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Il y a une part de vie privée dans le film d’Eva Libertad, qui confie à sa sœur , Miriam Garlo ,sourde de naissance, le soin de porter son récit au plus vrai d’une vérité pas toujours bien reçue. Le vécu au quotidien d’une jeune mère de famille mal entendante qui doit élever sa petite fille. Elle peut compter sur un mari très aimant, là où la réalisatrice engage la discussion sur le modèle d’une éducation enfantine qui peu à peu va lui échapper. Elle doit se conformer aux règles d’un milieu qui autrefois ne lui posait pas problème . Bouleversement familial oblige, la voici dans un monde qui ne l’attend pas. Ce film relève ainsi à l’égard de tout un chacun, les difficultés de toute infirmité inscrite dans un environnement dit normal. Voire commun. Miriam Garlo, est bien la véritable Angela, face à Álvaro Cervantes , confondant lui aussi dans son rôle de papa émérite . Pour un beau film particulier, déstabilisant, un film de copains à voir en famille.
Il y a une part de vie privée dans le film d’Eva Libertad, qui confie à sa sœur , Miriam Garlo ,sourde de naissance, le soin de porter son récit au plus vrai d’une vérité pas toujours bien reçue. Le vécu au quotidien d’une jeune mère de famille mal entendante qui doit élever sa petite fille. Elle peut compter sur un mari très aimant, là où la réalisatrice engage la discussion sur le modèle d’une éducation enfantine qui peu à peu va lui échapper. Elle doit se conformer aux règles d’un milieu qui autrefois ne lui posait pas problème . Bouleversement familial oblige, la voici dans un monde qui ne l’attend pas. Ce film relève ainsi à l’égard de tout un chacun, les difficultés de toute infirmité inscrite dans un environnement dit normal. Voire commun. Miriam Garlo, est bien la véritable Angela, face à Álvaro Cervantes , confondant lui aussi dans son rôle de papa émérite . Pour un beau film particulier, déstabilisant, un film de copains à voir en famille.
Un très bon film sur la surdité.
Une histoire simple, celle d'une jeune-femme sourde qui tombe enceinte. Mais cette magnifique nouvelle fait tout exploser en elle et dans son couple. L'enfant sera-t-il sourd ? S'il est entendant, comment communiquerais-je avec lui ? On partage l'angoisse de cette femme qui avait jusqu'à présent muré son handicap dans une forteresse de papier. Ne vivre qu'auprès d'une famille, de parents et de collègues qui savent communiquer avec elle ne l'empêchera pas de devoir de nouveau se confronter à la violence du monde.
C'est subtil, sans manichéisme, d'autant plus réaliste que l'actrice principale est sourde elle-même. La dernière scène est très touchante (pas de spoil !).
Un film vraiment très réussi.
Une histoire simple, celle d'une jeune-femme sourde qui tombe enceinte. Mais cette magnifique nouvelle fait tout exploser en elle et dans son couple. L'enfant sera-t-il sourd ? S'il est entendant, comment communiquerais-je avec lui ? On partage l'angoisse de cette femme qui avait jusqu'à présent muré son handicap dans une forteresse de papier. Ne vivre qu'auprès d'une famille, de parents et de collègues qui savent communiquer avec elle ne l'empêchera pas de devoir de nouveau se confronter à la violence du monde.
C'est subtil, sans manichéisme, d'autant plus réaliste que l'actrice principale est sourde elle-même. La dernière scène est très touchante (pas de spoil !).
Un film vraiment très réussi.
Superbe film espagnol qui nous plonge dans le monde du silence des mal entendants avec tous les problèmes que cela pose, le scénario est très bien et les acteurs très touchants
Mis à part la scène de l'accouchement, celle de la dispute et la dernière celle de la connexion émotionnelle avec sa fille, la meilleure, " Sorda " ( Sourde ) - j' ai vraiment le regret et la peine de le dire - ne fonctionne pas.
Alors oui il y a le thème. Mais le film n'est à la hauteur de son sujet que pendant une vingtaine de minutes ( environ ) au total. C'est très maigre et surtout très décevant !
Alors oui il y a le thème. Mais le film n'est à la hauteur de son sujet que pendant une vingtaine de minutes ( environ ) au total. C'est très maigre et surtout très décevant !
