture attentive, et il est facile de passer à côté si l’on n'a pas compris que spoiler: Tahar Rahim dans le rôle d'Amin n’est pas un vivant mais un fantôme !
. Tout au long du récit, les indices sont semés avec une subtilité remarquable. Tout prend sens dans le dernier acte, qui résonne alors comme une évidence bouleversante.
C’est un film qui mérite d’être revu, justement pour se laisser submerger par l’émotion qu’il déploie avec une maîtrise impressionnante. Rarement un film aura su mêler à ce point poésie visuelle, profondeur symbolique et puissance dramatique.
Elie R
Elie R

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 août 2025
Alpha est un film racontant l'histoire d'une fille de 13 ans, nommée Alpha, qui s'est faite tatouer dans un contexte sanitaire mauvais, où circule un virus transformant les gens en statue. Sa mère, médecin, la protège, et Alpha rencontre son oncle Amin, souffrant.

Alors j'assume ma note, et j'expliquerai les raisons à cela. Mais d'abord les points positifs :
- Le jeu d'acteur est excellent
- On sent que le film est personnel, j'ai apprécié l'hommage des racines berbères de Julia Ducournau
- Cette même Julia Ducournau prend des risques à travers un récit en ôtant toute linéarité...

Points négatifs :
- ...Sauf que j'ai rien capté. J'ai rien contre le fait d'expérimenter, 2h07 d'expérimentation, c'est excessif.
- On ressort avec l'impression d'être regardé de haut car on a rien compris. Le film est pas/peu accessible.
- On ne sait pas où le film nous emmène, tantôt focalisé sur Alpha, tantôt focalisé sur Amin, mais jamais sur les deux
- Il y a eu beaucoup de dépense dans le film, dans le son, dans la photo, aucun poste de dépense ne paie.
- Et on a l'impression qu'on ne peut pas vraiment le critiquer car il y a du travail, il y a des propos oui. Mais ça ne fait jamais mouche, ça ne fait jamais rien ressentir.

Bref, on a l'impression d'être regardé de haut, et on est tenté de se dire que ce film est une masturbation intellectuelle.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2025
"Alpha" mal noté par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes (sélection officielle) est un drame horrifique moyen dans l'ensemble. La réalisatrice Julia Ducournau, qui m'avait impressionné avec son premier long-métrage "Grave" et lauréate de la Palme d'Or en 2021 pour "Titane", propose aux spectateurs un nouveau film de "Body Horror". Celui-ci traite dans sa première partie des problématiques liées aux années Sida, à la toxicomanie, à la transmission des traumatismes, au harcèlement scolaire et à l'homophobie. Malheureusement, la seconde partie du film est plus anecdotique, désordonnée et confuse. C'est dommage, car l'histoire est originale et riche en bonnes idées, avec un casting comprenant Tahar Rahim, Golshifteh Farahani et surtout la jeune révélation, Mélissa Boros, au final c'est la déception qui l'emporte.
Vincent dessine
Vincent dessine

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2025
Bien entendu cela ne pouvait pas être pire que Titane... Cela dit, c'est glauque, ça n'a aucun intérêt, c'est juste fait pour provoquer... Et en réalité ça fait pitié!
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2025
Troisième film pour Julia Ducournau, après Titane (Palme d'or) que j’avais franchement détesté. Autant dire que j’y suis allé à reculons, uniquement attiré par la présence de Golshifteh Farahani, l’une de mes actrices fétiches. Et là, grosse claque. Dès les premières minutes, l’ambiance m’a happé. Tout est lourd, poisseux, noir, avec une vraie tension dramatique qui ne redescend jamais. Le scénario, d’une grande rigueur, installe une époque floue, sans repères, comme hors du temps : pas de portables, pas d’ordinateurs, pas de date… juste une atmosphère de fin du monde sur fond de virus inconnu et de drame familial bouleversant.

La mise en scène est superbe, techniquement c’est splendide, la musique est parfaitement choisie allant du classique avec Beethoven à Portishead. Mais c’est surtout l’interprétation qui porte le film au sommet. Tahar Rahim est stupéfiant, incroyable dans un rôle à fleur de peau : celui d’un junkie à la dérive (il a perdu vingt kilos pour le rôle), sans doute la plus belle performance de sa carrière. Golshifteh Farahani est également très forte, même si un tout petit peu en retrait, face à la toute jeune révélation Mélissa Boros et à son partenaire masculin. Les seconds rôles sont tous impeccables.

Un film dur, implacable, sans concession, d'une tristesse infinie et à la fois d'une beauté et même d'une poésie indicibles. J'ai été scotché au siège du début à la fin.

Mon premier vrai choc ciné de l’année. Et déjà l’un des meilleurs films français de 2025 à mes yeux. Dommage qu’il soit reparti bredouille de Cannes… Espérons que les César sauront réparer ça. Au final, juste bouleversant.
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2025
A vouloir mélanger ses influences « Cronenbergiennes » à un drame à la 120 Battements Par Minutes, Julia Ducournau a vraiment eu une fausse bonne idée. Trop d’effets de mis en scène viennent plomber le rythme du long métrage dont le scénario ne paraît pas assez développé. Pourquoi vouloir faire un film de plus de deux heures quand on a au final si peu à raconter ? Au lieu de nous émouvoir, la dernière demi-heure tournera au véritable calvaire tant elle manque d’explications. Pas assez horrifique pour les fans de Grave, ni assez dramatique pour un jury cannois, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi ce troisième long métrage ne rencontrera probablement pas le succès escompté.
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