Enlevée il y a huit ans en plein Caire lors d'une terrible tempête de sable numérique, la petite américaine Katie réapparaît un beau jour, recouverte de bandelettes, à l'intérieur d'un sarcophage vieux de 3000 ans avant . retrouvé dans les débris d'un crash d'avion de trafiquants. Comme l'affaire met (logiquement) plein de points d'interrogation au-dessus de la tête des personnes au courant, les autorités égyptiennes décident (pas logiquement) de confier Katie, aux allures de troll maléfique catatonique, à sa famille qui la ramène aux États-Unis afin de prendre soin d'elle. Là-bas, la petite commence sérieusement à mener la vie dure à ses parents, son petit frère et sa nouvelle petite sœur...
En effet, quand sa fille difforme et putréfiée se met à avoir des contorsions à faire pâlir la jeune Regan de "L'Exorciste" sur son lit, à vomir des mares de liquide bizarre, à grignoter des scorpions ou de la grand-mère en guise de goûters, ça questionne forcément un père aux sérieux airs de Matt Pokora sous anabolisants, d'autant que ses deux autres enfants dorment juste à côté de cette grande soeur aux coups de dents faciles. Malheureusement, comme personne de cette famille ne semble avoir vu un film d'horreur de sa vie et que l'amour d'une fille qu'ils pensaient avoir perdue à jamais est plus fort que tout, lorsque la paternel émet l'hypothèse (au bout de 45 minutes de long-métrage et de dingueries en tout genre) de peut-être la placer en institut pour son bien, il suffira d'un simple "Tu penses que je ne suis pas capable de m'occuper de ma propre fille?" de la mère pour balancer le seul véritable éclair de lucidité de leur part sous le tapis et laisser libre cours aux diableries concoctées par l'espiègle Katie.
"Le Réveil de la Momie", c'est un peu comme imaginer son réalisateur, Lee Cronin, en petit garçon très contrarié de ne pas pouvoir donner lui-même une suite à son amusant "Evil Dead Rise" ("Evil Dead Burn" sera mis en scène par le français Sébastien Vaniček) et qui, fâché tout rouge et en larmes, aurait proclamé un sentencieux "Bah, je vais le faire quand même ! J'y mettrai même une momie, na !". Et voilà, ainsi est sans doute né un film à l'histoire dans le fond finalement assez banale de famille torturée par leur fille possédée (avec le sous-texte habituel du traumatisme/deuil à surmonter) mais ici gonflée par des artifices faisant appel au décorum d'anciennes croyances égyptiennes (ça fonctionne toujours, on imagine sans mal que tous les habitants du Caire ont une pyramide maléfique enterrée dans leurs caves) et, surtout, ce fameux mauvais esprit très influencé par Sam Raimi qui véhicule de généreux élans gores teintés d'humour noir (mention spéciale à la séquence de la pauvre mamie catholique qui prend très cher).
Certes, beaucoup trop long pour son propre bien (2h14 tout de même) mais jamais avare de rebondissements ou d'idées morbides pour redynamiser son récit en cours de route (le tout soutenu par une bonne gestion des points de vue, notamment dans la deuxième partie), "Le Réveil de la Evil Dead Momie" n'en reste pas moins un ride horrifique franchement fun, fait par un artisan honnête, qui aime manifestement le registre dans lequel il veut s'inscrire et veut le faire ressentir au spectateur (sans égaler la patte Raimi bien sûr) tout en lui offrant une direction artistique assez atypique pour chercher à se distinguer quelque peu de la masse (les teintes sableuses de l'Égypte paraissent avoir accompagner Katie en parasites des pièces de la maison). Pas sûr que cette nouvelle momie traversera les siècles du cinéma du genre comparée à d'autres de ses collègues plus illustres mais on se sera plutôt bien amusé en compagnie de ses sales bandelettes.