Comme l’année dernière, j’avais vu « Partir un jour » les court-métrage et long-métrage éponymes, cette année, j’ai vu « Sorda » court (2021) et long (2026). La surdité de l’héroïne rajoute aux angoisses de la maternité classique : va-t-elle avoir un enfant sourd ou entendant et, dans les deux cas, comment leur relation mère-enfant va-t-elle se créer et se développer ? C’est intéressant mais un peu long. J’ai été beaucoup plus séduit par le scénario et la mise en scène de « Plus Fort que Moi » (I Swear), vu il y a un mois, sur un autre type de handicap.
Angela, sourde, et Hector, entendant, forment un couple épanoui jusqu’au jour où ils apprennent qu’Angela est enceinte. Le film va d’abord s'attarder sur les inquiétudes du couple et le risque que leur enfant hérite du handicap de sa mère. Mais surtout, le film va s'intéresser à Angela et son ressenti. Que ce soit sa peur de ne pas réussir à être une bonne mère, mais surtout celle de ne pas réussir à établir un lien avec sa fille.
Sorda impressionne autant par la force de son sujet que par la singularité de sa mise en scène. Eva Libertad García ne se contente pas de raconter cette histoire : elle conçoit un film pensé pour être ressenti de l’intérieur, en repensant en profondeur les codes du cinéma.
Dès les premières scènes, le dispositif se distingue par son accessibilité et son intelligence formelle. Les sous-titres ne traduisent pas seulement les dialogues : ils décrivent aussi les sons, les ambiances, la musique, ouvrant ainsi le film aux spectateurs sourds tout en sensibilisant les entendants à une autre perception du monde. Mais c’est surtout dans la mise en scène que Sorda déploie toute sa puissance. La réalisatrice délaisse souvent les champs-contrechamps classiques pour privilégier des plans larges, laissant exister pleinement les corps et captant avec précision les mouvements des mains et des regards.
Ce choix formel nourrit une immersion sensorielle particulièrement réussie. Le film ne cherche pas à expliquer la surdité, mais à la faire ressentir, plongeant progressivement le spectateur dans une perception du monde différente, jusqu’à un dernier acte saisissant, qui nous fait véritablement basculer dans l’univers d’Angela.
Au-delà de ce travail formel, Sorda pose un regard d’une grande justesse sur les relations entre sourds et entendants. Sans jamais céder au manichéisme, il explore la complexité des liens familiaux et amicaux, faits d’efforts sincères mais aussi de malentendus persistants. Angela évolue dans un monde qui n’est pas pensé pour elle, et le film capte avec finesse ce sentiment d’être toujours légèrement en décalage, jamais tout à fait incluse. Face à cette fatigue, le refuge dans la communauté sourde apparaît non comme un repli, mais comme un espace de respiration, où la communication redevient fluide et évidente.
Le film montre aussi à quel point les gestes les plus simples du quotidien peuvent prendre une dimension inattendue. Un médecin portant un masque devient un obstacle brutal à la compréhension. L’idée de ne pas entendre les premiers mots de son enfant acquiert une portée vertigineuse. Autant de situations ordinaires qui révèlent, sans jamais forcer le trait, la difficulté de vivre dans un monde conçu pour les entendants.
Rare sont les films qui plongent les spectateurs dans le monde des sourds avec autant de justesse (on pense notamment au très bon Sound of metal). En conjuguant une mise en scène audacieuse, une immersion sensorielle rare et un regard profondément humain, Sorda s’impose comme bien plus qu’un drame intimiste : une véritable expérience de cinéma, qui parvient, avec une grande délicatesse, à faire ressentir ce que les mots seuls ne sauraient exprimer.
Découvrez mes autres critiques sur le site "critiques d'un passionné"
Sorda impressionne autant par la force de son sujet que par la singularité de sa mise en scène. Eva Libertad García ne se contente pas de raconter cette histoire : elle conçoit un film pensé pour être ressenti de l’intérieur, en repensant en profondeur les codes du cinéma.
Dès les premières scènes, le dispositif se distingue par son accessibilité et son intelligence formelle. Les sous-titres ne traduisent pas seulement les dialogues : ils décrivent aussi les sons, les ambiances, la musique, ouvrant ainsi le film aux spectateurs sourds tout en sensibilisant les entendants à une autre perception du monde. Mais c’est surtout dans la mise en scène que Sorda déploie toute sa puissance. La réalisatrice délaisse souvent les champs-contrechamps classiques pour privilégier des plans larges, laissant exister pleinement les corps et captant avec précision les mouvements des mains et des regards.
