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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,5
Publiée le 22 février 2026
Ultime projet de Laurent Cantet – décédé d’un cancer en 2024, il n’aura pas eu le temps de le réaliser et en confiera les rênes à son vieux complice Robin Campillo – Enzo nous embarque sous le soleil de La Ciotat (à l'instar de l'éblouissant L'atelier, 2017), dans le scénario d’une ascension sociale inversée. Fils d’un couple bourgeois aimant et bienveillant, le personnage principal, un garçon de 16 ans en manque de repères, se lance dans une formation de maçon, au grand dam de ses parents. Désormais, il écumera les chantiers de la région aux côtés de travailleurs largement issus de l'immigration. Ce film sur l’adolescence et ses troubles prend la forme d’une chronique à la sensualité assumée, sur un jeune homme cherchant à découvrir son véritable moi – social et intime – quitte à dévier d’un chemin tout tracé par son origine privilégiée. Une très bonne direction d'acteurs, ces derniers étant pour partie non-professionnels.
Le réalisateur Laurent Cantet n'a malheureusement pu terminer son film car il est décédé avant de pouvoir l'achever, mais cela ne souffre en rien de la qualité du métrage, fidèle à l'image de ses précédents films sobres et toujours justes. Tout comme dans "la petite dernière", c'est l'éveil au désir et aux premiers troubles de la sexualité qui sont abordés dans ce flm touchant, avec le jeune Eloy Pohu, révélation du film.
Points positifs : Les paysages, le grain de l’image et la colorimétrie donnent au film une vraie beauté plastique. Les scènes sont esthétiquement soignées, les acteurs sont beaux, la villa est superbe : visuellement, le film est immersif et invite à s’y plonger.
Points négatifs : Le jeu d’acteur est inégal, en particulier celui du personnage principal. Le scénario s’étire inutilement, avec de longues scènes où il ne se passe presque rien, si ce n’est quelques réactions improbables et souvent déplacées d’Enzo.
Enzo est un adolescent privilégié de 16 ans, fils de parents ingénieurs, vivant dans une villa avec vue sur mer à La Ciotat. Il rejette le modèle que ses parents projettent sur lui (études, réussite sociale) et s’engage tant bien que mal dans un CAP de maçonnerie. Sur le papier, l’angle est intéressant et aurait mérité d’être creusé.
Le problème, c’est que le film superpose des thématiques lourdes sans réellement les approfondir : Enzo rencontre sur un chantier deux jeunes Ukrainiens, spoiler: tombe amoureux de l’un d’eux, tandis que ceux-ci portent déjà le poids de la guerre dans leur pays. Le décalage de perceptions entre ces personnages est perceptible, mais il reste traité de manière trop superficielle. Résultat : c’est à la fois trop chargé et pas assez incarné.
Tous ces éléments, pourtant forts en potentiel, se neutralisent au lieu de se renforcer. Le film reste en surface, suggère beaucoup, mais creuse peu. Cela donne un ensemble long, parfois ennuyeux, et étonnamment creux.
Au-delà de la faiblesse du scénario, il est difficile d’éprouver de l’empathie pour Enzo : son comportement est souvent agaçant et ses choix manquent de cohérence. On passe de gestes de contestation extrêmes (spoiler: se jeter d’un échafaudage) à l’acceptation presque désinvolte d’une année à New York financée par ses parents . Cette absence de logique interne brouille la trajectoire du personnage et finit par désamorcer l’implication émotionnelle du spectateur.
En résumé : un film visuellement séduisant, mais narrativement bancal, qui effleure des sujets forts sans jamais leur donner de réelle épaisseur.
lent, mou et ennuyeux. jeux d acteur très moyen...on attend qu il se passe qq chose mais rien ou peu...j ai vraiment l impression d avoir perdu mon temps
Un film de plus sur le mal-être adolescent. Celui-ci apporte-t-il quelque chose de nouveau? Non, pas vraiment. Mais on peut trouver de l'intérêt à le regarder. Ou pas.
Après une mise en place intéressante où la justesse des dialogues et des interprétations dénotent, sur fond de jolie carte postale, le film patine dès que la vraie nature du récit émerge : une pseudo romance sans émotion.
Rythme lent, acteurs qui survolent leur rôle, intérêt limité pour une intrigue assez mince, c est presqu uniquement le jeune acteur qui sauve ce film assez insipide sur un jeune qui se cherche, au final un résultat totalement peu crédible.
J'ai bien aimé, mais si vous voulez un blockbuster, passez votre chemin. Ce film inspire la vrai vie, le Sud de la France, un jeune garçon de 16 ans, Enzo, qui cherche son identité, sa sexualité, ses 1er sentiments amoureux, ses doutes, mêlés aux histoires tragiques des Ukrainiens. Ce film respire l'humilité et laisse une impression de respect. Elodie Bouchez parfaite dans le rôle de la maman est une habituée de genre de film.
Un film d'une lenteur qui nous ennuie et qui nous endort . Certes l'adolescent se cherche ,navigant entre deux univers et des sentiments troubles mais le scénario est vide . Une mention spéciale pour Elodie Bouchez qui donne de l'épaisseur à son personnage et sait nous émouvoir , sa sensibilité et sa justesse sont remarquables . Campillo bien décevant .
Quelle magnifique œuvre posthume nous a laissée Laurent Cantet, emporté par la maladie en avril 2024 ! Un film solaire, doux, sensible, servi par de superbes interprètes (mention spéciale au jeune Eloy Pohu, non professionnel, tout comme le "vrai maçon" ukrainien). Un film qui nous fait regretter davantage la disparition de cette voix singulière du cinéma français qu'était Laurent Cantet.
C'est sûrement un bon film mais la sensation de malaise qui s'en dégage est un peu lourde. Le film traite du monde intérieur d'un jeune homme en décalage avec son monde extérieur, on le ressent comme si on était lui !
Le mal-être grandit subtilement, par touches successives, nous laissant impatients de savoir où tout cela nous mènera… La villa est belle sur la route des Crêtes à La Ciotat, avec vue sur la baie et son pain de sucre (pour ceux qui connaissent). Et l’angoisse commence à nous étreindre quand Enzo s’allongera la nuit au bord d’une des falaises abruptes les plus hautes d’Europe (le Cap Canaille pour ceux qui connaissent). Les parents BOUCHEZ et FAVINO sont magistraux en bourgeois ennuyés par le peu d’ambition professionnelle du fils (mais il n’a que 16 ans). Le malaise s’installe, les tensions s’exacerbent et on assiste à la naissance d’une attirance « virile » troublante. Tentative de suicide qui sera désamorcée avec beaucoup d’amour. Réalisation délicate de CANTET puis de CAMPILLO...