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Faustine_rchd
22 critiques
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3,5
Publiée le 16 juin 2026
Film très intéressant qui témoigne bien de l’accompagnement des médecins dans les soins palliatifs. Très instructif et véridique, on voit bien que Costa Gavras s’est documenté et a beaucoup échangé avec les professionnels de santé. Cependant l’aspect philosophique du film, bien qu’intéressant, rend certaines conversations peu naturelles et le jeu des acteurs est parfois un peu « trop », même si cela reste très bon globalement. Je recommande pour tous ceux qui voudraient en apprendre davantage sur le sujet.
Une chronique intimiste et pédagogique consacrée à la fin de vie, à travers la relation entre un médecin en soins palliatifs et un écrivain confronté à sa propre peur de mourir, incarnés par le duo impeccable Kad Merad/Denis Podalydès. 2,75
Un film intéressant mais inégal sur la fin de vie. Coté positif, c’est bien joué, on ne s’ennuie pas malgré le thème plutôt austère, et cela a le mérite de poser le debat sur un thème particulièrement d’actualité dans notre société vieillissante. Coté négatif, le centre de soins palliatifs est montré de manière particulièrement idyllique, et on se demande si le metteur en scène a jamais mis les pieds dans ce genre d’établissement, car on est pas loin de la publicité mensongère…. Également la scène avec les gitans est exagérée ,trop longue et n’amène pas grand chose. Pas mal mais pas sans défauts…
À son âge, il est peu surprenant que Costa-Gavras s’intéresse à la fin de vie à travers ce long dialogue entre un écrivain et un médecin en charge de soins palliatifs. Un dialogue qui est l’occasion de nombreuses rencontres touchantes au sein d’un film peu narratif.
Voir un film de Costa Gavras c'est être tenu par la main pour être tiré dans un monde dont on ne connait pas les codes et pourtant un monde qui existe à coet de nous. Aujourd'hui il s'agit de la fin de vie, hier c'était la politique. Et nous avons toujours cet oeil neuf car il ne cherche pas à nous imposer sa vision mais juste de nous en montrer les traits.
Ce n'est pas un mauvais film et le sujet est profond. Néanmoins on voit bien là toute la difficulté d'adapter un entretien philosophique en fiction sans tomber dans le didactisme. Un étonnant (et plutôt bon dans ce rôle) Kad Merad, grand professeur, donne la leçon au candide Podalydes qu'on a vu plus à l'aise que dans l'incarnation de Regis Debray.. Un film plein d'humanisme et qui a le courage d'aborder un thème aussi tragique que la mort dans la dignité mais je regrette à titre personnel qu'il n'aille pas plus loin en étudiant curieusement la question du suicidé assisté.
Ce film mène une réflexion profonde proposée sur la fin de vie, soulignant la qualité des performances et la direction de Costa-Gavras. Mais le film manque de réalisme en idéalisant les soins palliatifs et en évitant les débats sur l'euthanasie.
Le sujet est beau et délicat. Mais le film est totalement raté et frise souvent le ridicule (voir la scène avec la communauté gitane). Beaucoup d'acteurs jouent extrêmement mal. Et les 2 acteurs principaux ne sont pas non plus à la hauteur. Les dialogues sont récités et sonnent faux. J'ai vraiment eu l'impression de me retrouver devant un téléfilm de TF1 ... À fuir !
Après voir vu plusieurs films de Costa-Gravas qui m'avaient beaucoup plu, quelle déception que ce Dernier Souffle
De trop nombreuses scènes peu crédibles. Trop de sourires forcés de la part des proches des malades, des caricatures de familles parfaites, des haies d'honneurs de soignants au départ ou à l'arrivée d'un patient. Je ne suis pas un habitué des hôpitaux, mais j'ai du mal à croire qu'autant de soignants peuvent rester spectateurs aussi longtemps pendant leur service.
On a l'impression que le service a un seul patient. Et qu'on attend le départ d'un patient pour découvrir une scène avec un nouveau patient.
Kad Merad est bien moins crédible en chef de services de soins palliatifs qu'en baron noir. De nombreux acteurs non professionnels jouent, avec des résultats très contrastés.
Dans le genre des films hospitaliers, Thomas Lilti est bien plus crédible pour transcrire l'ambiance d'un hôpital, la détresse des patients, la douleur des familles.
Incroyables expositions de fins de vie accompagnées ! MERAD et PODALYDES sont impressionnants de gravité. La gitane, le gentille grand-mère (son psy est là-haut), la doctoresse opérée d’un sein, tous témoignent avec lucidité… Il n’est pourtant qu’un simple clinicien de campagne mais il fait des miracles. Un africain nous gifle avec cette réflexion : « en Occident, on enferme les mourants dans des boites avec des gens qu’on ne connaît pas, en Afrique jamais ça ! ». Poignant et réaliste, Fabrice Toussaint, l’écrivain philosophe témoignera dans son prochain livre. Un sacré docu-fiction qui fait réfléchir...
D’un regard d’une jeune infirmière : film très réaliste. Qui montre au grand public les vrais difficultés des patients, familles et soignants dans ce contexte. Je recommande.
Avec "Le Dernier souffle", Costa‑Gavras, à 91 ans, revient sur un terrain intime et sociétal : la fin de vie. Il filme les échanges entre un écrivain anxieux face à la mort et un médecin de soins palliatifs qui lui ouvre les portes d’un univers confronté à l’ultime instant. Le film alterne entre saynètes dans l’unité hospitalière et discussions philosophiques, illustrant plusieurs trajectoires de fin de vie : celle qui revendique son choix, celle qui résiste, celle qui accepte dans la dignité. Sur le papier, le sujet est noble et nécessaire, mais l’ensemble se révèle souvent trop scolaire : le découpage en petites scènes successives donne l’impression d’un film haché plutôt que fluide. On peine à s’attacher aux destins évoqués, tant le propos reste extérieur, explicatif plus qu’infusé.
Le Dernier souffle est, à l’instar de la filmographie de Costa-Gavras, tout entier engagé dans un combat politique, en ce que la représentation des soins palliatifs constitue moins son sujet principal qu’un contrepoint à même d’interroger la place que nous laissons spoiler: à la mort dans notre société utilitariste . La construction du récit procède par énumération de saynètes plus ou moins théâtrales, chacune mettant en scène un ou plusieurs des personnages au contact d’un chœur qui commente l’action pour mieux intégrer la voix du peuple, confusion de sagesse et de peur face à l’inconnu. La pratique de spoiler: l’IRM initiale sert de métaphore à un scanner du milieu hospitalier : nous déambulons de service en service, accompagnés du docteur Augustin Masset, sommes ainsi à l’image de l’écrivain Fabrice Toussaint, c’est-à-dire des spectateurs tour à tour étrangers au microcosme investi et concernés par ses préoccupations. Ce statut paradoxal du protagoniste sert de rempart à tout discours généraliste ou théorique, réinjecte en permanence sensibilité et authenticité au sein de dialogues qui sonnent toujours justes. Une réussite rappelant, si besoin, la vivacité esthétique et intellectuelle de son cinéaste.