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Petiot L
43 abonnés
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3,5
Publiée le 25 janvier 2026
Très bien fait et extrêmement bien joué, acteurs stupéfiants. C’est de la culture, et pour tous ces dialogues importants, il faudrait presque le revoir pour les intégrer . Il faut être concentré. Et parfois j’étais fatigué.
Les rouages qui ont fait devenir Poutine tel qu'il est aujourd'hui, sont très bien retranscrit, entre manipulation, fausses informations, la mise en scène et le développement de l' Histoire de la Russie post révolution démocratique cherche à nous montrer l'influence quasi coloniale du tsar Poutine sur le nouveau monde politique et économique des prochaines années. Une belle réussite
" Le mage du Kremlin" se heurte parfois aux difficultés du genre: le manque de recul historique: il faut 25 à 30 années après les faits pour écrire, parler d'une époque pour être complétement impartial. Le résultat est ici très honorable: bien sûr la première partie sur l'ascension du personnage principal est de loin la mieux réussi; pour la seconde partie, c'est plus difficile car le réalisateur tout en essayant de faire oeuvre d'historien est sous l'emprise de ses propres pensées et émotions . Il a choisi de passer sous silence certains faits pour gommer sa façon de voir les événements, reste un parti pris discret mais pré tout est rattrapé par une mise en scène très bonne, des acteurs plausibles et convaincants .On n'échappe pas non plus à des allées et venues bureaucratique avec un dialogue nécessaire mais parfois un peu rébarbatif.
Baranov est en effet un personnage romanesque intéressant, dont l'ambition, la sagacité et le parcours valent peut-être un film. Malheureusement Le Mage du Kremlin, le film, est happé par l'actualité vendeuse (il construit du reste sa promotion sur Poutine-la-menace) et passe trop succinctement sur les années 90, période-clé pour le personnage comme pour la Russie. Comment les gens vivaient alors ? comment la petite communauté de "branchés" que le film nous montre se situait elle-même par rapport au reste de la population ? Comment, de façon pratique et opératoire, ceux que l'on appelle les oligarques se sont accaparé les entreprises publiques du pays ? On comprend aussi que, plus tard, Poutine a combattu ces oligarques. Mis à part le cas très spécifique du patron déchu de la société de télévision, on ne comprend pas pourquoi et comment... Quelques phrases donnent des bribes d'analyse intéressante sur les mécanismes d'ambition propres à ces périodes (l'attrait tout relatif de l'argent, la course à la proximité du pouvoir...) mais ... il faudra lire le roman The Wizard of the Kremlin pour aller plus avant... L'impression générale est que O. Assayas a cherché à mettre dans son film les 304 pages du roman mais que ça ne tenait pas, même en 2 h 25.
film basé sur un roman décrivant un proche de poutine et décrivant une version crédible de la prise du pouvoir de cedernier ainsi que sa façon de penser. fait froid dans le dos
Il est intéressant que le réalisateur du film soit lui-même conscient de défauts majeurs de son film : trop bavard et en anglais. Olivier Assayas doutait de l'adaptation du roman de da Empoli. Encouragé par un producteur, il l'a finalement réalisé. On ne lui en veut pas tant que cela car l'histoire, grandement inspirée de faits et personnages réels, est fascinante sur cette Russie des années 1990 et 2000 (et la prise de pouvoir de Poutine). Mais son long-métrage chapitré, qui ressemble à de la docu-fiction, est néanmoins trop lourd, long et à la limite de l'ennuyeux (j'ai failli m'endormir plusieurs fois). Et puisqu'on suit des personnages réels ou presque, les amours contrariés (et totalement fictionnels a priori) de Baranov sont sans doute de trop. Saluons tout de même le casting, bien qu'on n'aurait vraiment rien eu contre une troupe plus locale (ou proche). Le business l'a emporté.
Voici l'exemple du film qui n'assume pas ce qu'il voulait ou devrait être. Soit on s'attaque au plus grand dirigeant du monde sérieusement soit on ne le fait pas. Mais cet entre deux ne fonctionne pas. Il y'a des dizaine de sujets qui sont abordés mais pas traité, alors qu'ils sont primordiaux dans la politique de poutine. Un exemple flagrant est la guerre en Ukraine ou l'annexion de la Crimée. Le sujet est à chaque fois clos en quelques minutes. A la place on préfère filmer des scènes de discussion interminables et flasques. Les comédiens jouent bien leur rôle respectif, mais il est impossible pour eux de nuancer vu que le film ca terriblement vite dans ces histoires, malgré des dialogues interminables. Il est là donc le problème principal... Ce rythme saccadé et donc le jeu des comédiens qui n'arrive pas à suivre ou nous donner envie de rentrer dans le film. Bref, j'ai rarement était aussi déçu d'un film.
Excellent film d Olivier Assayas. Interprétation de tous les acteurs incroyables, Paul Dano et Jude Law en tête. On voit comment l histoire de la Russie des années 90 à 2019 sans s ennuyer une prouesse pour un film de 2h25 et de cette catégorie.
