Alpha
Note moyenne
2,6
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235 critiques spectateurs

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Mathieu Killian
Mathieu Killian

3 abonnés 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2026
Un film fait rarement l'umanité. Cependant, je ne comprends que l'accueil d'Alpha soit aussi mitigé . Personnellement, je ne suis pas déçù par Julia Ducournau, on retrouve son style que j'apprecie et la thématique est excellente...
Un nouveau virus se propage dans le monde, il est ravageur, il fait peur, il sème la paranoia, le rejet ...
spoiler: Alpha, jeune adolescente de 13 ans s'est fait tatouée le bras, dès lors, sa mère, medecin et volontaire pour soigner les patients atteint de ce virus est inquiète pour elle . D'autant que son frère toxicomane semble atteint de ce mal. Il y a le rejet de cette adolescente par ces camarades, l'amour d'une mère et d'une soeur qui souhaite que sa fille ait une vie normale et son frère guerit , mais c'est son fantôme qu'elle voit... Il y a la cruelle réalité . Dans Alpha on reconnait le virus du Sida est le sort des malades dans les années 80/90. Si l'accueil de ce film est mitigé, c'est peut-être qu'en 2025 rien à changé. La mentalité des gens est la même.
Theo
Theo

39 abonnés 1 084 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2025
Il y a des films dont on ne sait pas immédiatement s’ils nous ont touchés ou simplement traversés. Alpha, troisième long-métrage de Julia Ducournau, appartient à cette catégorie. Ni pleinement abouti ni véritablement raté, il dégage une tension étrange, une puissance par moments palpable mais trop souvent dissipée, comme un souffle qui s’épuise avant d’atteindre sa cible.

Tout commence pourtant avec une promesse : celle d’un récit situé au Havre dans les années 1980, entre hôpital confiné, corps contaminés, rejet social et héritage kabyle. Un terreau fertile pour un drame viscéral, où la maladie devient métaphore, où l’adolescence se vit comme une mutation physique et psychique, douloureuse, irréversible.

Ducournau pose dès les premières images les bases de son univers : stylisé, sombre, organique. On reconnaît sa patte, ce sens du détail sensoriel, cette obsession du corps comme surface d’écriture. Le tatouage qui saigne, les piqûres du frère drogué, la peur des aiguilles, les chuchotements sur la contamination : tout concourt à créer un climat d’oppression intime.

Mais rapidement, le film montre ses limites. L’allégorie, si présente, devient trop visible, presque surlignée. Là où l’on espérait la suggestion, on trouve souvent la démonstration. L’idée de la famille comme lieu de contamination émotionnelle est puissante, mais elle est martelée sans subtilité. L’empathie, elle, peine à émerger. On regarde Alpha sombrer, mais on reste à distance, comme derrière une vitre d’hôpital.

Techniquement, Alpha est irréprochable. L’image, signée Ruben Impens, est splendide. Les cadres sont composés avec soin, la lumière dessine chaque plan avec précision, la texture des années 80 est restituée sans nostalgie inutile. Le son — récompensé à Cannes — est l’un des grands atouts du film, enveloppant, organique, inquiétant.

Mais cette beauté formelle devient parfois une armure. À force de maîtrise, Alpha semble perdre quelque chose d’essentiel : la spontanéité. Le récit paraît verrouillé, chaque scène pesée, chaque geste signifiant. On admire, on note les intentions, mais on peine à se laisser emporter. L’émotion, souvent, reste absente.

Le casting est l’un des points forts du film. Mélissa Boros impressionne dans le rôle-titre, à la fois opaque et vulnérable. Tahar Rahim, amaigri et halluciné, incarne un oncle à la dérive avec une intensité tragique. Golshifteh Farahani est remarquable de retenue dans son rôle de mère dépassée, prisonnière de ses peurs. Mais là encore, les personnages semblent enfermés dans leur fonction symbolique. Ils incarnent plus qu’ils ne vivent.

On sent que Ducournau cherche à conjuguer les thèmes qui lui sont chers : le corps, la filiation, la violence des normes, l’étrangeté du féminin. Mais ici, tout semble un peu figé. L’écriture manque de respiration. Certaines scènes — comme celle de la piscine — parviennent à frapper juste, mais elles sont isolées dans un ensemble qui peine à trouver son rythme.

