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Patrice Bellot
2 critiques
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4,5
Publiée le 15 février 2025
Une très grande délicatesse tout au long du film. Les acteurs, toutes et tous, sont impressionnants. Un film qui fait éprouver sans être jamais éprouvant, réfléchir sans être donneur de leçon, Bravo !
Quel film ridicule pour un sujet pareil ! Rien n'est juste sauf la sensibilité de Bruno Podalydes, le seul crédible ...Un empilement de "personnages" pour tenter de traiter de façon exhaustive le sujet est loin de faire un bon film à thème...
Je ne voulais pas assister à mon dernier souffle à la fin du film, je me suis dit que quitter au bout de 40 minutes serait préférable. Quelle déception! jeu des acteurs nul, mise en scène type RMC découverte…
Rencontres émouvantes ,qui nous font entrer dans l’intimité de ces personnes confronter à la fin de vie,. Film simple, vrai , porté par des acteurs qui nous transmettent leurs interrogations, leurs doutes , et leurs espoirs. Un grand bravo à Costa Gavras
Inquiet d’une tache qu’un premier IRM a révélée, le célèbre essayiste Fabrice Toussaint (Denis Podalydès) en passe un deuxième dans un grand hôpital parisien. Il y croise le professeur Augustin Masset qui lui fait visiter le service de soins palliatifs qu’il dirige. Il lui raconte les patients qui y ont défilé. Entre l’homme de lettres et le médecin pétri d’humanisme, une amitié se noue.
Même s’il est des films plus adaptés à une soirée de Saint-Valentin ("Bridget Jones 4" dans la salle d’à côté affichait complet), je tenais à aller voir Le Dernier Souffle. À ça deux raisons. La première : l’immense renommée de Costa-Gavras, le cinéaste franco-grec dont l’oeuvre aura marqué le siècle ("Z", "L’Aveu", "Missing", "Amen"…). La seconde : son sujet, la fin de vie qui, comme tout un chacun, m’interroge, partagé entre deux philosophies opposées, la stoïcienne qui prône d’y penser chaque jour pour mieux s’y préparer, l’épicurienne qui au contraire recommande de n’y penser jamais et de la laisser advenir le moment venu.
Quelle ne fut ma déception ! Costa-Gavras est parti du livre co-écrit par Régis Debray et Claude Grange. J’irai lire ce court essai de 130 pages à peine. Je fais confiance au bouillant philosophe – qui fut quelques mois conseiller d’Etat par le fait du Prince avant de considérer que le métier était trop ardu pour le modeste prestige qui y était associé – et au grand médecin pour avoir eu un échange de haute tenue. Costa-Gavras, auquel on ne saurait reprocher de ne pas être un grand réalisateur, échoue hélas complètement à en tirer un film.
L’incarnation de ces deux hautes figures est une catastrophe et une bouffonnerie. Denis Podalydès, immense acteur s’il en est, joue l’hypocondriaque, hanté par la mort qui vient, flottant dans la blouse blanche trop grande que lui fait porter le professeur Masset. Kad Merad est plus mauvais encore. Il livre une prestation plus exécrable que dans le dernier Lelouch. C’est dire… Chaque ligne de ses dialogues trop écrits est prononcée d’une voix sentencieuse, avec un demi sourire censé symboliser à la foi une profonde sagesse et une infinie bienveillance.
Le film est construit autour de plusieurs cas. On voit défiler militairement quelques visages connus, dont on se dit qu’ils ont accepté de passer un jour ou deux sur le plateau par amitié ou par admiration pour le réalisateur nonagénaire : Charlotte Rampling, un spectre cadavérique soucieux de garder jusqu’au bout sa dignité, Françoise Lebrun, pleine d’une sagesse inspirée de la philosophie bouddhiste, Hiam Abbass, épouse aimante, exigeant contre toute raison la poursuite pour son mari d’un traitement inutile, Agathe Bonitzer, une jeune femme incapable d’accepter l’injustice de sa mort précoce, Ángela Molina, matriarche gitane droite comme un i, Karin Viard, cancérologue compatissante, etc.
Si, pendant vingt minutes, on se dit que le film part sur une mauvaise voie mais que son sujet n’en demeure pas moins passionnant (des dimensions rarement évoquées de la fin de vie y sont traitées, notamment le rôle déterminant de l’entourage familial, bénéfique ou maléfique selon les cas), cette accumulation de saynètes caricaturales, tellement artificielles, si mal interprétées, devient vite ridicule. Au point que l’envie débilitante et rarissime de quitter la salle m’a pris.
