C'est une histoire bien singulière que celle racontée dans Le gang des Amozones, surnom donné par la presse, au début des années 90, à de jeunes braqueuses du Vaucluse. Peu de choses ont été fictionnées dans un récit très documenté qui instaure un équilibre presque parfait entre avant les faits, pendant et après. Malgré un début un peu poussif, destiné à installer une atmosphère, à présenter ses personnages féminins et à expliquer le contexte social, le film progresse avec vélocité, dans une mise en scène simple et efficace vers un dénouement à suspense, en tous cas pour ceux qui ont oublié ou ignorent les tenants et aboutissants de cette affaire. Déterminisme social ou appât du gain, le film peut sembler avoir choisi son camp, mais laisse tout de même planer une certaine ambigüité et c'est ce qui le rend passionnant, notamment dans sa deuxième moitié. Au premier rang des malfrates (il existe, ce mot ?), Lyna Khoudri marque encore les esprits avec une prestation époustouflante. Elle est très bien entourée, à vrai dire, par Izia Higelin, Laura Felpin et Mallory Wanecque. Des jeunes femmes que l'on suit avec un plaisir non dissimulé, dans leur habileté à faire sauter la banque, activité assez peu morale, pourtant, vous en convienez
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025. pas apprécié le point de vue de ce film et la posture de victimisation des protagonistes. du coup des personnages peu credibles. excepté Izia Higelin qui survole de loin le casting avec une très belle prestation.
Autant l’avant-dernier film de Mélissa Drigeard «Hawaï » était assez amusant et séduisant, autant ici dans son « Gang des Amazones » la réalisation est plate, décevante, et au final plus proche d’un bon documentaire pour éduquer les masses que d’un véritable thriller captivant. Les dialogues sont fades, aucun suspense, on enchaîne les braquages comme d’autres enchaînent des perles sur un fil de nylon. Malgré les prestations convaincantes de toutes les interprètes le film s’avale comme un plat de nouilles trop cuites et sans sel… Le pire étant au moment du procès final où là on sombre carrément. Dur dur…
Film de genre, dont le seul intérêt repose sur l'idée de départ : l'histoire du gang des amazones ( composé de quatre femmes et d'une complice ) qui fit sept braquages de banques ( avec des armes factices ?) dans le Vaucluse entre 1989 et 1990.
Le problème c'est que la mise en scène n' est pas du tout à la hauteur, le scénario ne vaut guère mieux et mise à part pendant la dernière demi-heure qui sauve " le gang des otages " du désastre, je me suis copieusement ennuyé.
Pas du tout à la hauteur du sujet ( selon moi ) et par conséquent, une grosse déception en ce qui me concerne.
On pensera ( en tout cas, c'est ce qui m'est venu à l'esprit ) avec nostalgie, à " l'appât " ( Ours d'or à Berlin) de Bertrand Tavernier ou à l'excellent " "Roberto Succo" de Cédric Kahn, lorsque le cinéma français savait hisser très haut l'analyse d'un fait divers criminel au stade de l'analyse sociale. Ici, on en est très très très loin !
Le Gang des Amazones se rêve guérilla féministe mais ressemble trop souvent à un catalogue de lingerie armée, tourné par un pubard en manque d’idées. La mise en scène empile les ralentis comme des clips NRJ12, pendant que le scénario confond émancipation et pose Instagram avec Glock rose. Quand ça tire, ça cabotine ; quand ça parle, ça récite des punchlines écrites au Stabilo. On aurait pu avoir des furies tragiques, on se retrouve avec des fantasmes d’ado attardé.
Cinq femmes vivant dans le même quartier et pour la plupart amies vont devenir le Gang des Amazones à la fin des années 1980 - début des années 1990. Ce choix leur est proposé par Cathy dont le passé trouble de violence sert de référence, lorsque leur situation devient pour certaines intenables. Se sentant invisibles, elles vont en profiter. En salle le 12 novembre.
spoiler: "Le Gang des amazones" part d’une très bonne idée : reproduire au cinéma les actions d’un groupe de femmes braqueuses de banque ayant réellement existé dans les années 80-90 : la proposition est alléchante. Malheureusement, les personnages n’ont aucune profondeur et ont souvent un seul trait de caractère (celle qui a peur, celle qui prend goût, celle qui mène les autres etc). Comment un film censé dresser le portrait complexe de ces femmes et de leurs histoires peut à ce point tomber dans le simplisme ? Je sauve le côté sororité qui donne de la chaleur mais je me suis ennuyé ferme.