Ce qui rend Alpha difficile à cerner, c’est son statut d’œuvre à double face. Par moments, on croit assister à un film majeur, un choc cinématographique rare. Puis l’instant d’après, l’intensité retombe, et c’est la posture qui prend le pas. Les thématiques, aussi nobles soient-elles, finissent par s’écraser sous leur propre poids.

Alpha n’est pas un mauvais film. Il est même, par certains aspects, profondément stimulant. Mais il donne aussi le sentiment d’une œuvre qui n’a pas su trouver son point d’équilibre. Trop démonstratif pour être émouvant, trop abstrait pour être percutant, il oscille sans cesse entre puissance et confusion, entre fulgurance et fatigue.

On ressort avec des images fortes en tête, des sons qui résonnent encore… mais aussi un vide. Ce genre de film qui fascine autant qu’il échoue à totalement convaincre. Une œuvre inégale, ambitieuse, mais inaboutie.
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2025
Troisième film pour Julia Ducournau, après Titane (Palme d'or) que j’avais franchement détesté. Autant dire que j’y suis allé à reculons, uniquement attiré par la présence de Golshifteh Farahani, l’une de mes actrices fétiches. Et là, grosse claque. Dès les premières minutes, l’ambiance m’a happé. Tout est lourd, poisseux, noir, avec une vraie tension dramatique qui ne redescend jamais. Le scénario, d’une grande rigueur, installe une époque floue, sans repères, comme hors du temps : pas de portables, pas d’ordinateurs, pas de date… juste une atmosphère de fin du monde sur fond de virus inconnu et de drame familial bouleversant.

La mise en scène est superbe, techniquement c’est splendide, la musique est parfaitement choisie allant du classique avec Beethoven à Portishead. Mais c’est surtout l’interprétation qui porte le film au sommet. Tahar Rahim est stupéfiant, incroyable dans un rôle à fleur de peau : celui d’un junkie à la dérive (il a perdu vingt kilos pour le rôle), sans doute la plus belle performance de sa carrière. Golshifteh Farahani est également très forte, même si un tout petit peu en retrait, face à la toute jeune révélation Mélissa Boros et à son partenaire masculin. Les seconds rôles sont tous impeccables.

Un film dur, implacable, sans concession, d'une tristesse infinie et à la fois d'une beauté et même d'une poésie indicibles. J'ai été scotché au siège du début à la fin.

Mon premier vrai choc ciné de l’année. Et déjà l’un des meilleurs films français de 2025 à mes yeux. Dommage qu’il soit reparti bredouille de Cannes… Espérons que les César sauront réparer ça. Au final, juste bouleversant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 août 2025
Esthétique et acting remarquable. Tahar Rahim nous gifle une nouvelle fois et montre à quel point c’est bien LE meilleur acteur français encore en activité. Le film le plus sombre et maîtrisé de Julia Ducourneau qui dégage une maturité qu’il n’y avait pas dans Grave et Titane. La fin m’a un peu perdu mais cela n’enlève pas tous les aspects forts et innovants du film. Avec son lot de scène à couper le souffle. Quelques longueurs qui vont avec l’ambiance font perdre un peu de puissance au film. Mais cela reste un long-métrage réussi.
Pascal D.
Pascal D.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 août 2025
Trois ou quatre plans assez décoratifs, marque de fabrique de la réalisatrice... Sinon, tout le monde surjoue, à commencer par l’ado en roue libre. Gaieté factice bien rendue dans la scène du couscous , et le reste du temps on déprime, on s’engueule, on s’inquiète, on s’embrasse sans être jamais crédible.
Fabienne L
Fabienne L

25 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 août 2025
Alpha de Julie Ducorneau

Sous la peau, un volcan de fièvre : mais l’incandescence se consume en cendres de malaise. »

« Ducournau ausculte la chair comme un territoire, mais ce voyage organique étouffe avant d’émouvoir. »

« Alpha danse sur un fil entre vertige et nausée, mais finit par nous laisser suspendus au vide. »

« Un corps en mutation, une âme prisonnière : la beauté se cherche, mais la douleur envahit tout l’écran. »

