Je déconseille de voir ce film en famille, film inapproprié pour un jeune public. Nous avons rigolé de gêne tout le long du film puisque nous ne nous attendions pas à un film limite porno. Regardez le si vous voulez rire mais pitié ne ramenez pas vos enfants
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2,5
Publiée le 2 septembre 2026
Lorsqu'il se fait embaucher par Erika Tracey, une artiste à la tête d'une gallérie, Elliot Bell trouve en elle tout ce qu'il n'avait pas au quotidien. Il n'avait pas de travail, elle lui en donne un ; il était frustré sexuellement dans sa relation, elle le comble et ainsi de suite. Il s'abandonne à elle sans se demander ce qui pourrait mal tourner. En vrai, là n'est pas vraiment la question dans ce jeu de séduction, de possession et de domination qui aboutit sur quelque chose qui tombe à plat. Que ce soit quand il parle de la génération Z et de leur rapport avec les relations ou la sexualité ou du monde de l'art, Gregg Araki n'est pas aussi pertinent ou subversif qu'il veut bien le croire. Certaines séquences ou répliques font mouche grâce au casting, mais il n'y a quasiment pas d'histoire pour lier le tout. Dans le genre relation atypique, même si les deux films n'ont pas le même objectif, j'ai préféré "Pillion" sorti quelques mois plus tôt. Au final, "I Want Your Sex" n'est pas mauvais, mais il ne m'a fait ni chaud ni froid malgré les efforts d'une Olivia Wilde impliquée.
Nouveau film sur une liaison sado-masochiste après les récents "Babygirl" (2025) et "Pillion" (2026), avec deux paramètres centraux, d'abord la relation patronne-employé et donc logiquement ouvre le prisme du harcèlement sexuel, et puis plus pernicieusement le quid du consentement, d'autant plus quand il s'agit d'un jeune homme soumis à une femme forte et dominatrice. Outre les thématiques annoncées, la mise en scène de Gregg Araki opte pour un contexte et un environnement visuel coloré et flashy presque anachronique avec des éléments visuels très seventies qui renvoient à la parenthèse enchantée et à une certaine idée de la liberté sexuelle. a contrario de la plupart des films sur le sujet, ici la "victime" assume et rappelle que si il était soumis voir même exploité il était tout aussi consentant. Pour les plus cinéphile, on peut percevoir un savoureux hommage au chef d'oeuvre "Boulevard du Crépuscule" (1950) ... SPOILERS voir site !... Mais surtout, Araki réussit là nous perdre dans les méandres des genres, débutant comme une comédie débridée à la John Waters, le film vire vers le thriller psycho-érotique avant de finir une comédie satirique de moeurs magnifiquement amenée avec un twist inattendu et un épilogue savoureux, le tout parsemé de partie "animée" ou "psychédélique" qui confirme la dimension fantasmée du récit. Site : Selenie
Araki rit de se voir si pop en son miroir, avec l'intention de s'amuser et de transgresser (un peu) la morale, en prenant pour cible la génération Z et en passant à la moulinette le petit monde frelaté de l'art contemporain. D'où un certain nombre de scènes de domination sexuelle, traitées façon clip, qui évitent de peu le ridicule par leur goût acidulé. Il n'y a pas à attendre une quelconque étude sociologique, c'est le fun qui s'impose et cela fonctionne parfois, mais s'essouffle finalement, vu le côté répétitif de la chose. D'autant que, hormis cette relation entre l'artiste azimutée et l'apprenti curieux, il n'y a presque rien d'autre à grappiller dans une mécanique trop automatique et en définitive relativement sage dans sa prétendue provocation en couleurs pétantes. Si on le compare au récent Pillon, ce sera au désavantage de I want your Sex qui va moins loin et surtout moins profond, si l'on ose dire. Passé les références à Boulevard du crépuscule et à Neuf semaines et demie, le film n'a d'autre ambition que celle d'un objet à consommation immédiate et loin d'être irrésistible. Encore bénéficie-t-il de la présence d'Olivia Wilde et de Cooper Hoffman dont l'alchimie n'était pas si évidente au départ, mais qui suscite néanmoins l'intérêt, voire quelques sourires à l'occasion, mais pas beaucoup d'émotion puisque, de toutes manières, ce n'était pas compris dans le cahier des charges, essentiellement ludique et caustique.
