Un film qui, à défaut d'être original, s'avère en partie efficace sur sa 2e partie très gore, parfois grotesque, qui lorgne vers du Evil Dead. Des acteurs de série B et une enquête un peu poussive mais l'ensemble remplit à moitié le cahier des charges.
C'est la bande annonce de ce film qui m'a donné envie de le voir initialement, car elle est tout simplement effrayante. Le film a un autre rythme. Pour un public averti à cause de la violence montrée, car il y a une atmosphère qui instaure un malaise, et des moments aussi gores que répugnants. L'histoire est intéressante, liée à l'Egypte ancienne, mais aurait mérité plus de profondeur car il manque quelque chose. Quant à l'entité : spoiler: elle est aussi sadique que maléfique.
J'aime bien cette tendance de Lee Cronin de chercher à crédibiliser ces fantasy horrifique. Le film bien que convenu est assez nouveau dans son approche des films traitant sur les momies. Hâte de voir un deuxième opus plus poussé dans les marqueurs..
Qu’est-il arrivé à Katie ? La réponse est malheureusement tout sauf originale ,( rien de nouveau sous la bandelette). Elle sera pourtant révélée au terme d’une enquête laborieuse, qui enchaine les passages obligés les plus relous du genre, comme la scène d’introduction qui vend la mèche, les atermoiements du père de famille rongé par la culpabilité et un détour chez le professeur d’université traducteur de textes anciens. Menée par un Jack Reynor en pilote automatique et une May Calamawy à ch *** elle tire tout le film vers le bas et étire inutilement l’intrigue sur plus de deux heures. Mais il y a la deuxième partie !! Gore à souhait, elle comporte quelques séquences vraiment drôles, qui jouent avec les conventions du genre (vous ne vous couperez plus les ongles de la même manière) après les avoir épousées, sans pour autant franchir la frontière du grotesque. Une approche qui ne plaira pas à tout le monde, y compris chez nous : certains y verront un long-métrage indécis, ni flippant ni hilarant, d’autres une série B qui ne se prend pas au sérieux, mais prend au sérieux sa momie. A voir si on aime plus "Evil Dead" que "Conjuring" .
Un excellent film ! L'horreur est palpable, le dégoût, l'effroi et les frissons, tout y est.
L'histoire est bien construite, sans partir dans tous les sens comme la plupart des films d'horreur actuels. Les éléments de l'intrigue se révèlent peu à peu, de manière souvent intelligente et surprenante.
"94 ans après Karloff, Lee Cronin tente donc de refermer la boucle. Le réalisateur d’Evil Dead Rise — relecture efficace mais sans surprise du Raimi, transposée dans un immeuble urbain avec des enfants-monstres en guise de moteur de tension — semblait avoir les bons instincts pour ramener la Momie à ses origines thématiques : une intrusion du passé dans le présent, un mort qui refuse de rester mort, un deuil impossible. Sous production Blumhouse, avec James Wan en appui, la promesse était réelle. Le résultat, lui, est assez décevant."
"Katie a disparu dans le désert égyptien il y a huit ans. Puis elle est revenue. Et les Cannon, cette famille que la culpabilité ronge en silence — avec un père qui ne s’est jamais pardonné et une mère qui sait son absence irréparable —, se retrouvent à devoir accueillir quelque chose qui ressemble à leur fille sans tout à fait l’être. Le point de départ est fort, entre Substitution : Bring Her Back pour l’imposture familiale, puis Poltergeist (1982) dans son principe, où la terreur naît de l’incompréhension progressive, une force surnaturelle qui s’insinue dans les failles d’une famille déjà fracturée. Et il y a dans la première heure une vraie tenue. Le film prend son temps, installe sa menace, et Natalie Grace — dans le rôle de cette Katie revenue d’entre les morts — livre une performance troublante, sans rougir face à la Linda Blair de L’Exorciste. Elle porte à elle seule l’essentiel de la tension, avec ce même renversement instinctif qu’Evil Dead Rise exploitait si bien : l’enfant comme agent du chaos.
"Structurellement, Le Réveil de la Momie avance en terrain connu. Un spectateur familier du genre saura devancer chaque ressort narratif, en attendant chaque palier. Il y a pourtant des idées qui y fourmillent, notamment l’utilisation du morse comme langage résiduel entre Katie et son père — une petite singularité bienvenue dans ce type de récit. Mais le film peine à renouveler l’intensité de sa première heure, et sa narration trop rapide étouffe ce qu’elle aurait dû laisser s’imprégner. L’axe secondaire — une inspectrice cairote, interprétée par May Calamawy, qui remonte la piste du tombeau dans le désert égyptien — revendique son inspiration à Seven, dans une logique d’enquête inexorable vers une révélation finale. L’intention est lisible, et sur le papier la symétrie entre l’investigation rationnelle et le chaos irrationnel dans la maison des Cannon aurait pu fonctionner. À l’écran, ça casse le rythme."
"L’autre frustration est celle des rendez-vous manqués. Le concept de contamination du mal, où l’influence de la Momie se propage à travers les membres de la famille comme dans Evil Dead, promettait un climax dévastateur, d’autant qu’une scène réunit suffisamment de chair fraîche dans la demeure des Cannon pour imaginer un carnage mémorable. […] Le dernier acte, quand il explose enfin, est plus stimulant, à condition d’oublier le renfort de la CGI, avec quelques séquences franchement efficaces autour d’un scorpion. Mais on en ressort avec le sentiment que quelqu’un, quelque part dans la chaîne de production, a eu peur d’aller jusqu’au bout. Ce qui expliquerait son épilogue tordu, qui annule tout effet dramatique initié plus tôt. […] La Momie, décidément, reste une créature maudite. Pas tout à fait morte et pas vivante non plus. Et tant qu’elle sera condamnée à servir d’autres désirs que les siens, elle ne se réveillera jamais vraiment."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.