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aldelannoy
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0,5
Publiée le 4 juillet 2025
Il est question, en fin de vie, d'euthanasie oui ou non. Le dialogue entre un médecin gériatre dans un service de soins palliatifs et un philosophe, Polyadilès, amène le propos sur une forme qui se voudrait Pascal Thomas dans Celles qu'on n'a pas eues, film à sketchs racontés pour servir de preuve empirique. N'est pas Pascal Thomas qui veut et on cherche ici en vain l'humour qui rend ses films si agréables. Sur le sujet qu'il tente de traiter, Costa-Gavras est très consensuel, trop, il tombe comme un débutant dans la caricature qui touche le grotesque pour qui connaît un peu, mieux que lui, ce sujet. Il est clair que nombre des scènes filmées ne sont pas vraisemblables. Rien dans la mise en scène ne vient réveiller cela. C'est très long. Et Kad Merad joue mal comme ce n'est pas permis. Une chose est sûre, la vieillesse est un naufrage.
J'ai commencé ce film plein d'enthousiasme. Un sujet trop peu abordé, ou souvent de manière maladroite et incomplète. Le jeu d'acteurs met évidemment l'eau à la bouche.
Et là... Patatra! (Expression de vieux oui je sais 藍 !) Ça tourne au conte de fées. Et ne parlons pas de la fin qui est pour moi hors sujet, ou alors, est ce un message pour dire que rien n'est réaliste dans ce film... A interpréter selon chacun.
Bref, je suis fort déçu de ce film dont j'attendais beaucoup plus. Tout y est irréel: le milieu hospitalier, les prises en charge, les patients,... Les hôpitaux sont loin d'être des châteaux de contes de fées, il n'y a pas des dizaines de personnels soignants qui sont jours et nuits à l'écoute de vos souhaits (oubliez les défilés de motards ou de gitans qui rentrent par dizaines dans votre chambre à toutes heures...). Ne parlons pas du secret médical jamais respecté... Ce film ne dépeint pas la (triste) réalité, mais plutôt ce que l'on rêverait qu'elle soit.
A voir donc au second degré, avec une mise en scène plaisante et un bon jeu d'acteurs. Mais sans aucun attente philosophique ou scientifique...
Le sujet est sérieux et nécessite du jeu et de la conviction et malheureusement le seul a jouer un personnage est Podalydes. Les autres récitent des textes comme des automates. le film parle Had, fin de vie, rôle du médecin, formation des médecins, équipes soignantes sans jamais convaincre C'est pénible à regarder
Très mauvais film. Les acteurs jouent très mal. La prise en charge des des patients ne sont pas du tout réaliste. Les relations entre médecin et patients ne sont pas réalistes. Ce n'est pas à prendre au pieds de la lettre
Balade dans une unité de soins palliatifs entre un médecin spécialisé et un philosophe curieux et inquiet. Le thème de la fin de vie nous a touché, nous touche ou nous touchera tous, forcément. Mais Gavras loupe complètement son film en le cataloguant, ce qui anéantit toute émotion.
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3,0
Publiée le 14 juin 2025
« Rendre l'inacceptable supportable. » Après un examen médical qui pourrait révéler quelque chose de grave, Fabrice Toussaint, philosophe et écrivain, commence à s'intéresser non pas à la mort, mais à ce qui lui précède. Il rencontre alors Augustin Masset, directeur d'un centre de soins palliatifs, avec qui il entame de nombreuses discussions sur la fin de vie. Un sujet totalement d'actualité et pas uniquement en raison du débat sur la loi de l'aide à mourir. "Le dernier souffle" s'articule autour des patients et des familles. Comme le dit l'un des personnages : « des patients incurables, des familles intraitables. » De nombreux cas sur fond de déni, d'acceptation et de tensions. S'il n'y avait pas d'acteurs connus, on aurait pu penser à un documentaire tant les échanges et les réflexions sont authentiques. C'est l'une des forces du film qui se montre très réaliste. Parmi les défauts, je pense que le style et la structure donnent un côté un peu lourd et répétitif. C'est inégal donc, mais "Le dernier souffle" est un film intéressant sur un sujet important.
Cela va faire six ans qu’on n’avait pas eu de nouvelles de Costa-Gavras, l’un des cinéastes les plus européens en activité. Européen car il tourne dans différentes langues dudit continent et au sein des pays qui le constituent avec des acteurs de tous horizons et nationalités selon le sujet. À ce niveau, c’est un spécimen assez rare... D’ailleurs, ses derniers films étaient plutôt mineurs (du passé inaperçu « Adults in the room » au raté « Eden à l’ouest ») et il n’a pas tourné de véritable grand film depuis « Amen » il y a plus de vingt ans. Le réalisateur de « Z » surprend en tournant un film très français sur tous ses aspects. Il adapte un roman qui prend la forme d’un dialogue entre un médecin et un philosophe sur le thème passionnant et très à la mode de la fin de vie.
On n’a pas lu le roman mais c’est clairement le problème qui handicape fortement « Le dernier souffle » : le passage du roman au grand écran ne fonctionne pas. Enfin, pas toujours. Durant tout le long-métrage on se dit que ce sujet, ou en tout cas la manière dont il est traité ici, aurait bien mieux fonctionné s’il avait pris le chemin du documentaire. Cette succession de saynètes au sein desquelles différents cas de patients en fin de vie vont nous être présentés avec les réflexions et réactions des deux personnages principaux en corolaire vire parfois au catalogue. Et le procédé n’est pas vraiment cinématographique. Cela se voit également dans la mise en scène de Costa-Gavras qui tente de dynamiser un matériel figé en rendant ses plans mobiles sur un sujet et des décors qui n’en demandaient pas tant.