Emprisonné dans une relation castratrice avec le sosie de Charlie XCX obsédée par sa réussite professionnelle, l'introverti Elliot obtient un job d'assistant auprès de l'artiste néo-pop Erika Tracy, de quatorze ans son aînée et renommée dans sa mise en scène particulièrement post-moderne de la sexualité. Un beau jour, sur proposition de cette dernière, il accepte de devenir son objet sexuel en répondant à tout moment à la moindre de ses demandes déviantes. Neuf semaines et demi plus tard (haha, gros gag !), Elliot se réveille en lingerie dans la propriété de luxe de sa patronne après un méchant black-out alcoolisé et la découvre inanimée dans sa piscine...
D'abord, il y a ce moment extrêmement gênant où vous demandez en entrant dans le cinéma à une caissière d'une vingtaine d'années "I Want Your Sex, s'il vous plaît !"... Mais, ensuite, vient la récompense: le plaisir indéniable de retrouver très vite la direction artistique signature, à la fois colorée, fluo, flashy et sur un ton de comédie acidulée où tout est permis, de Gregg Araki.
Quelque chose s'est sans doute perdu ces dernières années dans son style ou, au mieux, celui-ci s'est trop accroché à ses acquis, "I Want Your Sex", selon toute l'audace dont il voudrait faire preuve, a quelque chose d'un peu daté vis-à-vis de la folie de la relation qu'il voudrait mettre en scène et ce à quoi le cinéaste nous a habitué pour bousculer les préjugés par sa seule voix.
Néanmoins, si elle est devenue plus anecdotique et parfois désuète sur certains aspects (l'imagination farfelue de son héros traduite en animation 2D), la patte Araki fait tout même encore mouche pour mal de sourires et permet à tous les débordements de son casting -Olivia Wilde et Cooper Hoffman sont absolument géniaux, la phase du plan à trois est le p'tit bijou à l'intérieur du film- d'élever "I Want Your Sex" au-dessus de la moyenne, même si sa confrontation générationnelle sur l'approche de la sexualité pourrait clairement être sujette à contradictions (la génération Z, emprisonnée dans les névroses sociétales, est vue comme incapable de s'épanouir sur ce plan... pas sûr, Gregg, vraiment pas sûr).
L'idée d'un cheminement scénaristique façon interrogatoire en flashforwards est peut-être ce qui traduit le mieux un réalisateur un peu dépassé par la vision des mœurs qu'il choisit de dépeindre, choisissant une voix facile qui paraît interminable sur son dernier acte... Toutefois, "I Want Your Sex" réussit à garder un statut d'anomalie éminemment sympathique au cœur de cet été 2026, on adore retrouver la lecture d'un Gregg Araki, même pour une oeuvre bien plus oubliable que le reste de sa filmographie.
Elliot (Cooper Hoffman, fis de feu Philip Seymour Hoffman) est embauché dans la galerie d'Erika Tracy (Olivia Wilde) une célèbre artiste contemporaine en pleine préparation de sa prochaine exposition. Il en devient vite le jouet sexuel.
Gregg Araki est de retour. Ce réalisateur californien d'origine nippo-américaine avait marqué les années 90 avec sa "trilogie de l'adolescence apocalyptique", punk, nihiliste et provocatrice : "Totally F***ed Up", "The Doom Generation" et "Nowhere" qui repasse régulièrement en salles - et qui a bien mal vieilli. Il n'avait plus tourné pour le cinéma depuis White Bird, sorti en 2014 et adapté d'un roman (excellent) de Laura Kasischske.