« Film viscéral, film vital : Alpha frappe aux tripes mais oublie parfois le cœur. Au son d'une musique infernale mais avec des acteurs époustouflants comme Tahar Rahim filmé en drogué cacochyme ou homme/araignée.
Je suis la seule des quatre spectateurs restée jusqu'à la fin du film.
Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2025
Sortir un film après une Palme d’or est toujours une expérience risquée. Alpha correspond à cette aventure pour Julia Ducournau et le résultat peut laisser… perplexe. En effet, l’ensemble est visuellement réussi et on ne peut que saluer l’incroyable travail sur les maquillages. De même, on peut louer la qualité de l’interprétation du trio de tête à savoir la jeune Mélissa Boros, Tahar Rahim et une exceptionnelle Golshifteh Farahani. Enfin, l’histoire démarre de manière très intéressante avec une métaphore claire sur l’épidémie du Sida qui terrorisa les années 80 et 90 et ses évocations de l’addiction aux drogues et du harcèlement scolaire. Hélas, Julia Ducournau embrouille inutilement sa fin en semblant vouloir rendre le tout trop métaphorique et intellectualisant (on pense un peu à la manière dont Bertrand Blier faisait dériver ses récits dans sa seconde partie de carrière). Les passages oniriques qui semblaient plaqués maladroitement sur le récit s’interpénètrent avec la narration principale et cassent un peu l’implication qu’on avait jusqu’alors en trouvant que la cinéaste cherche à rendre son travail trop intellectuel et auteurisant. Ainsi, alors qu’on pouvait bien apprécier le film pendant plus d’une bonne heure, cette complexification à outrance peut faire sortir de la séance avec un sentiment mitigé. Dommage !
SmallHawkeye
SmallHawkeye

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2025
Une proposition artistique plutôt intéressante et avec de la profondeur autour du deuil, de la drogue et de l'infection du VIH entre autres, le tout dans un univers à l'identité affirmée et avec du caractère. Julia Ducournau fait du cinéma avec de l'idée et des ambitions, chose que j'avais déjà remarqué et apprécié dans son premier long-métrage "Grave". C'est le troisième film d'elle que je regarde après Titane que je n'avais pas apprécié et j'ai ici de nouveau cette même impression en regardant son cinéma : elle ose et casse les codes, amenant un vent (pas rouge  ) de fraîcheur dans le paysage cinématographique français.

Malgré un film un peu longuet, car j'ai ressenti le poids du temps durant cette séance, je ne peux que louer le travail de la réalisatrice mais également de l'incroyable Tahar Rahim, plus que bluffant dans ce rôle, de l'excellente Golshifteh Farahani, touchante ainsi que de la jeune actrice Mélissa Boros qui campe le rôle d'Alpha.
supertrampe
supertrampe

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2025
Une troisième œuvre un peu confus entre le fond et la forme. La narration qui oscille scènes du passé et du présent empêchent le film de former une émotion clair. L’omniprésence de la musique est aussi un élément étonnant qui réduit la puissance du récit et de certaines séquences. Reste, un film sur le poids de la peur qui propose de belles images, de belles séquences, de belles interprétations - Tahar Rahim encore une fois … -, mais surtout de belles idées - cette mise en scène du virus est vraiment belle et intéressante. Le film a plusieurs niveaux de lectures, dont celle du passage de la mort chez les vivants.
Rendez-vous à ta prochaine œuvre Julia, je serai là
Adriano64
Adriano64

22 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2025
ANALYSE SANS SPOILERS

Avec Alpha, Julia Ducournau poursuit son exploration d’un cinéma viscéral et profondément symbolique. Sous des allures de fable sur la maladie et la contamination, le film se déploie comme une parabole sur l’angoisse collective face à l’inconnu. Impossible de ne pas y voir un écho aux épidémies récentes, mais Ducournau élargit son propos : elle filme moins un virus qu’un climat, celui de la stigmatisation, de la paranoïa et de la peur de l’autre.

Le film impressionne autant qu’il déroute. D’une richesse symbolique indéniable, il trouble par sa manière d’ouvrir mille pistes sans jamais les refermer, et pourra diviser par son opacité et sa complexité assumées. Mais c’est justement dans cette ambiguïté que réside sa force : Alpha se vit plus qu’il ne s’explique.

