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tuco-ramirez
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4,0
Publiée le 13 août 2025
Ouverture de la Quinzaine des Cinéastes Enzo, 16 ans, fils d'une famille très aisée, vit avec ses parents et un frère étudiant brillant sur les hauteurs de La Ciotat dans une belle maison avec piscine et vue sur la mer. Cet ado est en quête de sa propre identité plus qu'en crise; et ce que l'on nous donne à voir en premier lieu de cet âge où l'on se cherche concerne son orientation professionnelle. Il fréquente un tout autre milieu que celui de ses parents cadres universitaires ; il est apprenti maçon. Ceci donne lieu à une belle scène très cocasse en début de film mettant en scène Enzo, ses parents et son patron. Plus qu'en crise, car les liens familiaux sont forts, bien présents et empreint d'amour et de compréhension mutuelle. Rien de tragique ou de lourd ; juste un jeune s'opposant dans ses choix, sans savoir encore ce qu'il veut aussi bien en terme d'orientation professionnelle que sexuelle. Le propos est bienveillant, comme les parents; ce jeune a toute sa liberté de penser et de se construire. Et parce que les acteurs sont très convaincants, on est emporté par ce récit somme toute très simple mais aussi très doux. Même les excès de cet âge sont montrés avec beaucoup de délicatesse et de pudeur. Si on regarde ce jeune se débattre, on le voit peu s'affronter. Si certains penseront à "Call me by your name", sur lequel j'ai beaucoup de réserves; ce récit me rappelle bien plus "L'effrontée" ou "La tête haute". Et pourquoi ce propos aussi anodin est transcendé ? Parce qu'à l'écriture du scénario on retrouve le regard aiguisé de Laurent Cantet décédé en avril 2024 d'un cancer. Et ici j'ai pensé à "ressources humaines" (que j'avais adoré) dans lequel un fils d'ouvrier effectue un stage de cadre dans l’usine où travaille son père comme ouvrier; là, un enfant rejette le milieu privilégié dans lequel il est né. Ces deux films se répondent parfaitement; sur le thème du conflit de loyauté. Le grand ami de toujours de Cantet, Robien Campillo passe derrière la caméra pour un dernier hommage. Sa finesse et sa sensualité de mise en scène permettent de faire passer une émotion, un désir et un sentiment en un plan, un geste ou regard. Un bel hommage du talent de l'un pour et par celui de l'autre. Assurément un très beau film de cette année.
Ce film évoque humblement mille et un des sujets qui enveloppent notre vie d’aujourd’hui. L’action se déroule à lLa Ciotat, mais n’est qu’à peine influencée par cette localisation. Où que l’on vive en France, voire en Europe occidentale aujourd’hui, on est touché de près ou de loin par les questions qui constituent la trame de cette œuvre subtile qui n’a pas la prétention de vouloir leur rapporter une réponse. Mais, les voir évoquer sur grand écran sans tabou ni fausse pudeur, a été un grand plaisir pour le spectateur que je suis. Félicitations à toute l’équipe du film qui a parfaitement relevé le défi qu’elle s’était fixé.
Ça fait du bien de voir un film où on sent que le réalisateur aime ses personnages, ne les négative pas pour leur donner de la fausse épaisseur et faire ressortir leurs conflits intérieurs ! Enzo est touchant, fragile derrière un corps déjà robuste mais qui est aussi difficile à cerner dans ses réactions comme peuvent l’être parfois celles des ados!
De la construction à la réalisation, l'histoire de ce film est truffé d'hommages d'amis. Le passage de l'adolescence à adulte est souvent la découverte de soi, et des renoncements lucides. Enzo suit son chemin et prouve qu'un maçon autant que l'intellectuel cultivé peuvent avoir les mêmes désirs et les vivrent intensement. Très joli film et de bons acteurs mêmes inconnus...
Je me suis profondément ennuyée en regardant ce film, tous les personnages sont simplistes et caricaturaux et on ne croit pas à l’histoire. Dommage car l’idée de départ était interressante!
Après "L'île rouge" ou "120 battements par minutes", films politiques mais plutôt manichéens dans leur approche du sujet, on pouvait se demander si la complexité était étrangère à Robin Campillo. Bonne surprise avec ce jeune Enzo qui remet totalement en question les projections scolaires, sociales et amoureuses de sa famille. Les attermoiements et incompréhensions sont parfaitement filmées, compréhensibles sens que rien ne soit dit. Merci au regretté Laurent Cantet, co-auteur du scénario original, mais gageons que nous avons assisté à la seconde naissance filmographique de Robin Campillo. Intelligent et intéressant.
Les émois d'un ado - pas vraiment boutonneux - qui pique sa crise d'adolescence alors qu'il habite dans une villa - à la Ciotat avec piscine et qui envoie bouler son milieu hyper bourgeois, pour devenir un mauvais maçon...super analyse sociologique...
Un Un très beau film, sensible et lumineux. Enzo explore le désir adolescent avec pudeur, dans le décor magnifique de La Ciotat. L’acteur principal est bluffant : il incarne à merveille un ado qui se cherche, entre tensions intérieures et attirance silencieuse. Un peu l’âme de Call Me by Your Name, mais à la française, plus brut, plus social. À voir.
Un film de Laurent Cantet, hélas décédé peu de temps avant le tournage, réalisé par son ami cinéaste Robin Campillo, deux réalisateurs talentueux dont j'avais aimé leurs travaux en commun comme ""Entre les murs" , "L'atelier" ou "120 battements par minute". Pour ce long métrage, on reste dans l'adolescence avec "Enzo" qui fait apprentissage de CAP Mâcon travaillant avec des Ukrainiens dans le bâtiment dont il se lié une forte amitié avec l'un d'eux tombant même amoureux. On a tous eu 16 ans , on se cherche sexuellement , dans les études. J'avais peur qu'il y ait des scènes erotiques homosexuels mais pas du tout. Un portrait d'adolescence bien mis à l'écran par les deux metteurs en scène. Eloy Pohu joue très bien le rôle titre, je le verrais bien nommé aux Cesars du meilleur espoir masculin, il le mériterait. A ses côtés, Elodie Bouchez et Pierfranscesco Fauno jouent avec brio les parents inquiets et le comédien qui joue l'ukrainien est impeccable aussi. Une bonne œuvre testamentaire du regretté Laurent Cantet finit par ses amis.
Les plus : les belles images/couleurs du sud. Plutôt bien joué. Mais sinon, que c'est long, du vu revu et sur-vu mais en moins bien : la quête d'identité d'un ado. En même temps que fait d'autre qu'un ado qu'essayer de se trouver, trouver qui il est.
On évoque ici pas mal de sujets sociaux/sociétaux mais en ne faisant que les effleurer.
Vraiment à aucun moment nous sommes pris par l'histoire, le jeu des acteurs est mou, le monde des artisans du btp n'est pas du tout réaliste, très plat, on s'endort presque eu envie de quitter la salle !!!
Bonne idée mais le forme est franchement l’enclume de ce film, le jeu également est tres moyen, le rythme bof bof somnolent. L’idée d’inversion du transfuge de classe est originale, l’errence de l’ado estbanale et vraiment la réalisation est momle. Je passe mon chemein