J'ai bien aimé ce film, qui reste captivant malgré un scénario plutôt léger puisqu'on en a vite fait le tour mais ça tient la durée (2 heures) de façon efficace. Les actrices sont vraiment excellentes, et sont véritablement le ciment du film.
Une très belle interprétation pour une histoire manquant parfois de rythme. Filmé souvent caméra au poing, le film sautille beaucoup et est souvent déroutant. Pas mal tout de même.
Agréablement surpris par ce film d’autant que je ne connaissais pas cette histoire qui s’est déroulée dans le secteur d’Avignon et que je suis pas forcément fan de tout le casting . Oui mais voilà très belle reproduction, belle réalisation et les actrices ont tout données. Suspense garantie et un peu de culture en bonus , jolie coup de Netflix .
Une bande de copines qui va commettre 7 braquages en un an au début des années 90, cela méritait bien une adaptation cinématographique de cette l'histoire originale. "Le gang des amazones" est un film qui repose surtout sur l'amitiée de ces jeunes femmes issues du même quartier populaire, ou presque. Lyna Khoudri n'en finit plus d'impressionner par son charisme malgré ses frêles épaules. Cette sororité pour échapper à une vie difficile est tout autant touchante que critiquable. Mélissa Drigeard trouve le ton juste en s'appuyant sur un casting solide pour faire un bon polar à l'ancienne sans occulter les souffrances des victimes. Un chouette film.
Cinq copines qui galèrent décident de braquer des banques puisque personne n’attends de femmes dans ce genre d’activité. Tiré d’un fait divers qui secoua la région avignonnaise dans les années 90 ce film est très didactique. Il ressemble à une rédaction faite par un élève de seconde. 1ere partie : les raisons. 2nd partie : l’action. 3ème partie : le procès. Une conclusîon dont le ressenti sera différent selon le spectateur, sa vision de la société et de la justice. Et c’est sans doute le côté le plus intéressant du film.
Des signes avant-coureurs m’ont fait penser que j’allais passé un bon moment. Je ne me suis pas trompé : un casting intéressant, curieux et bon ; une histoire prenante. J’ai aimé découvrir Laura Felpin et Izïa Higelin au cinéma. Quelques lenteurs et incompréhensions en milieu de film mais rien de très grave.
LE GANG DES AMAZONES retrace le parcours réel de cinq femmes ayant multiplié les cambriolages dans le Vaucluse à la fin des années 1980.
Le film adopte leur point de vue sans tomber dans le manichéisme. Il ne glorifie jamais leurs actes, mais prend soin de les replacer dans un contexte social difficile, notamment pour celles qui peinaient à subvenir aux besoins de leurs enfants. Le récit oscille ainsi entre polar social et drame humain.
Le plus grand atout du film réside sans doute dans la force de son casting. Lyna Khoudri s’impose comme le pilier du groupe et confirme une nouvelle fois l’ampleur de son talent. Mais c’est surtout Izïa Higelin qui impressionne : elle incarne la véritable charge émotionnelle du récit. Laura Felpin, employée à contre-emploi, surprend par la sensibilité qu’elle apporte à son personnage, le rendant particulièrement attachant.
Les cinq actrices offrent au film une profondeur et une complicité sincère qui transparaît à l’écran. Une véritable empathie s’installe, permettant de comprendre ce qui a pu les pousser à franchir la ligne jaune, sans pour autant excuser leurs actes.
Le dernier acte donne également la parole aux victimes, révélant les traumatismes laissés par ces braquages. Cette démarche évite toute complaisance et maintient un équilibre moral bienvenu.
La mise en scène naturaliste, dominée par la caméra à l’épaule et les gros plans, confère parfois un aspect semi-documentaire. Si cela renforce l’authenticité du film, cela lui donne aussi un léger côté scolaire ou didactique, au détriment de la tension dramatique (d’autant plus que l’issue de l’histoire est connue).
Il en résulte un polar social maîtrisé, plus touchant qu’attendu, parfois un peu sage, mais porté avec intensité par ses comédiennes.
