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Alain75
18 abonnés
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3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Le film est bien et interroge vraiment sur la politique et la gouvernance du peuple voire du monde... Mais il est desservi par 2 points qui m'ont empêché de lui mettre une très bonne note : la voix off un peu trop présente et la diction beaucoup trop monotone de Barano (Paul Dano), jamais jamais un mot plus haut que l'autre, qui devient un peu exaspérante sur la durée...
Une superbe adaptation du roman. Le Mage du Kremlin réussit le pari ambitieux de traverser toute l’histoire politique récente de la Russie, de l’ère Eltsine jusqu’à Maïdan. Le film montre avec une grande intelligence la montée de Poutine — qui n’apparaît d’ailleurs qu’au bout de 45 minutes —, les bouleversements profonds de la société russe, et surtout le rapport complexe entre le pouvoir et les oligarques. Tout est d’une grande finesse politique, sans jamais devenir didactique. Jude Law est tout simplement bluffant en Poutine, troublant de justesse et de retenue. Les lieux traversés, l’atmosphère, la mise en scène : tout est superbe. Olivier Assayas signe ici un très grand film.
Deux remarques négatives, qui ne doivent surtout pas empêcher d’aller voir ce film. D’abord, la fin, qui ne correspond pas à la réalité. Sans vouloir spoiler : il est mort dans le film, ce qui renvoie Poutine aux pires heures du stalinisme. Or, si le régime est autoritaire, il n’y a pas eu des millions de Russes assassinés par le pouvoir depuis vingt ans. Cette dernière seconde m’a semblé ratée et inutilement démonstrative. Ensuite, la voix off : c’est un parti pris assumé, mais que j’ai trouvée parfois pesante.
Malgré cela, tout le reste est remarquable. Un film puissant, intelligent, visuellement somptueux, et profondément politique. À voir absolument.
Un essayiste américain de passage à Moscou (Jeffrey Wright) est invité dans la luxueuse datcha de Vadim Baranov (Paul Dano) sur lequel il vient de rédiger un article. L’ancien conseiller de Vladimir Poutine lui raconte la Russie des années 90, la succession de Boris Eltsine et les fondements du nouvel ordre poutinien : la « démocratie souveraine » et la « verticale du pouvoir ».
Le livre de Giuliano da Empoli avait obtenu un tel succès à sa sortie en 2022 que son adaptation à l’écran était inévitable. C’est Olivier Assayas qui s’en est chargé dans une superproduction hollywoodienne dans la veine de ses précédents "Carlos" et "Cuban Network". Le casting est rutilant, avec un Jude Law décidément bluffant (il était déjà méconnaissable en Henri VIII dans "Le Jeu de la reine") et un budget conséquent de 23 millions d’euros, malgré les difficultés qu’a eues semble-t-il la production à le boucler. Revers de la médaille : le film est en anglais alors qu’il aurait été beaucoup plus convaincant en russe.
Je n’avais pas adoré le livre. Je lui reprochais – ce que je reproche d’ailleurs au film – une introduction laborieuse : je ne vois pas ce qu’apporte le fait que l’histoire soit racontée du point de vue d’un journaliste américain. Je lui reprochais également les inutiles digressions sur la vie privée de Baranov et sur le couple qu’il forme avec Ksenia. Je fais d’ailleurs le même reproche au film et au personnage interprété par Alicia Vikander qui s’intègre mal au reste du récit à mon avis.
Pour autant, j’ai été enthousiasmé par le film d’Assayas, par son énergie, par son intelligence. Il restitue parfaitement, je crois, l’ambiance des années 90 de la Russie d’Eltsine, le vent de liberté qui y souffla, le scandaleux enrichissement de quelques oligarques ingénieux et opportunistes et, parallèlement, l’aspiration du plus grand nombre à un retour à l’ordre qu’a parfaitement compris Poutine. C’est cette seconde partie qui constitue la meilleure du film. Dès que Poutine apparaît, le film change de dimension. Jude Law incarne un animal politique redoutable, qui veut laver son pays de l’humiliation subie en 1989 et lui redonner sa puissance, quitte à se faire l’ingénieur du chaos.
Le film dure plus de deux heures trente. C’est une durée bien longue qui risque d’en effrayer plus d’un. Elle ne m’a pas du tout pesé. Et, sans la voix melliflue de Paul Dano qui m’a bien vite porté sur les nerfs, j’en aurais demandé encore.
C'est une plongée dans le cerveau du nouveau czar de Russie: Vladimir Poutine. On y a apprend pas grand chose, pour ceux qui suivent l'actualité de près. Une seule obsession guide le Maître du Kremlin : rétablir la grandeur de la Russie et détruire l'Occident dégénéré. Il n'y a aucun suspense dans ce film. "Kompromat" de Jérôme Salle avec Gilles Lelouche donne beaucoup plus de détails sur le fonctionnement de la société russe, dominée par le FSB.
