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lau for
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2,5
Publiée le 25 janvier 2026
Dans les points positifs ça nous remémore les dégâts de la 1ère guerre mondiale, la montée du fascisme en Italie, des images d'époque, le biopic sur la Duse. Par contre c'est assez décousue, les transitions pas toujours évidentes, le film manque peut-être de moyens.
Un conseil : révisez l’histoire de l’Italie avant d’aller voir le film sinon le rôle de d’Annunzio vous laissera perplexe. Le scénario est horriblement mal ficelé et l’omniprésence de Valeria Tedeschi devient vite fatiguante. Seuls les costumes et les décors sauvent le film.
J'ai beaucoup apprécié la qualité d'image. La Tedeschi devait avoir le trac au début, sa voix était tellement mal placée, contrairement au jeu de la Sarah Bernhardt excellent. Mais elle s'est bien rattrapée par la suite grâce à l'attention du réalisateur. Usage immodéré de ces images de ce train, je me suis demandé longtemps qui il pouvait bien transporter. Merci l'ambiguïté facile. Lassant comme cet usage immodéré mais approprié du décor. Finalement, le metteur en scène s'est fait plaisir. S'est il avoué nul, a l'image du scénariste raté du film?
Avec ce portrait, le film échappe au piège du biopic académique qui aligne les événements d'une vie comme une page Wikipédia illustrée. Eleonora Duse est donc un biopic non conventionnel, qui préfère l’atmosphère à l’exhaustivité.
Au centre, Valeria Bruni Tedeschi est tout simplement formidable. Rarement dans la position d'incarner un premier rôle de cette ampleur, elle trouve ici peut-être le rôle de sa vie, traversant le film avec une intensité fiévreuse. On se surprend à regretter que le film ne soit pas français : nul doute qu’une telle performance aurait mérité une nomination aux César, voire davantage.
On retrouve non sans déplaisir la griffe du réalisateur, déjà à l’œuvre dans le très poétique Martin Eden : un grain d’image si particulier sur certaines séquences que l'on ne sait jamais vraiment s'il s'agit d'images d'archives ou de reconstitutions, une mise en scène résolument moderne et une bande-son faites de nappes électroniques qui viennent contraster avec le film d’époque en costumes, ainsi qu'un trouble permanent, entre rêve, réalité et fable, qui confère au film une atmosphère tout à fait singulière. Mentions spéciales au film-dans-le-film autour du voyage en train de la dépouille du Soldat inconnu, séquences qui inscrivent le récit dans l'Histoire, avec la montée du fascisme en arrière-plan, ainsi qu'à la savoureuse rencontre avec Sarah Bernhardt, où la joute entre Bruni Tedeschi et Noémie Lvovsky fait des étincelles.
Le film n’est cependant pas exempt de faiblesses. À force de se raccrocher aux obsessions de son héroïne, le récit finit par tourner en rond et appuie parfois trop lourdement sur le drame.
Reste un portrait de femme complexe, habitée par le théâtre, mais minée par la maladie et les difficultés financières. Un film imparfait mais habité, à l’image de son héroïne.
Le film de Pietro Marcello sur Eleonora Duse est avant tout un écrin offert à Valeria Bruni Tedeschi, qui s’y consume avec une intensité presque dévorante. Filmée au plus près de son visage, elle impose une incarnation saisissante, faite d’excès, qui devient à la fois le moteur et la limite du film. Autour d’elle, la mise en scène hésite entre ambitions formelles :archives, reconstitution, jeu de miroirs, et un classicisme de biopic parfois trop sage. Alourdi par un mélodrame appuyé et une emphase parfois proche de la caricature, l’ensemble n’en demeure pas moins traversé par une vraie admiration pour la liberté et la vitalité de son héroïne.
Le retour poussif sur scène d'une comédienne de théâtre en Italie au début du XXème siècle. Le film contextualise l'histoire entre la fin de la &ère guerre mondiale et l'avènement de Mussolini. Eléonora a dédié sa vie à la scène sacrifiant au passage sa vie personnelle et familiale. Valeria Bruni Tedeschi incarne cette femme en bout de course avec tout son talent mais elle force un peu le trait lassant un peu le spectateur. On est déstabilisé par les outrances des personnages qui peinent à convaincre.
Un très beau film (le volet décoration de cette œuvre est remarquable) constitue-t-il un grand film ? Il est permis de se poser ici la question. Et ma réponse négative est liée au sempiternel problème des "biopics", ce mot très laid apparu en même temps que la rage d'en réaliser et produire, comme si d'ailleurs les cinéastes ne trouvaient plus d'inspiration pour réellement inventer. En effet, une fois de plus ici, le fil chronologique tient lieu de dynamique dramatique. Or il en faut bien évidemment davantage pour soutenir notre intérêt. J'ai eu, conséquence de ce qui précède, l'impression de feuilleter un très beau "livre d'images". Lav Diaz, dans son magnifique et malaisant "Magellan" a trouvé la parade au moyen de ses plans-sequences qui étirent le temps à une époque, la nôtre, qui a tant besoin de voir les images ralenties. (Si la déco d' "Eleonora Duse" confine au sublime, la bande musicale originale m'est, elle, apparue incompréhensible. Je ne comprends pas ce qui justifie ces sons électroniques, un peu façon musique améliorée de supermarché. Les musiciens italiens de cinéma nous ont habitués à tellement mieux !).
Pietro Marcello convoque l'Histoire par le prisme de ses habituelles archives, ancrant le retour de la Duse dans une Italie qui bascule vers le fascisme. Mais cette résurrection artistique peine à émouvoir. Le film dresse le portrait d'une icône froide, presque hermétique, pour laquelle l'empathie reste hors de portée. L'unique lueur d'humanité surgit finalement des scènes avec sa fille, tragiquement éclipsée par la dévoration de la gloire maternelle. En dehors de ces rares instants de grâce, l'œuvre s'embourbe dans un académisme ampoulé et une langueur austère qui rendent le récit bien trop long.
Un très bon moment de cinéma et de théâtre le tout dans une période troublée de l’histoire , porté par l’interprétation lumineuse de Valérie Bruni tedeschi que j’aime de plus en plus
Une dramaturgie qui passe à côté d'elle même. Une vocifération des dialogues par les acteurs comme un aveu d'échec. Une avalanche de gros plan qui agressent le spectateur. Un scénario qui cherche désespérément à se donner une crédibilité par l'intrusion soudaine d'images d'archive. À la fin, on ne supporte plus l'italien. On se demande ce que V Tedeschy et N Merlant sont allées faire ds cette galère. On est sortie avant la fin.
Un manque de moyens flagrant (la scène d'ouverture !), une actrice qui n'a pas la voix d'une tragédienne, une musique style Rondo Veneziano, une mise en scène assez transparente alors qu'il aurait fallu un Luchino Visconti, autant de constatations qui font que l'on peut faire l'impasse sur ce film. Surnagent toutefois une excellente Noémie Merlant et quelques seconds rôles.
Les dernières années de la vie et de la carrière de l'une des plus grandes actrices de théâtre de tous les temps. Un biopic très bien réalisé et interprété. Valeria Bruni Tedeschi a remporté le prix de la meilleure actrice au Festival de Venise.