The Shameless
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
Une prostituée de Dehli est obligée de quitter la ville après avoir poignardé un policier violent et entame dans l’endroit où elle se cache une relation avec une adolescente de 17 ans. Cette histoire d’amour brute construit comme un thriller dénonce évidemment la place de la femme réduite au rang d’objet ainsi que le matriarcat les condamnant à répéter le même schéma d’obéissance. La mise en en scène aux couleurs chaudes contraste avec la noirceur d’un récit conduit avec sobriété même si parfois un peu trop appuyée dans ses effets et porté par deux formidables actrices principales.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2026
Contrainte de fuir, Nadira, qui se fera appeler Renuka, se réfugie dans la petite ville de Chhatrapur où elle loue une chambre dans un bordel. Pas loin de là, habite Devika, une adolescente qui rêve secrètement d'une carrière dans le rap, mais qui ne se fait pas d'illusions sur son avenir puisque les filles sont généralement « sacrifiées » dans l'intérêt familial. Leur rencontre va donner à chacune la force de se battre contre ce système. Le propos sur le patriarcat, les inégalités, les castes, l'homophobie ou l'islamophobie est intéressant, mais est-ce que Konstantin Bojanov est le mieux placé ou tout simplement légitime pour parler de ça ? Je trouve qu'il y a beaucoup de maladresses dans la représentation des personnages tandis qu'on peut très bien dénoncer sans faire dans la gratuité. Les intentions sont probablement bonnes, mais "The Shameless" se heurte à une écriture décevante qui enchaîne les facilités et les poncifs du genre. Bref, il y avait mieux à faire.
Jordan Beauvais
Jordan Beauvais

5 abonnés 5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 janvier 2026
Il n’y a pas de VF disponible. Dommage pour un film d’une tel envergure. Si le VO ne vous dérange pas foncez. Ce film montre de manière efficace la manière dont sont traités les femmes en Inde.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 octobre 2025
On peut clairement parler de petite pépite devant ce film en provenance d'Inde. Le réalisateur bulgaro-américain Konstantin Bojanov nous emmène dans un petit village de province où Nadira se prostitue, fuyant un passé criminel. Elle va se prendre d'affection pour Devika et elles vont devenir inséparables pour le meilleur et surtout le thriller dénonce un système corrompu où la prostitution est la norme pour les jeunes filles. Criant de réalisme, parfois cru et violent, cette romance lesbienne dénote de ce qui se fait généralement. On ne peut rester insensible devant tant de souffrance et l'on reçoit cet ensemble comme un uppercut. Un portrait sombre et sans concession, mais pas non plus fataliste sur le fait d'échapper à sa condition. Bouleversant.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2025
En Inde, Nadira a poignarde un policier. Elle s’enfuit dans le nord du pays et trouve refuge dans une communauté de prostituees. Elle y rencontre Devika, une jeune femme que sa mère cherche à marier mais qui lui tape dans l’œil. C’est l’histoire d’un amour caché, d’un éveil à l’âge adulte, mais aussi une forme de course contre la montre, pour échapper à son destin, dans un pays et toute sous le poids des traditions. Touchant.
Francois Roux01
Francois Roux01