Un sujet peu connu mais ce film m’a déçu par le style documentaire et un scénario sommaire : mal filmé, scènes répétitives qui n’apportent rien sauf de la longueur : apparts des parents, de la sœur, moments de liesse des filles, entrevues avec la juge d’instruction, ... sans émotions et sensibilités … C’est vide et plat.
Encore une pépite signée Mélissa Drigeard, qui, filme après filme, me séduit de plus en plus. Mélissa se révèle décidément très douée dans l'exercice de la réalisation du style Polar. Hawai m'avait déjà convaincu. C'est encore le cas avec ce nouveau film qui accueille un très beau casting.
Inspiré d’une histoire vraie, Le Gang des Amazones raconte l’aventure de quatre amies en manque d’argent qui décident de braquer des banques dans le Vaucluse dans les années 90. Le film mise avant tout sur la complicité et l’énergie de ses quatre jeunes actrices françaises, toutes en vogue actuellement : Mallory Maleck (L’Amour Ouf), Izia Higelin (Loin du périph), Laura Felpin (Bref et L’Amour, c’est sûr côté), et Lyna Koudrhi (Novembre et Les 3 Mousquetaires). Leur jeu est naturel, complice et donne une vraie crédibilité au groupe.
L’histoire est bien construite, alternant habilement entre les braquages et le procès qui s’ensuit, avec une attention particulière portée sur les témoignages et attestations des protagonistes. Ce mélange d’action et de réflexion donne au film un rythme soutenu tout en laissant respirer les personnages et leurs motivations.
On ressort de la salle avec un bon moment de cinéma, divertissant et bien rythmé, porté par des actrices talentueuses qui incarnent parfaitement l’esprit de ce gang féminin attachant.
Une construction et une mise en scène efficaces mais ultra classiques. Les actrices font le travail même si Lyna Khoudri est un poil caricatural en meneuse de troupe. La réalisatrice nous livre un biopic plutôt lisse mais agréable à regarder.
D'emblée on peut saluer la véracité et la fidélité vis à vis des faits (exception faites peut-être d'un oute sur les armes et de leur arrestation), de la situation familiale au déroulement des braquages en passant même par ce qui fait qu'elles étaient bel et bien des amatrices, pour ne pas dire légèrement stupides... SPOILERS voir site... Le plus gros soucis n'est pourtant pas sur ces points, mais sur le casting. Le soucis est qu'il y a un trop grand écart entre les plus jeunes et les plus âgées, elles sont censées être amies d'enfance, le décalage est trop important ; sur la partie 1989-1990 surtout les actrices font beaucoup trop âgées, a contrario lors du procès en 1996 c'est Mallory Wanecque qui fait beaucoup trop jeune. Néanmoins, l'histoire reste prenante, intéressante, ne serait-ce que sur les interrogations morales, sociales et judiciaires. Les actrices font le job, malgré leur âge et elles sont éblouissantes de justesse, arrachant parfois un sourire, parfois une larme dont une scène particulièrement dure (le tapissage). Un film sincère à conseiller. Site : Selenie
Vrai bon film . Ça change du coup , les actrices sont formidables et ln est pris du début à la fin .. toujours derrière ces femmes . À voir absolument.
Quelle aventure que Le Gang des Amazones. Ce film propose un regard captivant sur ces femmes en quête d’argent « facile ». On se surprend à s’interroger autant sur la justice que sur l’équilibre du verdict final. On y découvre aussi une très belle génération d’actrices, des femmes qui commencent vraiment à s’imposer et à se faire connaître, ce qui donne encore plus de force au récit. Et malgré ses plus de deux heures, le rythme ne faiblit pas : un film prenant et pleinement immersif.
On reste, parce que comme les jeunes femmes dites Amazones on attend le dénouement de leur procès pour savoir comment elles seront traitées après avoir abusé de certaines facilités bancaires. Une attente vaguement ennuyeuse
Film vu lors du festival "ciné banlieue" et une très bonne surprise. Le film n'excuse pas, ne glorifie pas les actes, il est même très équilibré entre la montée vers les délits, la traque des coupables et le procès. J'ai surtout apprécié les techniques utilisées pour coller à chaque ambiance. Image sobre et classique pour le procès et plus "sauvage" pour filmer les casses. Toute la petite troupe joue ma foi fort bien. Allez y, c est plus profond que la photo sur l'affiche