Dans ce film d'Olivier Assayas, il est curieux de voir que Vladimir Poutine n' a qu'un second rôle, mais l'emprise qu'il a sur tous les protagonistes est Omni-Présente, c'est dire "l'EGO" du personnage. Quand on a connu la dureté, la rigueur de l'Union Soviétique, ça peut expliquer Pourquoi les Russes sont aussi exigeants et on cette manie de tout vouloir contrôler, diriger, posséder, etc... Paul Dano incarne un arriviste, qui a le privilège de côtoyer le "Gratin" Moscovite et d'être le confident de Poutine, mais il va vite réaliser qu'il est pris au piège. Alicia Vikander semble prendre beaucoup de plaisirs à jouer les Jet-Setteuse, loin des "ambitieux", des "sbires", ou des" loups" qu'on retrouve au Kremlin. Elle irradie le film de sa beauté et de sa féminité. Quant à Jude Law, il fait le job en Incarnant le Président Russe (même si pour ma part, c'est un rôle impossible à jouer). Ce film est l'adaptation du Roman Eponyme de Giuliano de Ampoli. On comprend vite que le Peuple Russe est à part, "Unique" en son genre, ce n'est pas n'importe qui, qui peut y vivre et/ou y briller.
Quel ennui, tout sonne faux et affecté dans ce film. Aucune énergie, et aucune vision, c’est un pré-montage monotone, un bout à bout, ce n’est pas un film. Pour faire un exemple, ou plutôt un contre-exemple, Limonov de Srebrenikov était plein d'idées et d'énergie, lumineux, tout en étant fidèle au roman de Carrère. Mais ici on est dans la grisaille parisienne tout en étant en Russie. Et pourtant le livre était bien (et ça se sent dans certains dialogues), j'avais adoré, je me disais qu'on ne pouvait pas rater le film. Je me trompais! La première heure du film (la vie branchée de Moscou) est d’ailleurs inutile, à jeter, cela commence à devenir un peu intéressant quand apparaît Poutine. Mais le chuchotement infini du protagoniste et la voix off tuent l'attention, et rendent le film soporifique. Le problème d'Assayas c'est qu'il n'a pas de talent, depuis sa toute première oeuvre, "Désordre", il fait toujours le même film barbant: toute matière cinématographique, quand il la touche, se transforme en chiante, c’est le mage de l’ennui pas du Kremlin.
Excellent film d Olivier Assayas. Interprétation de tous les acteurs incroyables, Paul Dano et Jude Law en tête. On voit comment l histoire de la Russie des années 90 à 2019 sans s ennuyer une prouesse pour un film de 2h25 et de cette catégorie.
La bande‑annonce promettait un thriller politique nerveux, rythmé et tendu. Le film, lui, adopte un ton beaucoup plus statique et introspectif, ce qui crée un vrai décalage dès les premières minutes. La narration en fragments, souvent en décalé, maintient une distance qui empêche l’immersion, et la lenteur générale finit par peser. Malgré cela, l’histoire reste solide, la mise en scène soignée et l’ensemble globalement convaincant. Simplement, les attentes, façonnées par une promotion plus dynamique que l’œuvre elle-même, ne sont pas satisfaites.
"Le Mage du Kremlin" assez bien noté par la critique, en compétition l'an dernier à la Mostra de Venise est un thriller politique avec des qualités. En effet, le réalisateur Olivier Assayas propose, à travers l'adaptation du roman éponyme de Giuliano da Empoli, un film bien documenté et captivant sur l'ascension de Vladimir Poutine en Russie, des années 1990 à nos jours, tout en étant influencé par Vladislav Sourkov, bien que ce dernier ne soit pas directement cité dans le film. Le casting est remarquable, avec de superbes performances de Paul Dano, Jude Law, Alicia Vikander et Jeffrey Wright, mais il est dommage que le film souffre de longueurs parfois (2h25) et d'un excès de dialogues.
Dans les coulisses du pouvoir russe, ce film, tiré du roman éponyme de Giuliano da Empoli, promet un vertige intéressant... et livre finalement une bonne grosse sieste !! Le récit nous plonge dans la Russie du début des années 1990, lorsque Vadim Baranov (personnage inspiré de Vladislav Sourkov) orchestre dans l'ombre l'ascension d'un certain Vladimir Poutine, avant de se retirer du jeu et de revenir, 15 ans plus tard, sur ces années de pouvoir qu'il accepte enfin de raconter. Cette oeuvre est bavarde (affublée d'une voix off pénible lisant des passages du livre), figée, et presque scolaire. L'ensemble se révèle austère, plombé par une mise en scène banale et des dialogues totalement fadasses. Le propos se veut ténébreusement politique, mais l'impact reste désespérément fantomatique. Mais quelle platitude ! Il ne se passe rien, aucune tension, aucune énergie dramatique... Ca boit du thé, ça papote... Quel ennui !! Et 2h25 dans ces conditions, c'est long, très long !! Mes paupières ont eu du mal à rester ouvertes !! Une vraie déception soporifique sans aucune magie ! Site CINEMADOURG . free . fr
Fiction politique dense : intrigues, manipulations, dialogues riches. Paul Dano est incroyable, et les réflexions sur le pouvoir sont vraiment stimulantes.
Olivier Assayas signe une fresque sur la Russie contemporaine un poil didactique mais passionnante dans l'ensemble. Le film retrace l'ascension de Vadim Baranov (Paul Dano excellent), alias le mage du Kremlin, qui va se remémorer les bouleversements majeurs subis par son pays. spoiler: Très instructif et accompagné d'images d'archives, le film se découpe en thèmes tout en respectant la chronologie des événements. On peut y voir notamment l'arrivée au pouvoir d'un ex agent du KGB nommé Vladimir Poutine (Jude Law). Adaptation du roman de Giuliano da Empoli, l'ensemble permet de mieux comprendre les arcanes de la politique et la prise de pouvoir du dictateur russe, ainsi que ses méthodes pour rallier son peuple à sa cause . Efficace.