Un énième film de possession qui n’utilise jamais son concept de Momie pour se démarquer dans le genre. Si le premier quart de l’histoire intrigue en posant de bonnes bases et en présentant correctement ses personnages, le reste n’est que recyclage de tout ce qui est sorti ces dernières années dont le titre comprend le mot « exorcisme ». Et en plus, ça ne procure aucun frisson, c’est juste un chouia cracra pour l’aspect body-horror, mais même The Substance était meilleur à ce niveau-là. À quoi bon s’appeler « Le Réveil de la Momie » si ta créature ressemble à un Gollum féminin et n’est jamais iconisée, que tu n’es pas la sensation de dépaysement en profitant des paysages égyptiens (au moins 90% de décors intérieur pour représenter une maison), et que les pouvoirs de ta momie sont identiques à toutes ces jeunes enfants, réceptacles à démons récurrents du cinéma hollywoodiens ? Mention honorable quand même au spoiler: Réveil de la Mamie , une séquence à l’humour noir sympathique, qui vient sortir du sommeil le spectateur après un énorme ventre mou d’un film beaucoup trop long pour ce qu’il a à raconter (2h14 !!!!). Reviens Imhotep !!!!!!!
Ouille.. J'ai mal... Plusieurs images sont crispantes, tendues, sales, dégoûtantes, collantes et crasseuses. Il faut le savoir car tout le monde ne peut pas regarder ce film. L'histoire est vraiment chouette et la tension palpable. Jusqu'au dénouement final on a quelqus twists et on espère pour cette famille qui n'avait rien demandé. une belle surprise ce réveil de la momie.
Le film d’horreur le plus éprouvant que j’ai vu de ma vie, la dernière demie heure c’est l’enfer, il a fallu que je ferme les yeux pour trouver un peu de calme, car ça n’arrête pas ( peaux déchirées, organes arrachés, perforations en tout genre, ongles , foie, yeux, etc). Bref il faut avoir le cœur bien accroché et en effet plus de seize ans pour ne pas sortir traumatisé de la séance….pour être plus pragmatique, il y a un bon scénario, une fillette qui fait penser à l’exorciste, et un savoir faire dans le montage et une bande son, qui vous scotche à votre fauteuil, devant moi, un robuste spectateur, accompagné de sa chérie à même pousser un soupir qui disait « Je n’en peux plus » Bref un film que je ne conseille qu’aux grands spécialistes du genre, il va vous rabibocher avec le cinéma de genre…...Je m’en souviendrais de ce film.
J'ai un double sentiment après avoir vu ce long-métrage signé du réalisateur irlandais Lee Cronin : autant la partie thriller tient presque la route, avec des personnages assez crédibles et une intrigue plutôt prenante, autant le gloubiboulga hideux et horrifique de la dernière demi-heure gâche un peu tout le reste ! Alors oui, certes, c'est un film d'horreur, et il fallait bien de l'épouvantable à un moment donné, mais ce final incohérent et surtout radicalement gore m'a presque donné la nausée ! Une oeuvre qui dégoute plus qu'elle ne fait peur, c'est plutôt particulier ! Vous aimez les ambiances trash, malsaines et répugnantes ? Foncez, vous allez adorer ! Site CINEMADOURG . free . fr
"Le Réveil de la Momie" sévèrement noté par la presse, est un film horrifique psychologique qui se regarde. Le réalisateur américain Lee Cronin propose une œuvre avec des idées intéressantes, mariant horreur et drame psychologique pour explorer les traumatismes familiaux. Les séquences horrifiques, dignes de "Evil Dead" captivent, mais la longueur du film (2h13) et le manque de développement de certains personnages affaiblissent l'impact général de l'intrigue.
Lee Cronin nous sert (encore) une pseudo-histoire de possession, bien trop longue pour ce qu'elle veut nous raconter (2h15!), venant parsemer son récit de quelques effets gores, trop légers et trop lourdauds à la fois. Jusqu'à se conclure en mode "je m'inspire fortement de mon propre «Evil Dead Rise», mais en fait ça marche pas".
Bref, hormis une réal plutôt propre (malgré son aspect trop putassier), un ratage horrifique comme je pouvais le pressentir au vu de la b-a.
Mené comme une enquête, entre énigme, rituel et possession, ce scénario est plutôt bien ficelé. D'autant que les rebondissements sont nombreux et, cette variation moderne du principe de la momie ne lésine pas sur les effets horrifiques. Assez redoutable dans le genre.
Cette relecture horrifique de La Momie prend un virage radical en assumant pleinement une ambiance sombre et gore, et le pari est globalement réussi. Le film s’éloigne des versions d’aventure classiques pour se rapprocher davantage d’un registre à L’Exorciste, notamment dans son traitement de la possession et de l’horreur psychologique. Cette orientation apporte une tension constante et une atmosphère pesante qui captivent du début à la fin.