Si le sujet de la fin de vie vous intéresse – et Dieu (!) sait qu’il est intéressant – allez plutôt voir le dernier Almodovar, "De son vivant" avec l’excellent Benoît Magimel, l’adaptation du roman de Emmanuèle Bernheim, "Tout s’est bien passé", le déchirant "Blackbird" ou, le meilleur de tous, "Quelques heures de printemps".
Un film qui ressemble à un documentaire, pas désagréable, sur un sujet difficile, mais traité avec légèreté. Un duo d'acteurs superbes, Kad Merad et Denis Podalydes... des dialogues qui se veulent didactiques... dommage que la dernière scène ne soit pas crédible du tout, comme un bout de scénario bâclé pour finir le film...
J'ai apprécié chaque seconde et chaque image de ce merveilleux film Sujet délicat traité admirablement . Chaque cas présent dans ce film sont représentatifs du vécu des services palliatifs, mais évidemment ls durée d'un film impasse le condensé.
Film à voir et appel à des discussions. Merci pour ce magnifique film
Immersion et découverte, au travers des échanges entre un médecin et un écrivain philosophe de son état, d’un service de soins palliatifs. Vulgarisation de la mission dédiée à ce type de service hospitalier qui n’est pas / n’est plus de guérir mais simplement de soigner l’âme, apaiser, repousser la douleur, en attendant l’issue finale, inéluctable et proche : un jour, une semaine, un mois, un an. Le sujet est poignant, bouleversant même. Il peut s’avérer troublant et inquiétant tant chacun sait que nul n’est à l’abri d’une fin proche par un cancer qui parfois, sitôt diagnostiqué, s’avérera fulgurant. Des feux (les organes vitaux) dont la lumière devient blafarde, se mettent à clignoter à la manière d’un faux-contact, puis s’éteignent avec la conscience, sinon l’acceptation, du patient lucide sur le fait qu’on le soigne plus. Que ça ne servirait à rien sinon à s’acharner et à l’épuiser encore davantage. Des questions sur la fin de vie.
Extrêmement déçue par ce film. Je suis étudiante en médecine, et je suis déjà passée dans un service de soins palliatifs, cela n'a rien à voir avec ce qui est montré ici...
On s'ennuie du début à la fin, aucun rythme. Ce n'est qu'une suite catalogue d'histoires de patients racontés à la Père Castor, de façon complètement artificielle. Toutes les scènes qui auraient pu être un peu intéressantes et profondes émotionnellement sont coupées au bout de 2 minutes. Le scénario est creux, les dialogues sont sans vie (exclusivement des références d'intello hors-sol) et les acteurs semblent eux-mêmes dans le flou, ne sachant probablement pas ce que ce film défend, tellement il ne se passe rien.
Dans les services de soins pall', il y a beaucoup de joie et de créativité. Beaucoup d'humilité aussi. Ce n'est pas juste prendre la main, et d'une voix grave dire que tout ira bien.
Si vous voulez découvrir les vrais soins palliatifs, je vous conseille ce podcast :
fiction très riche sur la fin de vie en milieu hospitalier, dans un service de soins palliatifs. les questions de chacun, les douleurs, les tensions, les peurs, les recherches, la bienveillance animent le récit et permettent de regarder ces moments redoutés par tous avec acuité, intérêt extrême. le jeu des acteurs y est simple, juste, en adéquation avec le but du réalisateur.
La dernière heure, le dernier souffle, les derniers instants et…les premières réflexions. Le jeu de Kad Merad et de Denis Podalydes est agréable mais le réalisateur ne fait qu’effleurer un bien vaste sujet.
Malgré un ton didactique et des dialogues explicatifs inhérents au film à thèse, le long métrage est réussi en son genre et bénéficie d'un matériau de base adapté avec intelligence.
Quel dommage ! Sujet passionnant et nécessaire, mais quelle tiédeur. Empilement de situations à l’hôpital, bavardages, franchement ça ne prend pas. On ne croit pas au personnage de Kad Merad. Il est bien sympathique mais il ne semble pas franchement à son affaire dans ce rôle de médecin. Pour qui a vu les trois saisons d’Hippocrate, ça souffre vraiment la comparaison.