Ce choix formel nourrit une immersion sensorielle particulièrement réussie. Le film ne cherche pas à expliquer la surdité, mais à la faire ressentir, plongeant progressivement le spectateur dans une perception du monde différente, jusqu’à un dernier acte saisissant, qui nous fait véritablement basculer dans l’univers d’Angela.
Au-delà de ce travail formel, Sorda pose un regard d’une grande justesse sur les relations entre sourds et entendants. Sans jamais céder au manichéisme, il explore la complexité des liens familiaux et amicaux, faits d’efforts sincères mais aussi de malentendus persistants. Angela évolue dans un monde qui n’est pas pensé pour elle, et le film capte avec finesse ce sentiment d’être toujours légèrement en décalage, jamais tout à fait incluse. Face à cette fatigue, le refuge dans la communauté sourde apparaît non comme un repli, mais comme un espace de respiration, où la communication redevient fluide et évidente.
Le film montre aussi à quel point les gestes les plus simples du quotidien peuvent prendre une dimension inattendue. Un médecin portant un masque devient un obstacle brutal à la compréhension. L’idée de ne pas entendre les premiers mots de son enfant acquiert une portée vertigineuse. Autant de situations ordinaires qui révèlent, sans jamais forcer le trait, la difficulté de vivre dans un monde conçu pour les entendants.
Rare sont les films qui plongent les spectateurs dans le monde des sourds avec autant de justesse (on pense notamment au très bon Sound of metal). En conjuguant une mise en scène audacieuse, une immersion sensorielle rare et un regard profondément humain, Sorda s’impose comme bien plus qu’un drame intimiste : une véritable expérience de cinéma, qui parvient, avec une grande délicatesse, à faire ressentir ce que les mots seuls ne sauraient exprimer.
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SORDA - Eva Libertad García
Un film d’une finesse et d’une intelligence rares sur le handicap, qui, par moments, semble presque tenir du documentaire tant il donne l’impression de capter au plus près la réalité quotidienne d’une femme sourde évoluant dans un monde pensé par et pour les entendants.
Ce qui impressionne d’emblée, c’est la précision avec laquelle le film montre les difficultés permanentes du quotidien. Rien n’est appuyé, ni démonstratif. Le film observe simplement, avec subtilité, l’énergie constante que demande le fait de devoir s’adapter en permanence aux autres.
La mise en scène ne cherche jamais à “expliquer” la surdité de manière artificielle ou didactique. Elle la fait vivre, par le travail sur le son, évidemment, mais aussi par les cadres, la place des corps et des mains dans l'espace. Certains moments très simples deviennent soudain tendus ou bouleversants simplement parce que le film nous fait comprendre ce que signifie dépendre en permanence du regard ou de la proximité des autres pour communiquer.
Mais plus le récit avance, plus il devient un film sur la maternité. Sur cette peur immense qui envahit Angela : celle de ne pas réussir à créer un lien avec l’enfant qu’elle vient de mettre au monde. Comment entendre ses pleurs ? Comment répondre à ses besoins ? Comment ne pas devenir étrangère à son propre bébé dans un monde où tout passe par le son ?
Plusieurs scènes viennent serrer la gorge tout au long du récit, mais une en particulier reste longtemps en tête : une scène d’accouchement d’une puissance émotionnelle incroyable.
Miriam Garlo est remarquable de justesse dans cette manière de mêler frustration, peur, colère et tendresse sans jamais forcer l’émotion.
Et puis arrive ce dernier quart d’heure, avec ce geste de mise en scène que je ne spoilerai pas volontairement et qui fait prendre une toute autre ampleur à ce que le récit construisait jusque-là. Le souffle se coupe, la gorge se noue.
Rarement le cinéma aura abordé la question du handicap avec une telle délicatesse, sans misérabilisme, sans effet appuyé, simplement en cherchant à faire ressentir. Et c’est ce qui rend Sorda épatant et bouleversant.
MA NOTE : ❤️ 8,5/10
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Un film d’une finesse et d’une intelligence rares sur le handicap, qui, par moments, semble presque tenir du documentaire tant il donne l’impression de capter au plus près la réalité quotidienne d’une femme sourde évoluant dans un monde pensé par et pour les entendants.