Gregg Araki a vieilli. Il a soixante-six ans. Il s'est embourgeoisé : les galeries d'art trendy ont remplacé les salles de shoot cradingues de ses premiers films. Mais l'Almodovar californien, ouvertement gay et léchant comme le maestro madrilène ses décors pops, est toujours aussi obsédé et déjanté.
"I Want Your Sex" ne ment pas sur la marchandise. Son titre, son affiche, son interdiction aux moins de douze ans annoncent la couleur. Il y est question de relation SM avec, comme dans l'excellent "Babygirl", une executive woman milf domina, et comme dans le non moins excellent "Pillion", un banal jeune homme dont la seule qualité semble être son don pour la soumission.
Dans le rôle d'Erika Tracy, Olivia Wilde, la quarantaine fièrement assumée, en fait trop et a bien raison. Ses robes de soirée improbables, ses tenues fétichistes cuir et queer sont hallucinantes.
"I Want Your Sex" n'est pas seulement une succession d'images provocatrices. C'est aussi une critique des paradoxes de notre société, qui revendique sa désinhibition mais qui, tout bien considéré, reste pudibonde et sentimentale. On aurait pu redouter que l'histoire se termine par un happy end moralisateur - qui aurait vu Elliot se détourner ses plaisirs toxiques que lui offre Erika et déclarer enfin sa flamme à Apple, sa coloc et meilleure amie pour la vie. Fort heureusement, le scénario évite ce piège pour une conclusion plus ambiguë.
Ce patchwork cinématographique, mêlant enquête criminelle, parodie de l'art contemporain et pratiques sexuelles BDSM, tente de nous faire exploser de plaisir, mais fini par finalement faire... PSCHITT. Je ne me suis pas ennuyé, pas du tout, mais que cet assemblage érotico-policier est bancal sur tous les plans ! On se rince un peu l'oeil (à peine), la plastique d'Olivia Wilde est franchement mise en avant, mais côté émotion et intrigue, c'est tout de même assez décevant. Tout ça pour ça ? Un pseudo thriller libertin pouvant largement attendre d'être vu sur les plateformes, sans hésitation ! Site CINEMADOURG . free . fr
Gregg Araki est un réalisateur qui se fait rare mais dont chaque projet est une petite pépite, une petite bizarrerie de cinéma indépendant et queer. Alors lorsque le bonhomme revient douze ans après "White Bird" avec un thriller érotique qui a l'air pas mal barré, évidemment, la hype est - chez moi en tout cas - immense. Enfin, notons qu'il réalise quelques épisodes de série par-ci, par-là mais a surtout sorti sa série "Now Apocalypse" en 2019, sorte de gros délire très proche de l’excellent "Kaboom". Et d'ailleurs, depuis la découverte de ce dernier, j'ai tendance à mettre la barre très haute sur chaque nouveau projet du réalisateur et je crois que ça a ici un peu desservi mon expérience. Avec son titre qui reprend un tube de George Michael, son affiche kitsch et flashy et son trailer prometteur, je m'attendais à un film qui ne s'arrête jamais, qui expérimente en permanence avec des personnages tous plus fous les uns que les autres. Et il y a un peu de ça mais je trouve le film, dans l'ensemble, trop sage. Encore une fois, alors que "Kaboom" était un festival de délires en tout genre, on a ici une impression d'intrigue presque trop tranquille. Alors qu'Elliot a du mal à payer sa part de son loyer et que que son couple bat de l'aile, il fait la rencontre d'une artiste qui lui offre du travail mais qui fait surtout de lui son esclave sexuel. On retrouve donc des rappels à "La Secrétaire" et "9 semaines 1/2" sauf que le film inverse ici les rapports de pouvoirs entre les sexes mais également à "Boulevard du crépuscule", notamment avec le motif de la piscine, et donc, par extension, à "Hustler White". On retrouve également la signature du réalisateur et notamment tout son jeu autour des décors très kitsch et des couleurs particulièrement vives sauf dans la chambre du couple pour en souligner l'austérité. Bien-sûr, il y a aussi cette folie à la caméra et au montage mais, encore une fois, je pense que j'en attendais encore plus, surtout avec une histoire comme celle-ci où il y avait matière, je pense, à faire quelque-chose de bien plus perché. Bref, "I Want Your Sex" est donc un nouveau délire du réalisateur toujours aussi inventif qui se laisse regarder avec plaisir si on apprécie le style mais que je ne trouve pas assez jusqu’au-boutiste.