L’intrigue ne se limite pas à l’effroi : elle intègre aussi une dimension d’enquête autour du mystère de Katie, ce qui maintient l’intérêt et donne du relief au récit. Le scénario, bien construit, distille progressivement ses révélations et évite de tomber dans la facilité.
Côté réalisation, l’efficacité repose autant sur la mise en scène que sur les effets visuels et sonores, qui renforcent le malaise sans tomber dans la surenchère gratuite. Le film joue habilement entre horreur viscérale et tension psychologique, ce qui le rend particulièrement marquant.
En somme, les amateurs de cinéma d’horreur, surtout ceux sensibles aux ambiances oppressantes et aux récits plus sombres, y trouveront largement leur compte.
On pense au Evil Dead de Sam Raimi, mais avec l'inventivité et l'efficacité de la mise en scène en moins. Une petite déception, mais loin d'être une catastrophe. Un produit formaté Blum House qui est au dessus des précédentes production du studio, mais ne restera pas pour autant dans les mémoires.
On reconnaît bien là la patte du papa d'Insidious et Conjuring. Et couplée avec des effets gores de premier ordre, ça donne une revisite du mythe de la momie assez saisissante et drôlement efficace. Quand on lance le visionnage et qu'on sait que ça dure 2h15, on se demande bien ce que le scénario va pouvoir nous raconter pendant tout ce temps, mais en fait il n'y a presque pas de temps mort! Le film a toujours quelque chose à raconter et le fait assez bien, grâce à une caméra soignée et des interprètes convaincants.
Une revisite du mythe de la Momie en un film d’horreur gore, avec une ambiance bien pesante. Amateurs du film avec Brendan Fraser, passez votre chemin! La durée est tout de même assez excessive et le scénario est trop proche de L’Exorciste ou Evil Dead.
Enfin un vrai film d'horreur j'ai tremblé pdt tout le film ,très angoissant ,il m'a rappelé le film L'exorciste, très bien fait ,scénario original mais attention aux cauchemars et insomnies ,je recommande
Décidément, la momie aura connu des réadaptations : ici, oublions la romance et l’aventure, on est face à un pur film d’horreur. Lee Cornin nous a pondu une histoire horrifique, spoiler: proche d’un "Conjuring" , mais avant tout profond qui sème le chaos dans une famille ordinaire. On n’est plus sur quelque chose d’héroïque à la Rick O’Connell ou à la Tom Cruise. Cela dit, le film souffre de quelques incohérences, spoiler: comme les personnages qui s’en sortent facilement après que Katie ait provoqué quelque chose . Mis à part ça, le film réinvente le mythe de façon plus « originale » avec une fin qui boucle bien la boucle. Pas de grands noms en tête d’affiche, mais des acteurs très bons qui s’investissent à fond. Charlie est le plus lucide et son métier de journaliste spoiler: et de « père qui s’en veut » le feront évoluer. Si on peut trouver la mère insupportable, j’avoue avoir du mal à lui donner tort car elle est persuadée spoiler: que sa fille peut être sauvée normalement . Mais la palme peut revenir aux enfants et surtout à l’actrice incarnant Katie, qui sait offrir une performance flippante, malgré son jeune âge. L. Cronin impose un style visuel qui parfois fait penser à celle de James Wan, qui produit le film, mais il sait nous faire sentir toute la tension et choisit de montrer l’horreur hors-champs, laissant notre imagination faire le travail. De plus, ils nous offrent des plans composés, malheureusement pas toujours tops car on voit des caches flous autour de certains éléments ou personnages. Les effets spéciaux sont réussis : entre les effets de maquillages et numériques, rien de mal à souligner. Même chose concernant la musique, dont on peut entendre des chœurs semblant venir d’un autre monde et soulignant la malédiction possessive.
"Le Réveil de la Momie" est sans aucun doute la réinvention la plus impressionnante du monstre iconique : il ne cherche pas à se référencer au film de 1932 ou d’être ambitieux comme le film de 2017. Sans détrôner le film de 1999, ce film d’horreur réserve son lot de scènes chocs avec un développement certes imparfait, mais qui reste efficace. Cronin est parvenu à apporter sa propre patte à l’édifice, épaulé par J. Wan tout de même, et frissons seront ainsi au rendez-vous spoiler: jusqu’à la fin .