La mise en scène hypnotisante est sublimée par une photographie glaciale, volontairement dénuée de chaleur. Celle ci est encore renforcée avec de superbes maquillages qui ensemble participent à créer une atmosphère d'angoisse et d'oppression (combien d'entre nous sont stressés à l'idée d'aller dans un hôpital et son odeur de maladie, de mort).
Quant à la B0, elle se fait discrète, presque en retrait parfois tant l'attention est captée par les dialogues et la complexité de l'intrigue. La scène finale, uniquement visuelle, permet alors de faire exploser cette musique de Beethoven, qui parlera à tous. Cette conclusion restera dans tous les esprits.

Au final, Alpha est une expérience troublante : fascinante pour certains, hermétique pour d’autres, mais impossible à oublier.

ANALYSE AVEC SPOILERS

spoiler: ]La force d'Alpha réside dans sa richesse symbolique, qui transforme chaque détail en signe. Dès les premières images, le spectateur comprend que la maladie ne se définit pas seulement par ses symptômes, mais aussi par la stigmatisation qu’elle entraîne. Les malades portent une cicatrice visible : une marque sociale autant que corporelle, qui les désigne immédiatement comme “autres”. L’angoisse de la contamination traverse tout le récit. Ducournau sème volontairement plusieurs pistes, sans jamais confirmer laquelle est la “bonne” : la drogue (avec l’oncle qui se pique), la sexualité (le rapport non protégé entre Alpha et Adrien), ou même un simple insecte (cette coccinelle que les personnages touchent à tour de rôle). Chaque possibilité renvoie à une mémoire collective : VIH, Covid, zoonoses, et toutes ces rumeurs qui naissent quand une maladie échappe à la compréhension. L’important n’est pas la vérité biologique, mais la paranoïa généralisée qui en découle. Cette logique se cristallise dans les trois personnages principaux, liés par la lettre A : Amine, Adrien, Alpha. Tous sont contaminés, mais par des voies différentes — drogue, sexe, contact — comme si le film illustrait la multiplicité des récits autour de la transmission. Adrien dit porter la cicatrice juste après sa rencontre avec Alpha : c’est donc elle qui le lui a transmis sexuellement. Mais la scène reste ambiguë, car Adrien sort un préservatif puis le pose subtilement de côté pendant le rapport — ce qui laisse planer un doute moral et ajoute une tension supplémentaire. Alpha, elle, n’est pas consciente de sa maladie, ce qui rend la contamination encore plus tragique. La mère, médecin impuissante, est au centre du drame. Sa phrase “nous aussi, on était trop jeunes” renvoie à la mort de son frère Amin, tandis que la petite Alpha répète “je suis trop jeune”, comme si elle pressentait sa propre fin. Le miroir est cruel : trop jeunes pour mourir, mais condamnés malgré tout. On retrouve aussi dans Alpha une idée lancinante : l’impossibilité d’échapper à la maladie. Chaque personnage tente une stratégie d’évitement : l’oncle par ses tentatives de suicide, cherche à fuir une réalité insupportable ; Alpha, en tentant de s’échapper par la fenêtre, espère échapper au poids du stigmate. Mais à chaque fois, l’effort se brise : la fenêtre tremble, le corps résiste, et la maladie rattrape inexorablement ceux qui cherchent à la fuir. Ducournau filme moins la biologie d’un virus que sa dimension tragique : on peut se débattre, mais l’épidémie est une fatalité qui consume tout. La conclusion du film, apocalyptique, enfonce le clou. La voiture lancée dans une tempête rouge — image d’un virus devenu élément naturel — enferme les trois personnages dans un huis clos de fin du monde. Amin se désintègre, Alpha commence à disparaître, et seule la mère demeure, survivante isolée dans une tempête qu’elle ne peut pas vaincre. Cette désintégration progressive fait écho au titre : Alpha, “le commencement”, ne peut éviter Oméga, “la fin”.
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 627 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2025
Glauquissime