Ce qui impressionne d’emblée, c’est la précision avec laquelle le film montre les difficultés permanentes du quotidien. Rien n’est appuyé, ni démonstratif. Le film observe simplement, avec subtilité, l’énergie constante que demande le fait de devoir s’adapter en permanence aux autres.
La mise en scène ne cherche jamais à “expliquer” la surdité de manière artificielle ou didactique. Elle la fait vivre, par le travail sur le son, évidemment, mais aussi par les cadres, la place des corps et des mains dans l'espace. Certains moments très simples deviennent soudain tendus ou bouleversants simplement parce que le film nous fait comprendre ce que signifie dépendre en permanence du regard ou de la proximité des autres pour communiquer.
Mais plus le récit avance, plus il devient un film sur la maternité. Sur cette peur immense qui envahit Angela : celle de ne pas réussir à créer un lien avec l’enfant qu’elle vient de mettre au monde. Comment entendre ses pleurs ? Comment répondre à ses besoins ? Comment ne pas devenir étrangère à son propre bébé dans un monde où tout passe par le son ?
Plusieurs scènes viennent serrer la gorge tout au long du récit, mais une en particulier reste longtemps en tête : une scène d’accouchement d’une puissance émotionnelle incroyable.
Miriam Garlo est remarquable de justesse dans cette manière de mêler frustration, peur, colère et tendresse sans jamais forcer l’émotion.
Et puis arrive ce dernier quart d’heure, avec ce geste de mise en scène que je ne spoilerai pas volontairement et qui fait prendre une toute autre ampleur à ce que le récit construisait jusque-là. Le souffle se coupe, la gorge se noue.
Rarement le cinéma aura abordé la question du handicap avec une telle délicatesse, sans misérabilisme, sans effet appuyé, simplement en cherchant à faire ressentir. Et c’est ce qui rend Sorda épatant et bouleversant.
MA NOTE : ❤️ 8,5/10
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Un beau film qui pousse le spectateur à avoir de l'empathie pour les personnes atteintes de surdité, avec le final "dans la tête" de Angela non, rien à dire, c'est un grand moment de cinéma.
Très beau film sur le handicap auditif. L'interprète principale est extraordinaire de justesse. Un peu difficile de rentrer dans le film à cause des multiples sous-titrages, mais l'histoire en vaut le coup
Un petit film très bien fait sur la surdité et la relation avec les autres et notamment son enfant. Il nous permet de mieux appréhender ce que l’on doit ressentir dans cette situation. Intéressant et plaisant.
Histoire très originale de la différence et tout cela implique dans le quotidien. Des acteurs formidables et une mise en scène intéressante, notemment la partie du point de vue de la maman sourde. Ça vaut toutes les explications techniques et les trucages compliqués. À voir.
Un couple attend un enfant. Elle est malentendante contrairement à son conjoint, et leur crainte est que l’enfant hérite du handicap de la mère… Le film dégage une atmosphère tendue et assez lourde au fur et à mesure de la vie quotidienne du trio.
Étonnamment, pendant une grande partie du film, la réalisatrice propose un personnage de mère qui ne suscite jamais l’empathie, semblant, se complaire dans son isolement, alors que son compagnon attire la sympathie du spectateur par sa présence et son dévouement.
Étonnamment, pendant une grande partie du film, la réalisatrice propose un personnage de mère qui ne suscite jamais l’empathie, semblant, se complaire dans son isolement, alors que son compagnon attire la sympathie du spectateur par sa présence et son dévouement.
Ce film était d’une puissance où on suit la vie d’une femme sourde qui va avoir son premier enfant. Qui va devoir affronter son nouveau quotidien avec son bébé et mari qui eux ne sont pas sourds. Le dernier acte du film était excellent. L'actrice qui joue cette femme était excellente.
La mise en scène est belle et soignée, le récit sublime, bouleversant et singulier et l'ensemble prenant et passionnant.
Si le thème de la maternité et de la difficulté d'être une mère sourde est plutôt original et peu traité au cinéma, c'est la qualité de l'interprétation et surtout la réalisation à hauteur du handicap qui vous transporte d'un bout à l'autre du récit. C'est un véritable trésor d'intelligence, d'émotions et de sensations, le dernier quart d'heure est étonnant, et fait de ce film une véritable expérience.
Parfait en tous points.
Parfait en tous points.
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