Un bon Opus d’ Araki , qui tourne toujours autour de ses thèmes favoris : Où en est-on de la libération sexuelle dans le monde contemporain? comment le politiquement correct agit et interfère sur les relations humaines. Ici il reprend un peu le thème du récent « Babygirl » , où une puissante femme d’affaires va manipuler un jeune employé masculin, mais ici en beaucoup plus réussi . Car le film traite le sujet avec un humour assez acide, un ton persifleur, une autodérision, qui permet de bien cerner le thème , par le biais de la satire et de faire passer plusieurs messages . La patronne est très branchée SM, excellente prestation de Olivia Wilde, à la longue carrière > 50 films, mais pas si visible en France. Elle explose à l’écran dans un rôle difficile où elle donne beaucoup d’elle-même . Toujours de très beaux effets picturaux des décors, au ton pastel, des cadrages et décors très 50 ‘s, Araki est aussi un bon peintre et graphiste. L ’intrigue est bien mené, scénario astucieux, néo polar, avec des références aux réseaux sociaux , se moquant du milieu de l’art contemporain, des « fausses modes » , de la spéculation artistique, et de la sexualité des jeunes qui cherchent de nouvelles voies à leur épanouissement. Un ton juste , assez original, hors de sentiers battus, pour un film ironique moins léger qu’il n’y parait .
"I Want Your Sex" sévèrement noté par la critique est un thriller érotique que j'ai beaucoup aimé. Gregg Araki, réalisateur queer américain de renom qui a réalisé le chef œuvre "Mysterious Skin" propose une œuvre qui malgré son apparence, explore subtilement notre dépendance au sexe et à la pornographie, tout en dépeignant les relations toxiques, la solitude et l'hypocrisie du milieu artistique. Ces thèmes, résonnant avec notre époque, sont servis par des scènes sexuelles audacieuses et percutantes, et un duo Olivia Wilde-Cooper Hoffman à l'alchimie évidente.
Jubilatoire et décapant. Le grand retour d'Araki pour un film subversif et nuancé à la fois, pavé dans la mare du retour à l'ordre moral. On regrette juste l'absence de sa poésie noire et surréaliste des années 1990, mais c'est aussi la preuve d'un auteur qui renouvelle son art.
Sous couvert de film loufoque et de provocation, I want your Sex est une déception. Le film n'est ni vraiment drôle, ni excitant, ni subversif. C'est souvent vulgaire et peu inspiré. De plus, le film se répète souvent et le propos s'avère pauvre. Reste la prestation d'Alicia Wilde.
Le film raconte, dans un long flashback, la relation SM et limite entre un jeune homme, Elliott (Cooper Hoffman), et son employeuse, Erika (Olivia Wilde), une artiste contemporaine dont les œuvres sont toutes articulées autour de la sexualité. La narration rétrospective ouvre sur un remake de Boulevard du crépuscule (du début dans la piscine à la fin qui figure un visage se liquéfiant), mais aussi sur une étude, qui se voudrait à la fois mordante et nuancée, des interactions des deux amants, Elliott devenant le « sub » (comprendre : le soumis et le jouet) de sa supérieure hiérarchique. Encadré par un interrogatoire policier, le récit est ainsi régulièrement commenté par les inspecteurs, pour que le héros apporte un éclairage en retour : oui, le comportement d’Erika peut passer pour manipulateur, oui certaines de leurs pratiques sexuelles étaient abrasives, mais il n’en demeurait pas moins un cobaye consentant et curieux de repousser les limites de ses fantasmes. Ça se regarde jusqu'au bout mais c'est pas assez subversif à mon gout ; tout ça pour ça , bof ,bof...