Fin septembre / début octobre, c’est la période où nos écrans sont envahis, pour le meilleur et aussi parfois pour le pire par les films présentés à cannes dans les multiples catégories. Celui de Julia Ducournau – Palme d’Or en 2021 pour le très pénible Titane, ne fait pas exception à la règle. Alpha, 13 ans, est une adolescente agitée qui vit seule avec sa mère. Leur monde s’écroule le jour où elle rentre de l'école avec un tatouage sur le bras. 128 minutes épuisantes, qui ne manquent certes pas de qualités, Mme Ducourneau est une vraie cinéaste avec un style et des obsessions bien marqués. Mais voilà, même si ce drame se révèle beaucoup moins violent que ses deux précédents films, ça se révèle souvent éprouvant et confus malgré un casting plus que brillant et très investi. A voir avec des pincettes.
Comme dans ses autres films, la cinéaste évoque à nouveau la question de la mutation, tant physiquement que psychologiquement, d’un personnage féminin. Par contre cette fois, elle développe la figure de la mère. Le film approfondit le concept dit du « gisant ». Il s’agit d’une théorie psychanalytique où le traumatisme d’une mort brutale se transmet à un descendant, qui revit ainsi ses symptômes. Ici on voit des personnes atteintes d’un mystérieux virus se transforment peu à peu en statues. Evidemment, bien que le mot ne soit jamais prononcé, ce drame évoque l’épidémie du sida dans les années 1980 et surtout la psychose liée au virus. Mais voilà, c’est devenu une véritable mode, le récit est déstructuré, ce qui le rend souvent confus voire abscons. Le rêve côtoie souvent la réalité, on passe d’une époque à une autre sans transition et parfois même plusieurs fois dans la même scène ??? Le récit en est, hélas, beaucoup moins lisible. Un film bouleversant, mais aussi très clivant, ce qui ne justifie sûrement pas le déferlement d’avis négatifs qui accompagnent sa sortie. Un puzzle onirique très personnel… trop personnel.
Mélissa Boros, une des jeunes pousse du cinéma français, confirme ici tous les espoirs qu’on met en elle. Tahar Rahim, - tout du moins ce qu’il en reste, car il a perdu 20 kilos pour incarner son personnage de toxico -, est comme toujours magnifique. Mais pour moi, la palme revient à la merveilleuse Golshifteh Farahani, dont je ne saluerais jamais assez l’immense talent. Citons encore Emma Mackey, Finnegan Oldfield, Louey El Amrouzi et la toute jeune Ambrine Trigo Ouaked. On ajoutera une magnifique bande-son très éclectique. Tragédie pandémique, uchronie à la limite du fantastique… un film qui procure plus de malaise que de plaisir. Déroutant, provocant et radical.
Blade
Blade

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 août 2025
Un film prétentieux et inutilement abscon. Mais où donc veut-on en venir ? Un peu de "mauvais sang", un peu de Cronenberg aussi peut être mais on se perd vite dans ce mélange nauséeux de sentiments outranciers, de corps qui se décharnent. l'étrange même à Cannes n'est pas toujours synonyme de qualité.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

231 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 août 2025
Pour moi Julia Ducournau est la révélation du cinéma français de ces dix dernières années. Mais à aucun moment je n’ai trouvé une accroche pour rentrer dans ce film, comme un alpiniste resté bloqué au début d’une voie, 100m au-dessus du refuge. Son allégorie sur le sida et l’ostracisme m’a laissé de marbre (pour moi la seule bonne idée du film, ceux qui l’on vu comprendrons).
Il y a des qualités graphiques indéniables, mais tout est très cryptique pour pas grand chose, Tahar Rahim ne devrait pas « se mettre en danger » pour un film aussi peu convaincant.
PASCAL C
PASCAL C

28 abonnés 305 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 août 2025
D'accord, c'est fort visuellement, les acteurs sont bons, au début plusieurs thèmes sont abordés (adolescence, sida, toxicomanie) ouvrant ainsi plusieurs pistes...au bout d'un moment on s'ennuie tout simplement, on se perd dans le dédale du temps tout cela au son d'une musique tonitruante qui ne comble pas un vide cinématographique. .
Juleslapeuf
Juleslapeuf

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 août 2025
Julia Ducournau nous emmène dans un mal-ètre qui ne dit pas son nom - le Vent Rouge - situé dans un espace temps parallèle. C'est une série d'incompréhensions, de ruptures de la logique, de folies, de transmissions et de tendresses qui habitent chacun des personnages. Avec une réalisation épatante, des dialogues grandioses, un jeu de lumières ultra consistant et un scénario qui sème des tas d'interrogations, Alpha nous arrive en pleine tête sans jamais qu'on puisse reprendre notre souffle.
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