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pfloyd1
177 abonnés
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3,5
Publiée le 27 mai 2026
Toujours agréable de découvrir une histoire vraie qui a fait l'actualité des médias en 1991. Un groupe de filles sortie de nul part se met à attaquer des banques, jusqu'à sept ! L'environnement et le contexte des années 90 sont crédibles (un magnétoscope sous la tv !), tout comme le grain de l'image qui semble mieux se prêter à cette époque. Les actrices ne sont pas toutes égales dans leurs jeux, certaines manquent peut être de crédibilité dans ce rôle particulier. Dans l'ensemble, l'histoire passionne et sans s'attarder sur d’éventuelles violences, elle est peut être trop lisse, trop romancée à mon goût.
Un film excellent à tout point de vue. Visuellement très réussi, dans une veine naturaliste qui accentue cette impression d’être au plus près du réel, interprété par des actrices géniales, écrit avec subtilité tout en restant très simple et très clair. Le film a le bon goût de ne pas se perdre en exposition à grands coups de dialogues interminables mais avec des scènes simples qui montrent tout en en disant le moins possible. Incroyablement touchant quand il faut l'être, drôle aussi par instant. Et surtout sous ses airs de film de braquage, Mélissa Drigeard a surtout réussi une critique appuyée d'une criminalisation des pauvres qui fait système, sans pour autant tomber dans manichéisme didactique et faux. Rien n’est tout noir ou tout blanc en ce bas monde.
Entre la chronique sociale et le thriller, ce long-métrage évoque au début des années 90 comment 4 jeunes femmes ont entrepris plusieurs braquages de banques. Ce film évoque surtout la condition féminine à cette période et demeure un évident reflet de notre société actuelle. Porté par une solide distribution féminine, il manque simplement au film une mise en scène plus percutante pour assoir davantage son récit.
Le Gang des Amazones m’a vraiment plu, surtout pour son côté brut et humain. Le film raconte l’histoire vraie de ces cinq femmes qui, au début des années 90, se lancent dans des braquages pour s’en sortir, et j’ai aimé cette approche qui mélange polar et réalité sociale sans jamais trop embellir les choses.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est l’énergie du groupe et la manière dont le film montre leur solidarité, mais aussi leurs failles. On sent que chacune a son histoire, ses galères, et ça rend le film plus profond qu’un simple film de braquage.
Et forcément, Lyna Khoudri, que j’aime beaucoup, est vraiment excellente. Elle dégage quelque chose de fort à l’écran, entre détermination et fragilité, et elle porte le film avec naturel. Le casting féminin dans son ensemble est d’ailleurs très solide, ça donne une vraie crédibilité à l’histoire.
Après, j’ai trouvé que le film avait une vraie sincérité et une intensité qui font que ça fonctionne.
Un bon film, à la fois engagé et humain, porté par des actrices très justes. Note : 3,5/5
L'histoire vraie de ces cinq amies qui se sont improvisées braqueuses au début des années 90 n'est pas qu'un récit de gangsters. Melissa Drigeard ne s'est pas contentée de dresser le portrait de ces pieds nickelés du bracage de banques, elle a aussi fikmé un monde abîmé et des femmes directement touchées par la transformation sociale des quartiers. Ses portraits ne sont pas manichéens, n'excusent rien mais donnent aux spectateurs les clés pour mieux comprendre les actes. C'est un cinéma réaliste, efficace et intelligent. Un film réussi.
Agréablement surpris par ce film d’autant que je ne connaissais pas cette histoire qui s’est déroulée dans le secteur d’Avignon et que je suis pas forcément fan de tout le casting . Oui mais voilà très belle reproduction, belle réalisation et les actrices ont tout données. Suspense garantie et un peu de culture en bonus , jolie coup de Netflix .
L'histoire est forte, vraie et touchante, le courage de ces femmes est incroyable. Cependant, le film traîne un peu et l'arrivée vers la seconde partie est trop longue. Heureusement qu'au moment où on commence à regarder sa montre, le film bascule et part vers la partie arrestation et procès qui est tout aussi passionnante. Un rythme donc un peu mou qui plombe l'ensemble et aurait mérité plus de vigueur, surtout pour un film de braquages. Les interprètes sont toutes parfaites et ça sauve largement le film.
Ce film m'a profondément bouleversée. La frontière entre l'honnêteté et la délinquance est décidémment très ténue. Le Gang des Amazones en fait la démonstration implacablement. Un fait en produit un autre qui en produit un autre pour former une spirale de causalité que rien ne peut arrêter. La force du déterminisme. Une machine à broyer les rêves et briser les espoirs. Mais là où le film est réussi, c'est justement dans son absence de manichéisme. Il n'y a pas les gentilles braqueuses que la vie n'a pas épargné d'un côté et la méchante société des autres. Non, la part belle est faite aux victimes, qu'elles soient devant ou derrière le pistolet. On se doute que pour parvenir à un tel résultat, une telle maitrise, il faut des actrices exceptionnelles (c'est le cas) dirigées de manière exceptionnelle, c'est le cas aussi. Un grand film. Instructif. Haletant. Bouleversant.