Passionnant, captivant, dense, mieux que vrai : vraisemblable ! Un grand film au sein duquel s'imbrique un documentaire, des images d'archives prolongées par la fiction... Un outil pour comprendre la Russie éternelle et contemporaine, si éloignée de nos propres moeurs politiques. Des séquences très fortes, inscrites d'ores et déjà dans l'Histoire (dommage que n'y figure pas un moment-clé de la mise au pas des oligarques par Vladimir Poutine : celui-ci convoque les oligarques et leur ordonne de cesser de brader les entreprises russes sans se préoccuper du sort des travailleurs, il leur fait signer un document d'engagement. Tous s'exécutent, sauf un, Poutine lui demande de le rejoindre pour signer. L'oligarque s'exécute, et lorsqu'il regagne sa place, Poutine lui demande, glacial, "rendez-moi mon stylo !"). Plusieurs séquences fondamentales sur l'Ukraine, les épisodes essentiels sont traités avec précision et rigueur. Le conflit a commencé bien avant l'invasion de février 2022 : tout est rappelé, en particulier le coup d'état et Maïdan, manipulés par la CIA... L'ultime séquence : inutile, elle ne figure pas dans le livre... Cela donne l'impression que les auteurs ont cédé au politiquement correct "vous savez, on est vraiment anti-Poutine !".
Adaptation du roman du Giuliano da Empoli de 2022, par Olivier Assayas qui nous replonge dans un passé post guerre froide et nous propose une fiction étayée des arcanes de l’ éclosion de l’ ère « Vladimir Poutine ». On se doute que « tourner » en Russie aurait été délicat, pour ne pas dire plus, la reconstitution de Moscou, ou Saint-Pétersbourg et même les paysages suédois se déroulent en Lettonie. Les paysages sont magnifiques, y compris ceux du cap d’ Antibes, quant à eux, véridiques. Un énorme travail de documentation se manifeste dans les détails de décors, du bureau reconstitué de Poutine ( mobilier, téléphones, vaisselle ) mais aussi dans les attitudes et vocabulaire des acteurs principaux. Notamment, Paul Dano qui interprète le conseiller Vadim Baranov, métamorphosé et très investi dans ce personnage à qui Poutine doit son ascension. Egalement Jude Law en Vladimir Poutine, sans utilisation de quelconque prothèse, dont on retrouve immédiatement le regard froid et perçant. Dans un film, un peu long, près de 2h 30, c’est la suédoise Alicia Vikander, ex-danseuse, au registre cinématographique étoffé, dont Anna Karenine, et d’ autres rôles marquants dans le domaine de l’ espionnage, dans la saga d'action Jason Bourne, ou celui récompensé dans « The Danish Girl » qui apporte sa touche de vie et de gaité dans cet environnement aussi froid que les coulisses du pouvoir et la température extérieure, et retient toute notre attention en tant que Ksénia. On appréciera un excellent casting, et quelques pistes explicatives de l’ ambition inconsidérée d’ un personnage majeur de notre réalité politique contemporaine, même si cela relève de l’ impossible…..!!**
De temps à autre, on ne sait pas pourquoi, Olivier Assayas se lance dans le genre historique. Il abandonne alors ses scénarios bavards et ampoulés pour s'attaquer à du vrai, du dur, de l'histoire politique. Pour ceux qui tremblent déjà au souvenir du triste "Cuban Network" qui maltraita allègrement l'histoire, rassurez-vous : ici, pas d'erreur, tout est juste. Ouf. Par contre, soyons cash : le film n'a pas le moindre intérêt. Assayas s'est contenté de reprendre le livre de Giuliano da Empoli, page par page, et son adaptation se limite à montrer comment Vadim Baranov a fabriqué Vladimir Poutine avec les phrases de l'auteur en voix-off, du premier au dernier plan. Niveau paresse artistique, Assayas se posé là. Préférez mille fois le livre original, vous apprendrez beaucoup plus et vous gagnerez en qualité. Sans grand intérêt.
Comme dit l’adage : derrière chaque « grand » homme il y a une femme, derrière Poutine il y a Vadim Baranov. Pas du tout issus du même univers ces deux hommes se sont trouvés et se sont apportés l’un l’autre ce qu’ils n’avait pas â l’origine. Et ont dessiné la Nouvelle Russie et son rêve néo-impérial. Très bon thriller politique d’Olivier Assayas, adapté par Emmanuel Carrère, palpitant, stimulant et instructif. Un film qui regroupe un réalisateur et des producteurs français, tiré du livre d’un italien, avec une actrice suédoise, et des acteurs anglais et américains….une sorte d’OTAN cinématographique.
J'avais assez hâte de voir ce film tout en sachant que j'allais détester 95% des personnages qui vont y être. Le personnage (brillamment interprété par Dano même si trouvé souvent monotone mais en même temps pas de quoi avoir la joie de vivre dans ce film), n'exista pas "vraiment", ils ont pris plusieurs personnages pour le synthétisé au travers UN personnage principal. Qubad ion voit comment il est arrivé au pouvoir, ceux qui l'ont poussé à être le numéro 1 du Kremlin et qu'après coup ils s'en sont mordu les doigts etc...cela fou les boules pour rester poli!! En tous cas le casting Dano,Law (très bon en dictateur froid et méthodique) et Vikander (殺殺) sont nickel! S'il fallait un bémol cela réside au doublage (pas pu en VO snif) avec lequel j'ai du avoir un temps "d'adaptation", que j'ai trouvé pas terrible... NOTE : 8/10