Au début des années 90, cinq jeunes femmes, amies d’enfance, ont braqué sept banques dans la région d’Avignon. La presse les a surnommées « Le Gang des Amazones ». C’est leur histoire que raconte Mélissa Drigeard durant 125 minutes. Plus qu’un film de braquage, ces deux grosses heures relèvent plutôt du polar social et se révèle parfaitement passionnant, si ce n’est une durée excessive. Une histoire qui m’a rappelé cette phrase de Bertold Brecht : Qui est le plus grand criminel? Celui qui vole une banque ou en fonde une ? Je dois avouer que les 3 films déjà réalisés par cette cinéaste m’ont laissé un souvenir pour le moins mitigé – et je suis poli -. Car, si Tout nous sourit était honorable, les Jamais le premier soir et Hawaï émargeaient au rayon du nanar XXL. Mais cette fois, c’est la belle surprise qui m’attendait. Le film s’inspire donc de la véritable histoire de cinq jeunes femmes qui se sont rendues coupables d’une série de braquages dans le Vaucluse, entre janvier 1989 et juillet 1990. Fascinée par les trajectoires de ces femmes, la cinéaste a contacté l’une d’entre elles, Hélène Trinidad, puis est partie à la rencontre des différentes « amazones » dans le Sud de la France afin de les convaincre de raconter leur histoire. Pour ajouter à l’authenticité du film, les scènes de prison du film n’ont pas été reconstituées en studio mais ont été tournées dans de véritables centres pénitentiaires comme celui des Baumettes à Marseille ou celui de Tarascon. Voilà un film qui nous montre toutes les failles humaines. Celles de l’administration et du système, mais aussi les failles humaines de ces braqueuses chez qui ont retrouvent pêle-mêle égoïsme, recherche de profit - certes relatif -, égo, désespoir, courage, un poil de bêtise et sentiment d’injustice. Ce sont des êtres humains, rien de plus et le film se garde bien d’en faire des héroïnes. Autopsie d’un engrenage social très réussie et surtout très bien incarnée. Car, outre l’authenticité, le point fort de ce film reste son casting avec Lyna Khoudri, Laura Felpin , Mallory Wanecque, Izia Higelin et Kenza Fortas, auxquelles on ajoutera volontiers quelques seconds rôles de grand talent comme Moussa Maaskri, Louis Memmi, Patrick Descamps et Mama Prassinos. Le portrait de femmes malmenées par la vie et qui n’ont trouvé d’autre solution que de franchir la frontière, celle de l’illégalité. En évitant tout sensationnalisme, le film laisse place à une vraie réflexion résumée par les paroles d’une juge d’instruction d’une grande humanité : Comment en est-on arrivé là ?
Pas d'approche héroïque. Pas un regard sombre et culpabilisant. Plus une approche journalistique. Un cinéma du réel qui tente de s'approcher au maximum des faits. Avec un équilibre entre la naissance des braquages et le déroulement du procès. Inspirés de faits réels, ce récit du destin de cinq femmes se laissent regarder pas comme une histoire exceptionnel mais comme un témoignage qui se doit d'exister
Ce qui m’a frappée tout au long du film c’est à quel point il est au plus près de la réalité. Que ce soit la vie de tous les jours dans les quartiers, la prison, le procès, et même les braquages où on voit bien qu’on n’a pas à faire à des professionnelles du grand banditisme, on est au coeur de leurs émotions, on est avec elles tout le temps. Cette proximité, grâce à une solide documentation mais aussi aux dialogues et aux choix de mise en scène crée de l’empathie non seulement avec les amazones mais aussi avec les victimes collatérales des braquages, les clients des banques, qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment, même si, rappelons le il n’y a jamais eu une goutte de sang versé. Bref, elles m’ont attrapée à la première minute et pas encore lâchée !
Très bon moment! J’ai bien aimé suivre ces femmes qui se voient enfreindre la loi pour s’en sortir mais leurs petites erreurs, qui les rendent d’ailleurs très humaines, peuvent leur coûter cher. L’alchimie entre les comédiennes était vraiment très plaisante, elles ont toutes leurs qualités même si j’ai trouvé qu’Izïa Higelin volait un peu le show. Un récit intelligent dans ses intentions féministes qui aurait mérité d’être plus subtile par moments, mieux filmé et resserré pour gagner en efficacité. Mélissa Drigeard n’a pas débordé de créativité mais l’humour et quelques scènes poignantes m’ont maintenu dedans. 13,5/20 (Cinéma)
C'est d'abord le casting 4* qui m'a attirée avec cette affiche dont le grain de l'image m'a beaucoup fait penser à "Virgin Suicides".
Ce récit, tiré d'une histoire vraie, est incroyable ! Comment ces amies d'enfance, sans histoire, ont pu faire autant trembler le pays et les banques de leur région !
On essaye de se mettre à leur place et de comprendre comment elles en sont arrivées à un tel extrême !
La réalisatrice a voulu traiter l'histoire de ces femmes dans son intégralité : on assiste au point déclencheur de leur décision, à la préparation et au déroulement de leur braquage jusqu'au procès.
C'est x le reproche que je ferai : le film traite de beaucoup de sujets et balaye trop de thèmes sans entrer en profondeur. J'aurai aimé qu'il traite davantage la psychologie des personnages avec le cheminement du basculement dans le banditisme.
C'est vraiment ce qui m'a manqué dans ce film : autant le sujet est super intéressant, autant il reste trop en surface sur le fond.
Les actrices sont formidables et, encore une fois, Laura Felpin se détache du lot avec un jeu juste et vrai. Elle m'épate de rôle en rôle !
C'est un film qui m'a interpellé mais pour lequel j'ai plus de questions que de réponses c'est dommage....