L’histoire vraie de ces jeunes filles désemparées par leur détresse sociale et qui deviennent des figures du grand banditisme est intéressante. Dans le Vaucluse, dans les années 1990, elles ont braqué 7 banques. Les actrices incarnent très bien ces personnages, passant de l’insouciance et de l’immaturité à la prise de conscience de leurs actes. Mais les motivations de chacune d’entre elles seront malheureusement superficiellement présentées, ce qui provoquera chez le spectateur que peu d’émotions… Comme d’habitude le procès sera l’apex émotionnel de ce docu-fiction, avec l’émotion au rdv : mais ce ne sera pas assez pour combler notre frustration. Un coup de chapeau à KHOUDRY et HIGELIN… Dommage !
On n’attendait pas la réalisatrice Melissa Drigeart dans un film comme celui-ci qui retrace l’histoire vraie du « gang des amazones », des braqueuses de banque qui ont défrayé la chronique dans le Sud de la France au début des années 90. La cinéaste habituée aux comédies populaires et/ou romantiques sympathiques mais pas mémorables (« Jamais le premier soir » ou encore « Hawaï ») change donc radicalement de registre avec cette chronique qui marie les genres et les sous-genres. « Le Gang des amazones » oscille ici entre le réalisme social montrant des jeunes femmes peu gâtées par la vie et issues d’un milieu populaire, le suspense d’un film de braquage, le drame quand il s’agit de faire face aux conséquences de ces actes ou encore le film de procès quand vient le temps du jugement.
Et la cinéaste surprend véritablement avec un film maîtrisé et qui contient en son sein pléthore de sujets et d’aspects intéressant en plus d’être particulièrement palpitant. Si ce n’est son entame qui fait un peu peur... En effet, les vingt premières minutes de « Le Gang des amazones » ne débutent pas sous les meilleurs auspices. La présentation des personnages est vraiment brouillonne et on met bien du temps à assimiler les liens qui unissent ces cinq jeunes femmes. La mise en scène tente la caméra à l’épaule et le rythme saccadé mais de manière peu emballante. En bref, les effets de style nous apparaissent maniérés et l’écriture laborieuse. Le long-métrage ne se montre pas aimable et fait craindre le pire pour la suite, surtout qu’il dure deux heures.
Puis, dès que les braquages commencent, les qualités du film se mettent petit à petit en place pour finalement gommer tous les défauts du début et on embarque sans réserve jusqu’à la fin. « Le Gang des amazones » nous prend ensuite aux tripes pour ne plus nous lâcher. Plutôt qu’un pur film de braquages, le script dessine le portrait de cinq âmes perdues, autant broyées par le système et un déterminisme social handicapant que galvanisées par l’euphorie de l’argent facile. Des jeunes femmes inconscientes et pas forcément méchantes qui ne se rendaient pas compte de la portée de leurs actes. On sent une grosse empathie de la part de la cinéaste, voire une fascination, pour ces jeunes filles. Un parti pris qui peut déranger mais que le procès final permet de nuancer avec les réquisitoires du procureur (qui montre le côté néfaste de leurs actes) et de la défense (qui explique bien les circonstances atténuantes).
« Le Gang des amazones » se montre alors comme une œuvre nuancée mais féministe sans sombrer dans le trop. La mise en scène de Drigeart qui se réclame d’un certain naturalisme propre au cinéma d’auteur est de bon goût et s’affine au fur et à mesure que le long-métrage avance. La photographie aux couleurs chaudes nous fait ressentir la chaleur de l’été méditerranéen et rend parfois le film solaire. On a aussi certaines séquences à la puissance émotionnelle indéniable, comme celle de la reconnaissance par les témoins oculaires qui finit en tragédie ou encore le final du procès. Le film ne serait cependant rien sans un casting de haut niveau. Les cinq actrices sont parfaitement complémentaires et leur jeu naturel et sans fard est impeccable, même si Lyna Khoudri est au-dessus. Un bon film sur un sujet qui avait toutes les facettes pour inspirer le cinéma.
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J'ai bien aimé ce film, qui reste captivant malgré un scénario plutôt léger puisqu'on en a vite fait le tour mais ça tient la durée (2 heures) de façon efficace. Les actrices sont vraiment excellentes, et sont véritablement le ciment du film.
Le film est bien mais un défaut majeur le rend pénible à voir...la diction des acteurs et actrices est terriblement mauvaise ce qui rend les dialogues souvent difficiles à entendre
Une bande de copines qui va commettre 7 braquages en un an au début des années 90, cela méritait bien une adaptation cinématographique de cette l'histoire originale. "Le gang des amazones" est un film qui repose surtout sur l'amitiée de ces jeunes femmes issues du même quartier populaire, ou presque. Lyna Khoudri n'en finit plus d'impressionner par son charisme malgré ses frêles épaules. Cette sororité pour échapper à une vie difficile est tout autant touchante que critiquable. Mélissa Drigeard trouve le ton juste en s'appuyant sur un casting solide pour faire un bon polar à l'ancienne sans occulter les souffrances des victimes. Un chouette film.