2 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2025
Film dur sur l'Inde des bas-fonds, qu'on a pas l'habitude de voir. Le machisme brutal règne. Les scènes de violence sont suggérées, heureusement. L'actrice principale est sensationnelle.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2025
"The Shameless" en compétition l'an dernier au Festival de Cannes (récompensé dans la catégorie un Certain Regard) est une romance criminelle qui m'a envouté. En effet, le réalisateur bulgare Konstantin Bojanov propose aux spectateurs une histoire unique explorant l'amour au féminin dans un pays très conservateur comme l'Inde. Il présente un puissant plaidoyer contre l'homophobie, le patriarcat, la condition des femmes et l'hypocrisie de la société indienne dominée par les hommes, avec deux actrices de premier plan, Omara et particulièrement Anasuya Sengupta (récompensée au festival de Cannes), qui captive l'écran.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2025
Le désespoir et l’asservissement des femmes indiennes ne prendra fin que lorsque cessera la cupidité des hommes de ce pays, ce qui ne semble pas près d’arriver. Un beau mais sombre film
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2025
L'histoire promettait de l'intérêt sur le papier mais la trame scénaristique s'avère en fait assez mince avec plus de démonstration de violence que de message à faire passer. Violence, meurtre, prostitution, corruption, patriarcat. trop de thèmes abordés en surface.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2025
Présenté à Cannes en 2024 dans la section Un Certain Regard, "The Shameless" suit une femme qui s'échappe d'un bordel de Delhi après avoir tué un policier. Elle trouve refuge dans une communauté de travailleuses du sexe dans le nord de l'Inde, où elle rencontre Devika, une jeune fille destinée à une vie de prostitution. Leur relation se transforme en une romance interdite, et ensemble, elles entreprennent un voyage périlleux pour échapper à la loi et se forger un chemin vers la liberté. Le film dépeint avec justesse la corruption généralisée, la misogynie et les tensions interreligieuses en Inde. Cependant, il souffre d'une écriture bancale et d'ellipses qui altèrent la fluidité du récit.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2025
Film très dur, l'enfer sur la terre ça existe.... En Inde où les femmes sont biens souvent bafouées encore plus dans des milieux de pauvreté spécifiques ou seule la prostitution peut faire vivre des familles.... Très belles interprétations
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Le mur est jaune. Pas doré, pas safran, pas moutarde : jaune rage, jaune pus. Le genre de jaune qu’on gratterait avec l’ongle si c’était une idée reçue. C’est là que Renuka se cache, le dos plaqué contre la lumière, la lame encore chaude. Elle a tué. Pas métaphoriquement, pas par omission, mais littéralement, le sang comme preuve. Et elle fuit. The Shameless n’ouvre pas une intrigue, il tranche directement dans le vif. Il n’y a pas de prélude. Juste l’urgence. Et des yeux qui brillent dans la nuit, pas de larmes, de quelque chose d’autre, plus sec, plus dur : la volonté nue.

spoiler: Konstantin Bojanov filme cette cavale comme on rêve d’un monde où les femmes pourraient dire non sans qu’on leur impose la géographie de leur ventre. Sa caméra flotte, parfois, souvent elle vacille, jamais elle ne trahit. Delhi devient une matrice étouffante, un labyrinthe où se croisent putes sacrées, mères piégées et jeunes mariées sous contrat. L’intrigue n’est pas linéaire, parce que la survie ne l’est jamais. On y rencontre Devika, étrange sœur d’armes, adolescente qu’on veut vendre à un homme comme on vendrait un buffet. Ensemble, elles refusent. Ensemble, elles brûlent des ponts qu’elles n’ont même pas traversés. Le suspense ici, c’est de savoir si l’espoir peut exister sans avenir. Rien de propre dans ce récit. Les rebondissements ne sont pas faits pour surprendre, ils sont là pour gifler. Ça ne brille pas, ça crisse. L’originalité du film, c’est qu’il ne cherche jamais à être original. Il est nécessaire. Bojanov n'invente rien, il regarde bien. Et ça suffit.


spoiler: La mise en scène est sobre, mais jamais minimaliste. Les cadres étouffent, les teintes brûlent. Une lumière de fin du monde éclaire chaque visage comme un aveu. Même le silence a une texture : celui du mépris religieux, celui de l’humiliation répétée. Le jeu des actrices est un uppercut. Anasuya Sengupta, solaire dans sa douleur, compose une Renuka complexe, digne, même dans l’errance. Sa bouche tremble, mais ses gestes tranchent net. La musique ne commente pas, elle hante. Des nappes lentes, des percussions rares, comme un cœur trop prudent. Chaque son est un rappel : tu n’es pas en sécurité. Nulle part. Même ici. Même maintenant.