En outre, il y a pas mal de passages qui sonnent faux. Probablement dû à des dialogues tirés du livre qui passent mal de l’écrit à l’oral. De nombreuses répliques paraissent en effet trop écrites et manquant de naturel, notamment dans les séquences hors de l’hôpital. Il y a aussi des séquences complètement ratées comme celle de la danseuse de flamenco, tire-larmes et presque ridicule. En revanche, d’autres fonctionnent à merveille et nous déchirent le cœur comme celles mettant en scène une Hiam Habbas, impériale.
On est donc tiraillé entre un film singulier et qui n’a pas choisi le bon format, donc partiellement raté, et les passionnantes réflexions que provoquent le sujet à travers tous ces cas ainsi que les piques envoyées au monde des soins, rarement entendues comme cela au cinéma. Le casting quatre étoiles autour d’un Denis Podalydès fantastique comme toujours et d’un Kad Merad au jeu un peu trop sobre (comme s’il voulait s’effacer le plus possible et s’écarter de ses compositions comiques) est admirable et on prend un certain plaisir à suivre ces histoires plus ou moins intéressantes. Mais « Le dernier souffle » demeure un film mosaïque paradoxal dans ses choix artistiques et s’il nous laisse plein de questions en tête (le réalisateur se garde un peu trop de donner des réponses), un documentaire tiré de ce livre restait probablement la meilleure option.
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En deça de ce que l'on peut attendre au regard des artistes investis dans le projet. Certes, de jolis moments, presque de la poésie dans certains dialogues, mais un cruel manque de réalisme. On nous donne à voir un service modèle d'hôpital bien équipé et de personnel disponibles, où les malades philosopheraient avec leur visiteur. La mort est certes affaire de vivant, de foi, de questionnements et de peurs mais aussi de corps et de tripes. C'est ce qui manque ; l'émotion est quasi absente.
J'ai connu la fin de vie de mon père dans une unité de soins palliatifs. J'ai retrouvé dans le film la gentillesse et le professionalisme des soignants qui étaient moins nombreux malheureusement que dans le film. Les acteurs sont vraiment très bons.
Dans ce nouveau film, Costa Gavras aborde la question de la mort de manière philosophique, avec la rencontre d’un écrivain et d’un chef de service de soins palliatifs. On y assiste à une succession d’histoires, de récits, de fin de vies. Le film est un peu bavard et prétentieux, la présence de Denis Podalydès n’arrange rien.
A 90 ans, le cinéaste Costa-Gavras realise toujours derrière sa caméra et à l'écriture du scénario, pour son dernier film, il a choisit d'adapter un livre qui concerne les personnes de son âge, mais aussi des plus jeunes, sur la volonté des derniers instants de vie de personnes bientôt mourantes, un sujet intéressant bien montré à l'écran. On y suit un écrivain qui suit un médecin spécialisé dans les gestes de derniers instants de vie, les mots qu'il faut annoncer, la présence de la famille et des amis, le tout avec une humanité, une dignité, avec humilité. Le metteur en scène à toujours la forme pour faire ses films, il le fait en famille avec son épouse et son fils à la production. Ce long métrage tient aussi sa réussite à ses trois interprètes principaux, Kad Merad et Denis Podalydes qui livrent des interprétations humaines, touchantes et apaisantes dans la peau du médecin et l'écrivain, Maryline Canto en épouse de ce dernier. Il y a aussi les apparitions de Charlotte Rampling, Karin Viard, Agathe Bonitzer, Elizabeth Quin entre autres. Un très bon sujet de société qui nous montre, au générique final, d'aimer la vie et ses proches tant qu'on a la santé, jusqu'à connaître un jour le même sort que les personnages du film.
C'est un film bouleversant de vérité sur un sujet grave et qui nous concerne tous. COSTA-GRAVAS a parfaitement su trouver la juste mesure pour traiter cela au cinéma. Cette rencontre entre ce médecin en soins palliatifs et cet écrivain et philosophe magistralement interprétés par Kad MERAD et Denis POLYDALES atteint son but : nous émouvoir et nous faire réfléchir sur la fin de vie.
Un film empreint de tendresse et de respect, qui nous invite à poser un autre regard sur les personnes âgées. Un hommage poignant à ceux qui ont tant à nous transmettre, dans un monde où la question du vieillissement devient l’un des grands sujets de notre siècle. Le duo MERAD-PODALYDES est remarquable en croisant les regards de la médecine traditionnelle et des soins palliatifs et du philosophe. Un coup de coeur en revoyant même sur un cours instant Charlotte Rampling, mon actrice préférée.
Cette nouvelle production du grand Costa-Gavras est difficile à évaluer. Il y a en effet beaucoup à dire sur la mise en scène ; le film est trop écrit, les répliques ressemblent à des leçons et certains dialogues sonnent faux. Mais si l'on passe sur la forme, il faut constater que le sujet de la fin de vie est traité avec une grande intelligence. Il y a indéniablement un point de vue. Le film n'est pas neutre et Gavras argumente. Kad Mérad sert de passeur ; c'est lui qui nous ouvre les portes de l'humanité, montrant que la fin de vie est propre à chacun et qu'il n'y a pas de réponse unique. C'est une marqueterie de situations, toutes très touchantes. Un film étrange mais qui invite à la réflexion.