Et pourtant, on pleure. De rage, peut-être. Ou d’un espoir crasseux qui survit malgré tout. The Shameless est une brûlure lente. Une claque sans bruit. Un cri étranglé de cinéma.

Note : 16/20.

Public : celles et ceux qui veulent voir un film qui n'excuse rien.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2025
Dans son cocktail de sexe, drogue et corruption, le réalisateur bulgare Konstantin Bojanov (Avé) livre un film brutal, dans le monde de la prostitution indienne. En tant qu'étranger, il a sans doute cette liberté de décrire un monde sordide que les cinéastes locaux ne pourraient autant évoquer, du fait de la censure et aussi, vraisemblablement, des réactions d'une large partie de la population du pays, masculine, cela va sans dire. Depuis sa présentation à Cannes, en 2024, le film a cependant pu être diffusé en Inde mais seulement dans trois festivals, pas en sortie nationale qui risque de ne jamais avoir lieu. Si The Shameless ne cède pas au misérabilisme, il flirte tout de même avec et l'impression d'être parfois voyeur malgré soi survient à plusieurs reprises. Le film vaut en grande partie pour ses deux portraits de femmes, l'une insolente et libre, sinon dans son corps mais dans sa tête, et l'autre, en apprentissage de la férocité des réalités sociales qui l'entourent, qui cherche le moyen de s'extraire de son prévisible avenir, autrement d'un déterminisme implacable. Mis en scène avec une énergie souvent galvanisante, le métrage emprunte les chemins du film noir où les violences physique et verbale s'enchaînent, à peine adoucies par quelques grammes de romance. Mais dans ce sous-monde de brutes, l'espoir semble réduit à une lumière bien ténue.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2025
Intéressant film Hindi qui, sans jamais verser dans un sordide racoleur, nous plonge dans une réalité particulièrement glauque de l’Inde contemporaine, celle de la prostitution notamment à cause de Croyances d'un autre Temps ! ... A noter qu'Anasuya Sengupta , l'héroïne principale , s'était vu décernée le Prix d’interprétation Cannois de la section Un certain regard en 2024 .
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mai 2025
Renuka (Anasuya Sengupta, prix d’interprétation féminine dans la section Un certain regard à Cannes l’an dernier) est prostituée. Elle quitte Delhi après y avoir assassiné l’un de ses clients. Elle se réfugie dans une ville du Madhya Pradesh. Son chemin y croise celui d’une jeune adolescente, Devika, élevée par sa mère et sa grand-mère dans une communauté devadasi et vouée à céder au meilleur prix sa virginité.

"The Shameless" est né du désir de son réalisateur, Konstantin Bojanov, de tourner un documentaire en Inde, inspiré d’un essai de William Darlymple, "Neuf vies, à la recherche du sacré dans l’Inde". Y étaient dressés les portraits de neuf hommes et femmes de foi dans l’Inde contemporaine. Finalement, Bojanov a resserré la focale sur deux seulement, une prostituée meurtrière, lointaine cousine d’Aileen Wuornos qui avait inspiré "Monster" avec Charlize Theron, et une jeune vierge.

Le film n’est pas un documentaire mais un néo film noir, plein de bruit et de fureur, qui louche du côté des yakusas japonais, des mafieux new yorkais de Martin Scorsese ou de James Gray ou du diptyque indien "Les Gangs de Wasseypur". Il y a deux semaines à peine sortait "Little Jaffna" qui se déroulait à Paris et explorait la même veine avec autant sinon plus de talent.

Ce genre-là met l’eau à la bouche. Mais hélas, "The Shameless" à force de trop charger la barque finit par la faire sombrer. On y évoque en vrac la prostitution, la corruption de la police et des hommes politiques, le poids du patriarcat, l’homosexualité féminine, la drogue, la pédophilie…. Et tous ces thèmes servent de toile de fond à un scénario hélas tristement prévisible dont on sait par avance qu’il se terminera mal.
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